Nouvelle-Calédonie : un nouveau mandataire judiciaire nommé après près de 25 ans d’attente

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

La commission des mandataires de justice de la Nouvelle-Calédonie, réunie ce jour au sein du gouvernement, a décidé à l’unanimité d’inscrire Virginie Pesselet sur la liste des mandataires de justice en qualité de mandataire judiciaire.

Cette nomination marque un tournant attendu par l’ensemble des acteurs économiques calédoniens, alors qu’aucun nouveau mandataire judiciaire n’avait été désigné depuis près de 25 ans sur le territoire.

Très attendue, cette décision vient renforcer un dispositif essentiel au traitement des difficultés économiques des entreprises, à la protection des créanciers comme des débiteurs, et à la sécurisation des procédures collectives.

Virginie Pesselet, dont la candidature a été examinée avec attention, remplit l’ensemble des conditions requises, notamment l’expérience professionnelle exigée pour exercer cette fonction.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se félicite de cette avancée importante, qui répond à un besoin réel de la place économique et témoigne de la volonté des institutions de garantir un environnement juridique plus adapté et plus réactif face aux enjeux économiques du territoire.

Conférence fiscale et sociale : un accord-cadre pour le quotidien des Calédoniens

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

La conférence sociale et fiscale qui s’est tenue du 22 au 25 avril, sous l’impulsion du gouvernement, a réuni l’ensemble des partenaires économiques et sociaux afin d’établir des pistes de transformation du modèle économique et social calédonien. Ces journées d’échanges ont abouti à un accord-cadre, qui prévoit un ensemble de réformes à court, moyen et long terme, dans les secteurs de l’économie. Il a été signé ce 12 mai au gouvernement.

La conférence consacrée aux enjeux sociaux et fiscaux de la Nouvelle-Calédonie, menée sous l’égide de Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé du travail, de l’emploi, de l’économie et de la fiscalité, a permis de dresser un diagnostic partagé de la situation actuelle et d’aboutir à un accord global. Celui-ci définit les trajectoires de réformes sociales et fiscales, afin de relever les défis majeurs que sont l’emploi, le pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises.

Un accord partagé pour tracer la voie

Cette feuille de route partagée a pour vocation de guider l’action collective dans les mois et années à venir. Elle marque une volonté commune de restaurer la confiance, d’assurer la soutenabilité du modèle social et de construire ensemble un avenir plus juste, plus prospère et plus solidaire pour la Nouvelle-Calédonie.

Le président du gouvernement Alcide Ponga a tenu à saluer le travail effectué en concertation entre les partenaires sociaux et le gouvernement, en rappelant les enjeux à venir. « Ça c’est le cadre sur lequel on s’est mis d’accord, maintenant l’objectif est de se mettre au travail ».

Les grands objectifs de l’accord répondent à des priorités partagées entre l’ensemble des acteurs :

  • restaurer l’équilibre des comptes publics et sociaux d’ici cinq ans ;
  • pouvoir d’achat : hausse des revenus et lutte contre la vie chère ;
  • compétitivité des entreprises et attractivité du territoire ;
  • retour et accès durable à l’emploi ;
  • réforme et simplification de la fiscalité.

 

 

Cet accord s’articule autour de trois axes structurants :

  1. Construire un nouveau modèle économique, social et fiscal
  2. Structure et niveau des prix
  3. Favoriser le retour à l’emploi et l’inclusion.

Vers un nouveau modèle de financement plus juste et plus soutenable

L’accord propose d’analyser une baisse ciblée des charges sociales pesant sur le travail des salariés et des agents publics, compensée par un transfert vers une fiscalité à assiette large.

Ce mécanisme vise à :

  • augmenter le pouvoir d’achat des salariés et des agents publics ;
  • partager plus équitablement la richesse créée ;
  • renforcer la compétitivité des entreprises ;
  • relancer durablement la croissance.

Afin de parvenir à ce changement structurel, l’accord prévoit d’établir plusieurs scénarios qui prendront en considération un plan d’économies de dépenses notamment avec une transition numérique du système de santé (fiche de salaire, dossier partagé, numéro unique, etc.).

Des mesures concrètes pour les Calédoniens

Le protocole prévoit de réaliser un certain nombre d’études afin de prendre des décisions rapidement et d’établir quelles sont les mesures réalisables.

 

Parmi les réformes à mener en faveur du pouvoir d’achat, il est envisagé :

  • l’augmentation des salaires via le transfert progressif des charges sociales vers une fiscalité à assiette large
  • l’extension du nombre de produits de première nécessité régulés (de 15 à 60). Ces derniers seront exonérés de droits de douane ;
  • la création d’un nouveau « Bouclier qualité prix » en 2025 ;
  • la baisse des droits de douane sur des produits de grande consommation ;
  • la réduction du fret maritime grâce à une péréquation nationale ;
  • l’élargissement du dispositif d’intéressement aux entreprises de 11 à 50 salariés et défiscalisation de la prime pour les salariés.

D’autre part, l’accord plaide pour plus de transparence économique à travers notamment le lancement d’un audit sur les dispositifs de régulation de marché ou encore une étude des marges de la grande distribution par l’Autorité de la concurrence.

 

 

Afin de favoriser la compétitivité des entreprises et l’attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie, plusieurs mesures sont également à l’étude, telles que la réduction progressive de l’impôt sur les sociétés sur trois ans pour un taux compris entre 20 et 25 %, ou encore l’exonération d’impôt sur les sociétés pendant trois ans pour toute nouvelle entreprise.

Enfin, l’accord-cadre a pour objectif d’encourager le retour à l’emploi. Il prévoit notamment l’instauration d’une nouvelle loi du pays sur le chômage partiel, avec des leviers de maintien et de retour à l’emploi, le lancement d’une plateforme emploi avec numéro unique, ou encore le déploiement d’outils numériques pour favoriser l’inclusion.

Les conjoints devraient également être pris en compte dans le dispositif de l’emploi local. De plus, certaines conventions collectives seront révisées afin de mieux valoriser les compétences et le budget de la formation en alternance sera revu à la hausse.

Pour faire face à l’urgence économique et sociale, plusieurs mesures sont déjà lancées et seront examinées en séance du gouvernement dans les semaines à venir.

« Parmi les premières mesures, il y a une loi qui permettra de maintenir les gens dans l’emploi avec la création d’une allocation de maintien et de retour à l’emploi et une exonération des charges patronales. De plus, la liste des produits de première nécessité sera élargie de 15 à 60 produits, ce qui est significatif pour le pouvoir d’achat des Calédoniens. Et il est également prévu des mesures sur la fiscalité des entreprises », a expliqué Christopher Gygès.

Communiqué de presse du gouvernement relatif aux professionnels de santé

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Conscient des préoccupations légitimes exprimées par les professionnels de santé, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a engagé depuis trois semaines une série de concertations approfondies avec les partenaires sociaux, réunissant représentants des employeurs et organisations syndicales.

Ces échanges, menés dans un climat de dialogue constructif et de responsabilité partagée, ont pour objectif d’identifier les leviers prioritaires d’amélioration des conditions de travail et de rémunération, au service d’une évolution équilibrée du cadre professionnel.

Le gouvernement réaffirme sa volonté d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux attentes des personnels de santé.

Des avancées sont envisagées dans les prochaines semaines.
Le gouvernement demeure pleinement engagé et mobilisé pour accompagner durablement les soignants dans leur trajectoire professionnelle.

CAP Innovation : un appel à projets de l’OIF en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lance l’appel à projets « Cap Innovation », qui vise à offrir un dispositif d’accompagnement durable et structuré pour les jeunes porteurs d’initiatives en matière de formation, d’employabilité, d’environnement et de culture.

« Cap Innovation » – Création, accompagnement, propulsion – a pour objectif d’offrir aux jeunes francophones porteurs de projets entrepreneuriaux des ressources essentielles à la structuration de leur initiative.

Le programme vise les jeunes porteurs de projets impactants de l’espace francophone, c’est-à-dire des initiatives qui produisent des résultats concrets, positifs et durables sur leur environnement et contribuent à la résolution des défis sociaux, environnementaux, économiques, culturels ou éducatifs.

Les objectifs spécifiques de l’appel à projets sont de :

  • renforcer l’impact des projets soutenus en facilitant l’accès à des incubateurs, des financements et des opportunités internationales ;
  • sensibiliser les jeunes francophones aux opportunités offertes par l’entrepreneuriat et renforcer leurs capacités à créer et gérer des projets « impactants » pour leur communauté ;
  • favoriser l’émergence de solutions durables et pertinentes portées par les jeunes de l’espace francophone.

Type de projets ciblés

Cet appel cible des projets en phase d’idéation avancée au minimum, portés par des jeunes et ayant une vocation d’impact.

Catégories

Les projets doivent s’inscrire dans l’une des quatre catégories suivantes (NB : les sous-catégories ne sont pas exhaustives et se veulent à titre d’exemples) :

  • Éducation et compétences pour demain : initiatives renforçant l’accès à l’enseignement de qualité, à la formation continue, à l’apprentissage numérique ou aux compétences transversales (compétences comportementales telles que la communication, l’esprit d’équipe et la gestion du temps, langues, numérique, leadership…).
  • Transition écologique : Projets qui répondent aux enjeux environnementaux et climatiques, en intégrant des approches d’économie verte, de développement durable ou de résilience communautaire.
  • Culture et numérique : Initiatives culturelles, artistiques ou numériques valorisant la diversité, la langue française, l’accès à la culture et les nouveaux moyens d’expression ou de diffusion ; ou initiatives portées sur le développement de l’accès des jeunes à internet, à la connectivité et la réduction de la fracture numérique.
  • Engagement et transformation sociale : Initiatives promouvant l’engagement citoyen, l’équité, la solidarité, la paix, ou le dialogue intergénérationnel/interculturel. Cette catégorie pourrait aussi regrouper les initiatives sportives à visée sociale.

 

Modalités de soutien

  1. Pour la cohorte des 100 :

Participation à un programme d’accompagnement structuré et accès à des ressources pour affiner son projet.

  1. Pour la cohorte de 20 :

Inclusion dans un programme d’accompagnement avancé et accès à un réseau de partenaires.

  1. Pour les huit grands lauréats :

Prix d’amorçages de 10 000 euros (pour 4 lauréats) et de 5 000 euros (pour 4 dauphins).

Conditions d’éligibilité

Pour être éligible, le projet devra remplir obligatoirement l’ensemble des conditions suivantes :

  • être porté par une personne âgée de 18 à 35 ans, issue de l’ensemble Etats et gouvernements membres, associés et observateurs de l’OIF (c’est-à-dire née entre le 30 avril 1990 et le 27 avril 2007) ;
  • être mis en œuvre sur le territoire d’un des 93 ֤États et gouvernements membres, associés et observateurs de l’OIF ;
  • répondre à un ou plusieurs enjeux sociaux, environnementaux, économiques, culturels ou éducatifs ;
  • présenter un impact sociétal avéré. Les projets à but exclusivement lucratif seront exclus ;
  • concourir dans une seule des catégories mentionnées ;
  • être rédigé en français ;
  • être transmis via la plateforme officielle de candidature dans les délais fixés ;
  • le porteur du projet doit être disponible pour participer au programme structurant « Cap Innovation » (prévu en septembre-octobre 2025).

Important : la finalité du projet ne doit en aucun cas servir des objectifs de propagande religieuse ou politique.

Comment candidater ?

Une candidature complète doit comprendre :

  • le formulaire de candidature en ligne complété ;
  • le document « budget provisoire » complété en rapport avec le projet (modèle à utiliser disponible en téléchargement) ;
  • le fichier audio présentant le porteur du projet et sa vision ;
  • une copie de la carte d’identité du candidat ;

une attestation datée et signée autorisant l’OIF à la collecte et au traitement des données personnelles nécessaires à la gestion de l’Appel et à la publication des résultats (modèle à utiliser disponible en téléchargement).

 

 

Contact en Nouvelle-Calédonie : Virginie Thomas Garrel, service de la coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) : virginie.garrel@gouv.nc.

 

La recherche, un enjeu stratégique pour la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la recherche, a présenté mercredi 30 avril, les axes de développement afin d’élaborer une feuille de route autour du secteur de la recherche et de la valorisation des ressources naturelles. Un domaine qui a vocation à devenir un pilier du développement économique, social et environnemental, ainsi qu’un levier de rayonnement pour la Nouvelle-Calédonie.

En Nouvelle-Calédonie, la recherche scientifique et l’enseignement supérieur relèvent de la compétence de l’État. Cependant, conscients des enjeux majeurs associés à ces domaines, les institutions locales (communes, provinces et gouvernement de la Nouvelle-Calédonie) ont depuis longtemps soutenu diverses initiatives de recherche, pour soutenir l’action publique.

Malgré un ecosystème « recherche » fourni et une dynamique existante, la Nouvelle-Calédonie ne dispose pas encore d’un document stratégique global pour cadrer son action en matière de recherche. Seules deux provinces se sont dotées d’outils structurants tels qu’un livre blanc de la recherche pour le Nord et les îles Loyauté.

Les différents échanges avec les principaux acteurs de la recherche – membres du consortium pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie (CRESICA),  l’ADECAL Technopole et le CRNTEC, ont mis en lumière la richesse de l’écosystème calédonien.

Néanmoins, un besoin majeur a été unanimement exprimé : la création d’une feuille de route stratégique, portée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Six axes structurants articuleront l’action du gouvernement :

1. Élaboration d’une stratégie de recherche

2. Mise en place d’un cadre juridique sur la protection des ressources naturelles (APA)

3. Redéfinition de la prime d’encouragement à la recherche

4. Valorisation du statut des chercheurs

5. Animation et coordination renforcées de la politique de recherche

6. Développement du rayonnement régional de la recherche calédonienne

Élaboration d’une stratégie de recherche pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

En réponse aux attentes exprimées, il a été acté de lancer l’élaboration d’un “Livre blanc de la recherche”, dont la méthode et les objectifs ont été  présentés au Comité de site élargi du CRESICA le 24 avril 2025.

La démarche, participative sera co-pilotée par le gouvernement via le cabinet du membre et le CRESICA. Elle se déroulera selon les étapes suivantes :

  • État des lieux de la recherche : recensement des programmes financés, analyse des thématiques de recherche, cartographie des compétences scientifiques locales et des bailleurs de fonds ;
  • Organisation d’un séminaire de la recherche : identification des axes stratégiques et définition des priorités ;
  • Rédaction et validation de la stratégie : consultation large des acteurs (provinces, Sénat coutumier…), validation institutionnelle (CCR, CRESICA, gouvernement, Congrès).

Un coordinateur technique et opérationnel sera chargé de piloter les travaux, avec un objectif de finalisation de la stratégie pour novembre 2025.

« Nous allons ouvrir un chantier ambitieux puisque la volonté du gouvernement est de pouvoir mettre en place une réelle stratégie de la recherche en Nouvelle-Calédonie. Nous avons un véritable potentiel, des acteurs qui travaillent de concert et un écosystème de haute qualité », a indiqué Samuel Hnepeune.

Mise en place d’un cadre juridique sur la protection des ressources naturelles

La ratification de la Convention sur la diversité biologique et du protocole de Nagoya impose l’élaboration d’un dispositif juridique spécifique pour la Nouvelle-Calédonie pour l’accès et le partage des avantages (APA).

« C’est un sujet sur lequel un certain nombre de pays ont déjà travaillé. Nous devons le faire nous aussi pour arriver à garantir la protection et la préservation de nos ressources », a affirmé le membre du gouvernement.

Ce travail est d’autant plus complexe qu’il mobilise plusieurs compétences :

  • Protection des ressources (provinces et gouvernement) ;
  • Propriété intellectuelle (gouvernement) ;
  • Savoirs traditionnels (gouvernement).

En coordination entre l’État (comité APA de la direction du service de l’Etat, de l’Agriculture, de la forêt et de l’environnement) et le gouvernement (service du Parc naturel de la mer de Corail, le service de la pêche et la direction des Affaires juridiques), un travail d’harmonisation sera engagé afin d’adapter et compléter le cadre existant dans une logique de cohérence réglementaire et de respect des compétences locales.

Redéfinition de la prime d’encouragement à la recherche

L’encouragement à la formation doctorale est un levier essentiel du développement scientifique local.

La prime d’encouragement à la recherche sera repensée pour :

  • faciliter la formation de docteurs calédoniens ;
  • cibler les priorités identifiées dans le Livre blanc ;
  • soutenir l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) pour faciliter la mise en place de contrats doctoraux plus attractifs.

La nouvelle formule du dispositif prendra en compte les priorités identifiées dans la stratégie, au regard des besoins de la Nouvelle Calédonie en terme de compétences de haut niveau. « Nous voulons, au travers de cet axe, inciter plus de jeunes Calédoniens à s’investir dans la recherche et à s’inscrire dans les orientations qui seront définies par le futur Livre blanc », a ajouté Samuel Hnepeune.

Valorisation du statut des chercheurs

Afin de soutenir l’ambition scientifique de la Nouvelle-Calédonie, le gouvernement souhaite valoriser les parcours d’excellence et conforter le statut des chercheurs en :

  • travaillant à la reconnaissance du diplôme de docteur dans les grilles de rémunération et d’accès aux concours ;
  • favorisant l’intégration de docteurs calédoniens dans l’UNC et les organismes de recherche membres du CRESICA.

« Aujourd’hui, les huit années d’études d’un chercheur calédonien ne sont pas valorisées. Elles ne sont par exemple pas prises en compte dans la grille de rémunération de la fonction publique. Il faut donc changer cela », a confié le membre du gouvernement.

Animation et coordination renforcées de la politique de recherche

Disposer d’une stratégie ambitieuse implique aussi d’organiser son animation et son suivi.

Plutôt que de créer de nouvelles instances, il s’agira de mieux articuler les deux structures existantes :

  • Le comité de site élargi du CRESICA (à dominante scientifique) ;
  • La commission consultative de la recherche (CCR) du Congrès (à dominante institutionnelle et politique).

Le gouvernement travaillera à une meilleure synergie entre ces instances pour assurer :

  • La cohérence des politiques publiques en matière de recherche ;
  • La valorisation des résultats scientifiques ;
  • Le transfert des résultats de la recherche à des fins d’innovation et de valorisation industrielle ;
  • L’aide à la décision pour les institutions.

Développement du rayonnement régional de la recherche calédonienne

Avec un écosystème scientifique aussi riche, la Nouvelle-Calédonie doit inscrire pleinement sa recherche dans son environnement régional. Le rayonnement scientifique calédonien est un enjeu stratégique majeur.

Aujourd’hui, plusieurs programmes régionaux et internationaux sont conduits par des organismes tels que l’IRD, l’IFREMER, le CNRS, le CIRAD et l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Leur succès illustre :

  • la capacité de nos chercheurs à monter, à diriger et à coordonner des projets de recherche ambitieux ;
  • leur savoir-faire dans l’obtention de financements compétitifs ;
  • leur aptitude à s’inscrire dans les grandes dynamiques scientifiques du Pacifique et au-delà.

Ce rayonnement témoigne également du prestige et de la notoriété des institutions de recherche présentes sur le territoire.

En dotant la Nouvelle-Calédonie d’une stratégie de recherche, le gouvernement entend affirmer ses ambitions et clarifier ses domaines d’excellence, renforçant ainsi la position du territoire dans les coopérations régionales et l’appui aux politiques publiques.

Cette dynamique s’illustre également dans les projets d’infrastructures stratégiques tels que le futur port scientifique intégré à la stratégie de développement du Port autonome de Nouméa, qui sera une vitrine du savoir scientifique calédonien et un véritable levier d’exportation des connaissances, en lien direct avec l’espace maritime qui unit la Nouvelle-Calédonie au reste du monde.

Appel à candidatures : hébergements à la Maison des étudiants de la francophonie à Paris

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

L’Agence universitaire de la francophonie (AUF), en partenariat avec la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) – France, offre aux étudiants et chercheurs de l’espace francophone, la possibilité de bénéficier d’un hébergement pendant leur année d’études en région Île-de-France.

Ce programme met à disposition 150 studios individuels entièrement équipés à la Maison des étudiants de la francophonie (MEF) au cœur de la CIUP, à des étudiants en master, des doctorants ou des chercheurs en post doctorat pour l’année universitaire 2025-2026. Les étudiants calédoniens

Les candidats retenus devront s’acquitter d’un loyer mensuel compris entre 575 euros et 878 euros par mois (valeurs de janvier 2025), charges comprises (hors augmentation liée à l’inflation). Les hébergements seront éligibles à une aide personnalisée au logement (APL) d’un montant maximal de 220 €, sous conditions de ressource.

 

Conditions d’éligibilité

Si le candidat est étudiant, il doit :

  • être inscrit pour 2025-2026 en master ou en doctorat dans un établissement d’enseignement supérieur, membre de l’AUF, situé en Île-de-France (région parisienne), pour une formation dispensée en français (établissement d’accueil) ;
  • être diplômé d’un établissement universitaire, membre de l’AUF, en priorité d’un pays à faibles revenus, selon le classement de la Banque Mondiale ;
  • vérifier que son établissement d’origine (hors France) et son établissement d’accueil (Île-de-France) sont membres de l’AUF.

 

Si le candidat est chercheur, il doit :

  • être en mobilité postdoctorale d’un établissement d’enseignement supérieur, membre de l’AUF (en priorité d’un pays à faibles revenus selon le classement de la Banque Mondiale) vers un établissement en Île-de-France, également membre de l’AUF.

Le séjour doit débuter le 1er septembre 2025 et durer six mois minimum à dix mois maximum.

La durée totale du séjour dans les maisons de la CIUP est limitée à 30 mois (trois années universitaires max.).

Pièces à fournir

Pour les étudiants en master ou doctorat :

  • Justificatif d’inscription, de préinscription ou d’admission pour 2025-2026 dans un établissement d’accueil membre de l’AUF en Île-de-France ;
  • Curriculum vitae ;
  • Copie du diplôme obtenu dans l’établissement d’origine (hors France) ;
  • Copie du dernier diplôme obtenu ;
  • Copie du passeport ;
  • Notes obtenues aux derniers examens ou concours ;
  • Doctorants : attestation d’accord du directeur de thèse + titre et description du sujet de thèse (2 pages max.).

Pour les chercheurs en mobilité postdoctorale :

  • Attestation d’accord de l’établissement d’accueil (membre AUF, Île-de-France) ;
  • Curriculum vitae ;
  • Copie du diplôme obtenu dans l’établissement d’origine (hors France) ;
  • Description du sujet de recherche durant la mobilité ;
  • Attestation d’accord du responsable administratif de l’établissement d’origine (membre AUF).

Comment candidater ?

Les candidats intéressés peuvent déposer leur candidature sur la plateforme de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Dépôt des dossiers de candidature au plus tard le 16 juin 2025 à 23h59, heure de Paris (France).

Les résultats seront communiqués fin juin 2025.

Contact en Nouvelle-Calédonie : Virginie Thomas Garrel, service de la coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) : virginie.garrel@gouv.nc.

 

L’UMJP : un outil attendu pour un meilleur accompagnement des victimes de violences

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée des sujets liés à la lutte contre les violences intrafamiliales et à l’égalité entre les femmes et les hommes et Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé, ont assisté jeudi 24 avril à l’inauguration officielle de l’unité médico-judiciaire de proximité (UMJP). Installée au sein du Médipôle, l’UMJP incarne une nouvelle étape dans l’accompagnement des victimes de violences en Nouvelle-Calédonie.

Une structure au service d’une justice de proximité

Projet initié de longue date, l’installation de l’UMJP au Médipôle constitue une avancée majeure pour les victimes, comme pour les professionnels du soin et de la justice. « C’est un sujet qui avait été abordé dans le cadre de la feuille de route du Grenelle contre les violences conjugales, a indiqué Isabelle Champmoreau. Il était important pour tous les acteurs impliqués que soit créé ce lieu unique de prise en charge, dont la Nouvelle-Calédonie est le dernier territoire de la République à être doté ».

L’UMJP, en activité depuis le 9 septembre 2024, permet de structurer le dispositif de médecine légale en un même lieu afin de faciliter le parcours des victimes de violences et d’assurer leur prise en charge par une équipe pluridisciplinaire. Elle regroupe en un seul lieu :

  • Des médecins légistes ;
  • Une infirmière ;
  • Un psychologue ;
  • Une assistante médico-administrative ;
  • Un cadre de santé.

Grâce à cette unité intégrée, les victimes bénéficient d’une prise en charge coordonnée, confidentielle et sécurisée, de l’examen médico-légal jusqu’à l’orientation vers les dispositifs d’aide existants (dispositif d’accueil des victimes, associations, partenaires de soins). « Nous bénéficions maintenant d’une forme de guichet unique qui est en capacité de prendre en charge les victimes dans le processus judiciaire, de la phase de l’enquête à celle du jugement, pour évaluer l’ensemble de leurs préjudices », a ajouté le procureur de la République Yves Dupas.

Les missions de l’UMJP

Sur réquisition de justice, l’unité peut procéder à :

  • l’examen d’une victime avec détermination d’une incapacité totale de travail (ITT), une valeur juridique qui évalue les conséquences des violences sur la vie quotidienne (sans lien avec l’activité professionnelle) ;
  • l’examen d’une victime de violences sexuelles ;
  • la compatibilité lors d’une garde à vue ;
  • la détermination d’ITT pendant une garde à vue ;
  • des prélèvements (toxico, alcool, etc.) ;
  • la prise charge du retentissement psychologique ;
  • un examen externe de corps ;
  • une levée de corps ;
  • une autopsie.

« Le service est calqué sur ce qui se fait dans l’Hexagone et dans les autres Outre-mer. Il permet une prise en charge optimisée des victimes, des gardés à vues et des corps, a précisé le docteur Céline Paret, médecin légiste responsable de l’unité. Nous avons tout l’hôpital avec nous et avons créé des protocoles avec l’ensemble des services du Médipôle en cas de besoins particuliers ».

Un lieu adapté à des situations difficiles

L’UMJP a été pensée pour accueillir, notamment les victimes, dans les meilleures conditions. Ainsi, son entrée donne directement sur un secrétariat permettant un accueil systématique par le personnel, avec une portée réservée aux gardés à vue. Une salle d’attente a été aménagée spécialement pour les mineurs et une salle d’audition « Amélie » (espace réservé à l’audition des jeunes mineurs victimes d’agressions sexuelles) est également disponible. « Il est primordial de mettre les victimes en confiance afin de recueillir le maximum d’éléments pour orienter nos examens, nourrir nos certificats et faire en sorte que la justice soit rendue correctement », a expliqué le docteur Céline Paret.

Une attention particulière est portée aux victimes qui représentent la majeure partie des personnes passant la porte de l’UMJP. «  Nous traitons beaucoup de violences intrafamiliales, que ce soit des violences conjugales, de la maltraitance, ou des violences sexuelles. La majorité de nos victimes sont des femmes et des mineurs », a confié la responsable de l’unité.

« Les chiffres des violences à l’encontre des mineurs notamment sont inquiétants et nous les surveillons de près parce que l’on sait que, dans le contexte actuel avec beaucoup plus de situations sociales délicates et de précarité, se créé un terreau favorable pour certaines violences, dont celles qui se passent au sein de la famille », a assuré Isabelle Champmoreau.

Un financement partagé

Le financement de l’investissement pour la création de l’UMJP, à hauteur de 300 millions de francs (204 millions de francs pour l’État et 96 millions de francs pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), entre dans le cadre du contrat de développement État – Nouvelle-Calédonie 2024-2027. Ces fonds étaient destinés à l’aménagement des locaux et à l’équipement de l’unité.

Le financement du fonctionnement de l’unité, à hauteur de 120 millions de francs par an,  est porté par le ministère de la Justice, qui assure la prise en charge du fonctionnement courant de l’UMJP (personnel, frais liés aux expertises, matériel dédié).

Valoriser les talents de la jeunesse : le défi de la formation professionnelle

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la formation professionnelle, a présenté la feuille de route de ce secteur actuellement en tension. Face aux mutations du marché du travail et aux budgets contraints, la formation professionnelle nécessite une refonte en profondeur vers un système plus juste, plus cohérent et plus performant, afin de valoriser la jeunesse et de répondre aux besoins des professionnels.

Un secteur en difficulté face à de nouveaux enjeux

La formation professionnelle en Nouvelle-Calédonie traverse une période critique. À l’image de certains secteurs clés du territoire, elle subit depuis 2019 une baisse drastique de ses moyens financiers. Le budget, autrefois supérieur à 1,6 milliard de francs, a chuté, pour s’établir à 600 millions en 2025.

« La situation budgétaire actuelle nous oblige à faire aussi bien voire mieux avec beaucoup moins, à travers trois piliers : la mutualisation, la rationalisation des coûts et des économies d’échelle considérable pour arriver à cette performance », a souligné le membre du gouvernement.

Cette contraction budgétaire a un impact direct sur l’offre de formation. En 2020, 25 actions étaient proposées pour plus de 450 stagiaires. En 2025, seules 6 à 8 formations concerneront entre 90 et 110 stagiaires. Cette réduction drastique limite les opportunités d’insertion professionnelle, en particulier pour les jeunes, et creuse l’écart entre les besoins du territoire et les compétences disponibles.

La crise de mai 2024 a exacerbé la situation. De nombreuses structures ont fermé leurs portes, laissant un vide pour les publics en formation. Mais au-delà de la conjoncture, c’est une transformation en profondeur de l’économie calédonienne qui s’opère : recul des secteurs historiques comme la mine ou la construction, et montée en puissance des services, du numérique, de la maintenance ou encore de l’économie bleue.

Face à ces mutations, le territoire doit relever plusieurs défis : rendre les métiers attractifs, identifier les filières porteuses, adapter les formations aux réalités économiques, améliorer la qualification des publics et renouer avec les collectivités (provinces et communes).

Dans ce contexte, la formation professionnelle demeure un enjeu majeur. « Il y a des constats qui sont alarmants. Chaque année, on retrouve 800 jeunes qui sortent du système éducatif sans aucune formation. Autre élément inquiétant : l’âge de déscolarisation qui est passé de 16 à 13 ans », a expliqué Samuel Hnepeune.

« Il y a donc un gap considérable entre le niveau d’origine de ces jeunes et le niveau d’employabilité. L’idée est donc de retrouver le niveau budgétaire de l’année dernière si l’on veut redonner de la valeur à la jeunesse, c’est pourquoi il est important de mieux accompagner la formation professionnelle ».

Une réponse stratégique et volontariste portée par le gouvernement

Conscient de l’urgence, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, par le biais de la direction du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DTEFP), s’engage dans une refonte ambitieuse de la formation professionnelle. L’objectif : garantir à chacun un accès durable à l’emploi, en misant sur la formation continue, l’innovation et la coordination des acteurs.

Pour ce faire, différentes pistes et actions sont envisagées :

  • Mutualiser les ressources pour renforcer l’efficacité ;
  • Sécuriser les parcours professionnels ;
  • Outiller et professionnaliser les acteurs de l’orientation ;
  • Innover pour rapprocher la formation des réalités du terrain.

 « Île Nou : Presqu’île des Savoirs » – Sanctuariser un écosystème innovant pour une passerelle entre la formation initiale et professionnelle

Au cœur d’une stratégie globale de transformation de l’offre de formation en Nouvelle-Calédonie, un projet structurant et innovant prend forme : la Presqu’île des Savoirs, implantée sur le site emblématique de l’Île Nou à Nouville. Ce projet phare, encore en phase de structuration, s’inspire des « Villages des Solutions » déployés en Métropole, et se donne pour mission de renforcer la cohérence et la visibilité de l’ensemble des parcours de formation sur le territoire.

Particularité forte de ce projet : il favorise la synergie entre formation initiale – avec la présence de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et du lycée Jules-Garnier – et formation professionnelle, représentée notamment par le Village des Solutions. Cette cohabitation inédite permet de créer un véritable écosystème d’apprentissage, d’innovation sociale et de développement économique, où les moyens, les structures et les expertises sont mutualisés pour répondre durablement aux enjeux de qualification et d’insertion professionnelle.

« Le village des solutions qui s’intègre à la Presque’île des Savoirs, est un écosystème qui  réunit différents acteurs en un même endroit afin de sécuriser le parcours de l’apprenant, a exposé Samuel Hnepeune. C’est un guichet unique qui permettrait de lever les freins que peuvent rencontrer les apprenants dans leur parcours de formation, tels que des difficultés de mobilité ou de santé ».

Les objectifs de la Presqu’île des Savoirs

Ce projet novateur s’articule autour de plusieurs ambitions clés :

  • Mutualiser les moyens humains et les plateaux techniques, pour une meilleure efficacité des dispositifs existants ;
  • Favoriser la montée en compétences à travers une offre de formation adaptée, accessible et innovante ;
  • Soutenir l’innovation sociale et encourager de nouvelles dynamiques territoriales ;
  • Simplifier les parcours en offrant un guichet unique, évitant aux bénéficiaires de multiplier les démarches auprès de différents organismes.

Un public large, au cœur des enjeux d’insertion

La Presqu’île des Savoirs s’adresse à la fois aux apprenants, des jeunes en formation initiale, des demandeurs d’emploi, ou des salariés en reconversion, mais aussi à des structures partenaires, issues de secteurs essentiels : santé, logement, mobilité, parentalité, culture, citoyenneté, solidarité… créant ainsi un accompagnement global et inclusif.

Un lieu stratégique, chargé d’histoire et tourné vers l’avenir

Nouville, site historique de la formation en Nouvelle-Calédonie, a longtemps accueilli des structures clés comme le centre de formation des apprentis de la CMA, l’IFPSS ou encore la DPJEJ. Ce riche héritage est aujourd’hui prolongé et modernisé à travers l’implantation de la Presqu’île des Savoirs, dans un périmètre stratégique, aux côtés de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, du lycée Jules-Garnier, du Sénat coutumier ou encore des infrastructures hospitalières.

L’installation à proximité du port de Nouméa – site en pleine reconversion – ouvre de nouvelles perspectives, avec notamment l’arrivée de navires scientifiques dédiés à la recherche. L’Île Nou, classée au patrimoine calédonien, deviendra ainsi un véritable site stratégique apprenant, valorisant l’histoire tout en répondant aux enjeux d’avenir.

Une gouvernance partagée au service de la cohésion territoriale

La gouvernance du projet repose sur un Conseil local, garant d’une gestion collaborative, inclusive et innovante qui permettrait de :

  • Mutualiser les équipements et compétences ;
  • Sécuriser les parcours, notamment des publics les plus vulnérables ;
  • Déployer des parcours modulaires et flexibles, en lien avec les besoins réels des entreprises ;
  • Soutenir l’entrepreneuriat local et la montée en compétences ;
  • Favoriser la continuité entre formation initiale et continue ;
  • Rationaliser les coûts pour une meilleure efficacité collective ;
  • Répondre de manière agile et ciblée aux besoins en main-d’œuvre du marché du travail.

Partenariats et financements

Pour le membre du gouvernement « ce projet que l’on porte avec la mairie de Nouméa  est un concept qui nous permettrait d’obtenir des financements européens notamment ».

Le gouvernement envisage également de solliciter le soutien de l’ Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) pour son expertise en ingénierie pédagogique et en structuration de dispositifs, mais aussi de l’Agence française de développement (AFD) pour son accompagnement en ingénierie de projet.

D’autre part, afin d’assurer la pérennité et l’adaptabilité du dispositif, il faudra compter sur des partenariats publics et privés.

En articulant vision stratégique et projets concrets comme celui de la Presqu’île des Savoirs, la Nouvelle-Calédonie amorce une refonte profonde et ambitieuse de sa politique de formation professionnelle. Ce plan d’action se veut une réponse durable aux enjeux d’employabilité, de compétitivité et de cohésion sociale. En misant sur la collaboration, l’innovation et l’anticipation des besoins, le territoire se dote des moyens nécessaires pour construire une économie plus résiliente et inclusive, au service des Calédoniens et plus particulièrement de sa jeunesse.

 

Chiffres clés

  • 47 % : baisse de l’enveloppe budgétaire dédiée à la formation entre 2024 et 2025
  • 28,3 % : taux de chômage chez les jeunes de moins de 30 ans soit 4 245 personnes
  • 53% de non-qualifiés en recherche d’emploi soit 5 565 personnes
  • 800 jeunes sortent chaque année sans diplôme des cursus de formation initiale

Décès du Pape François

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a appris avec une grande tristesse le décès de Sa Sainteté le pape François, né Jorge Mario Bergoglio, survenu ce lundi de Pâques à l’âge de 88 ans.
Porté au siège de Pierre en 2013, le pape François a marqué l’histoire contemporaine de l’Église catholique par son humilité, son engagement en faveur des plus démunis, son souci de la justice sociale et son appel constant à la paix. Il aura été un guide spirituel majeur pour des millions de croyants à travers le monde.
Au cours de son pontificat, le pape François a porté une attention particulière aux territoires d’Outre-mer en nommant notamment plusieurs évêques dans les diocèses de Nouvelle-Calédonie, de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de La Réunion.

Le gouvernement adresse ses sincères condoléances à la communauté catholique de Nouvelle-Calédonie, profondément attachée à la figure du Saint-Père, ainsi qu’à l’ensemble des fidèles éprouvés par cette perte.