L’OIF lance deux appels à candidatures pour la plateforme de formation du projet D-CLIC

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lance deux appels à candidatures pour la plateforme de formation en ligne du projet D-CLIC. Ils serviront à la constitution d’une équipe pédagogique chargée de la conception, de la mise en œuvre et du déploiement d’une formation en ligne aux métiers de l’intelligence artificielle. Date limite pour candidater : 24 août 2025.

Mission d’expertise pour la conception de contenus, la coordination pédagogique et le tutorat de la formation aux métiers de l’intelligence artificielle

L’OIF souhaite constituer une équipe techno-pédagogique de 12 experts (2 coordonnateurs pédagogiques et 10 concepteurs de contenus). Les membres de cette équipe interviendront également comme tuteurs et facilitateurs en mode SPOC (Small Private Online Course).

L’équipe sélectionnée aura pour objectifs d’accompagner la direction de la Francophonie économique et numérique (DFEN) de l’OIF dans les missions suivantes :

  1. Conception et structuration de la formation « L’IA dans mon quotidien » :
  2. Production de ressources pédagogiques multimédias et interactives ;
  3. Implémentation technique et qualité sur la plateforme ;
  4. Accompagnement, tutorat et évaluation de la formation.

Les qualifications, expériences et compétences pour chaque type de profil sont définies dans les termes de référence de l’appel à candidature (à retrouver ci-dessous).

Calendrier de l’appel à candidatures :

  • Août 2025 : réception des candidatures
  • Septembre 2025 – Janvier 2026 : développement du dispositif de formation, conception des contenus de formations et déploiement d’une formation test.

Sur les plans opérationnel et méthodologique, aucun déplacement n’est à prévoir.

Dossier de candidature 

  • Le formulaire à renseigner (https://forms.office.com/e/sVMbqbbTN3?origin=lprLink);
  • Un curriculum vitae détaillé, démontrant que le candidat possède les qualifications, expériences et aptitudes pertinentes pour la mission, avec la mention d’au moins trois références professionnelles que l’OIF se réserve le droit de contacter ;
  • Une liste détaillée des prestations similaires et expériences de missions comparables ;
  • Une proposition financière ;
  • Une note de compréhension de la mission, la méthodologie proposée (10 pages maximum).

Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 24 août 2025 à 23h59 (heure de Paris), à l’adresse suivante : appels.dclic@francophonie.org, avec la référence en objet : nom, prénoms et rôle souhaité (coordonnateur pédagogique, concepteur de contenu ou tuteur) /D-CLIC/01 Intelligence Artificielle.

Mission d’expertise pour la curation et la conception de contenus de formation aux métiers de la cybersécurité

La direction de la Francophonie économique et numérique (DFEN) de l’OIF recherche l’appui d’un expert capable de l’accompagner dans les objectifs stratégiques et opérationnels suivants :

  • définir des parcours de formation professionnalisants en cybersécurité ;
  • concevoir et élaborer des contenus pédagogiques innovants ;
  • optimiser l’implémentation et l’interopérabilité des contenus
  • accompagner la montée en compétence des tuteurs ;
  • piloter et évaluer l’expérience de formation ;
  • favoriser l’inclusion et l’adaptabilité technologique.

L’expert recherché sera un professionnel de haut niveau, idéalement international, combinant une expertise technique pointue et des compétences pédagogiques avérées. Les qualifications, expériences et compétences pour chaque type de profil sont définies dans les termes de référence de l’appel à candidature (à retrouver ci-dessous).

La mission sera réalisée entre août et décembre 2025. Une réunion de lancement permettra de la préciser. L’expert retenu travaillera en étroite collaboration avec les membres de l’équipe de la DFEN en charge du projet.

Dossier de candidature

  • Un curriculum vitae détaillé, démontrant que le candidat possède les qualifications, expériences et aptitudes pertinentes pour la mission, avec la mention d’au moins trois références professionnelles que l’OIF se réserve le droit de contacter ;
  • Une liste détaillée des prestations similaires et expériences de missions comparables ;
  • Une proposition financière (en jours-homme travaillés) ;
  • Une note présentant la compréhension de la mission, la méthodologie proposée et le planning d’exécution (15 pages au maximum).

Le dossier de candidature doit être envoyé au plus tard le 24 août 2025 à 23h59 (heure de Paris) par courrier électronique à l’adresse : appels.dclic@francophonie.org avec la référence ci-après en objet : nom et prénoms / D-CLIC/02 Cybersécurité.

 

En complément et à titre d’information et de suivi, merci d’envoyer votre candidature à : scrre@gouv.nc

Contact GNC : Virginie Thomas Garrel, SCRRE : virginie.garrel@gouv.nc

Cérémonie officielle pour la dénomination de la base de voile « Charles Cali »

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Alcide Ponga, président du gouvernement et Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé du sport, organisent une cérémonie officielle pour la dénomination de la base de voile « Charles Cali » en présence des représentants institutionnels et coutumiers et de la famille de Charles Cali :

Mardi 12 août à 10h45 à Nouméa (25, promenade Pierre Vernier).

Pour rappel, Charles Cali a été à l’initiative de la création du Centre International de Voile (CIV) sur la Côte Blanche, un équipement phare qui permet de structurer la pratique de la voile et de la planche à voile en Nouvelle-Calédonie.

Travaux de réfection de la chaussée – Commune de Moindou

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement, via sa direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT), informe les usagers de la RT1 que des travaux de réfection de la chaussée et de sécurisation de désordres structurels seront entrepris dans la commune de Moindou, à partir du lundi 11 août 2025.

Ces interventions se dérouleront sur deux tronçons :

·         entre la sortie du créneau de dépassement Butte à Charbon (PR125+000) et le carrefour Teremba (PR127+000) ;

·         entre la sortie du village de Moindou (PR132+000) et à hauteur du gîte Les Nautilus (PR135+000).

Les travaux s’échelonneront sur une durée prévisionnelle d’un mois.

Une circulation alternée sera mise en place en journée pendant toute la durée des travaux et sera levée sans autres préavis.

Le gouvernement remercie les usagers de leur compréhension et les invite à respecter les limitations de vitesse, ainsi que le balisage mis en place pour leur sécurité ainsi que celle des équipes techniques mobilisées.

La sécurité est l’affaire de tous.

Permettre à la jeunesse de s’épanouir grâce à des programmes d’actions socio-culturelles

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la jeunesse et des questions liées à la citoyenneté, a signé jeudi 7 août, une déclaration d’intention avec Méryl Marlier, présidente de  l’Association des communautés du bien-être social en Nouvelle-Calédonie (ACBSNC). L’objectif de ce futur partenariat est d’accompagner l’insertion sociale et le développement économique et l’épanouissement de la jeunesse calédonienne, au travers de programmes d’actions socio-culturelles autour de l’agriculture.

Les crises successives qui ont touché la Nouvelle-Calédonie ont eu des conséquences sur l’économie, sur l’emploi, sur le lien social et sur une partie de la jeunesse qui a pu perdre ses repères. Face à ce constat, « le rôle du gouvernement est de pouvoir offrir des perspectives à notre jeunesse à travers l’accompagnement de la vie associative. Une dynamique qui s’inscrit dans la continuité d’un certain nombre de chantiers tel que le statut de bénévoles, mis en place à travers le Haut conseil de la jeunesse» a indiqué le membre chargé de la jeunesse et des questions liées à la citoyenneté Mickaël Forrest.

Un projet de partenariat

 

Pour ce faire, le membre du gouvernement a signé une déclaration d’intention avec l’ACSBNC afin de mettre en place un partenariat.

« Ce partenariat a pour objectif de s’appuyer sur les compétences et le savoir-faire des différents opérateurs de terrain, comme l’ACSBNC,  qui œuvrent au quotidien dans les quartiers, les tribus et les villages pour valoriser le potentiel de notre jeunesse. Une attention particulière sera portée sur Bélép, Tiga et l’île Ouen pour faire en sorte que la population puisse se sentir investir d’une mission » a précisé Mickaël Forrest.

Depuis ces crises, il a été constaté un certain engouement des Calédoniens et plus particulièrement des jeunes, pour un retour vers la terre et les activités agricoles. Si ce constat constitue une opportunité de développer des actions concrètes, il n’en est pas moins nécessaire de cadrer ce nouvel élan grâce à l’accompagnement d’acteurs compétents.

Avec cette déclaration d’intention, le gouvernement et l’ACSBNC s’engagent à :

  • renforcer et à consolider leurs liens de coopération via la signature prochaine d’une convention de partenariat pour l’accompagnement de la jeunesse calédonienne dans le secteur agricole ;
  • développer des programmes d’actions agricoles, en lien avec les dynamiques des territoires, qui prônent l’insertion sociale des jeunes par l’activité socio-économique ;
  • soutenir les institutions de proximité dans leur volonté de fixer les populations jeunes par le développement de petites exploitations agricoles ;
  • réfléchir à la création d’une ferme d’insertion pilote en Nouvelle-Calédonie ;
  • développer des programmes scolaires en partenariat avec le personnel pédagogique pour la sensibilisation et la démocratisation de l’agriculture auprès des publics jeunes.

Cette initiative permet d’apporter des réponses immédiates aux conséquences de la crise socio-économique qui touche l’ensemble des Calédoniens et accompagne leur capacité de résilience.

Focus sur l’ACSBNC

 

L’ACBSNC, membre de la FEINC, a été créée à la suite des crises successives (COVID, Nickel, 13 mai 2024) avec pour but de redynamiser notamment les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’horticulture, en y impliquant la jeunesse. Elle prône la valorisation des terres coutumières et privées, l’association des savoir-faire culturels et des méthodes modernes, le respect de l’environnement et l’autosuffisance alimentaire des populations.

Organisée autour de pôles (élevage/cultures, pêche, horticulture/arboriculture/environnement, administratif, hors agriculture et foncier), elle propose un accompagnement aux personnes souhaitant développer un projet dans ces domaines. Pour cela, elle offre des conseils techniques, un appui administratif, ainsi qu’un suivi de la structuration des filières.

Travaux de construction du pont de la Névou sur la RT3 : limitation de gabarit et de tonnage

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement, via sa direction des infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT) informe les usagers du réseau routier territorial que dans le cadre des travaux de construction du nouvel ouvrage de Névou sur la RT3 (commune de Houaïlou), des contraintes de circulation seront mises en place pour une durée de 15 jours, du lundi 11 au vendredi 22 août 2025.

La largeur roulable au niveau de l’ouvrage existant sera réduite à 2,70 m. Une circulation alternée sera mise en place.

Le gouvernement rappelle que la circulation sur l’ouvrage actuel de Nevou est limitée aux poids lourds de 19 tonnes maximum. Cette limitation ne sera plus effective à la mise en service du nouveau pont.

Les véhicules dépassant ses limitations de gabarit et de tonnage ne sont pas autorisés à circuler sur l’ouvrage.

Le gouvernement s’excuse pour la gêne occasionnée durant ces interventions et remercie les usagers de la route de respecter les prescriptions en matière de vitesse ainsi que le balisage mis en place, pour leur sécurité et celle des entreprises intervenantes.

La sécurité est l’affaire de tous.

Reprise des démarches d’immatriculation au répertoire SIRENE pour les entreprises et associations calédoniennes

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Ci-joint un communiqué de presse du gouvernement, en partenariat avec l’ISEE et les services de l’État, concernant la reprise des démarches d’immatriculation au répertoire SIRENE (système national d’identification et du répertoire des entreprises et de leur établissement). 

Cette reprise constitue une étape clé pour l’identification administrative des entreprises et des associations calédoniennes, condition essentielle à l’exercice de nombreuses activités économiques et à l’accès à divers dispositifs d’aide.

Retour d’expérience Vivatech & enjeux du secteur du numérique

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge du numérique et de l’attractivité, assistera à une rencontre dédiée au retour d’expérience de la délégation calédonienne ayant participé à VivaTech 2025, l’un des plus grands événements européens dédiés aux startups et à la tech, jeudi 7 août à 17 heures à la Station N.

Cette rencontre a pour objectif de :

–          recueillir les témoignages des startups présentes à VivaTech, de favoriser un échange ouvert entre participants, institutions et acteurs de l’innovation ;

–          de présenter les projets à venir dans le secteur du numérique ;

–          de rappeler enfin, les enjeux du plan stratégique pour l’économie numérique (PSEN 2024-2027).

Signature d’une déclaration d’intention entre le gouvernement et l’Association des communautés du bien-être social en Nouvelle-Calédonie (ACBSNC)

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la jeunesse et des questions liées à la citoyenneté, signera jeudi 7 août à 14 heures au gouvernement (immeuble le Lys Rouge), une déclaration d’intention avec l’Association des communautés du bien-être social en Nouvelle-Calédonie (ACBSNC).

L’objectif de ce futur partenariat est d’accompagner l’insertion sociale, le développement économique et l’épanouissement de la jeunesse calédonienne, au travers de programmes d’actions socio-culturels autour de l’agriculture.

L’ACBSNC, créée à la suite des crises successives (COVID, Nickel, 13 mai 2024) a pour but de redynamiser notamment les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’horticulture, en y impliquant la jeunesse.

À Canala, un bassin versant restauré grâce au Fonds PEP

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Fortement dégradé par des feux de brousse, le bassin versant de la Ouassé fait l’objet de travaux de restauration depuis 2013. Lauréat de l’appel à projets 2023/2024 de la politique de l’eau partagée (PEP), le projet de restauration a bénéficié d’une subvention permettant de poursuivre ces travaux essentiels pour assurer la pérennité du cycle de l’eau dans ce bassin versant essentiel à la population.

La tribu de Ouassé est une tribu isolée de la commune de Canala, située à environ 30 kilomètres du village. Son alimentation en eau est assurée par un captage en eau qui se fait dans l’emprise du bassin versant de la rivière Ouassé. En 2013, une grande partie du bassin versant de la Ouassé a subi une très forte dégradation de son couvert végétal à la suite d’un feu de brousse. L’impact de cet épisode sur le bassin est important avec de nombreuses conséquences telles que l’intensification de l’érosion, l’augmentation du nombre d’inondations, une dégradation de la qualité de l’eau et un appauvrissement de la biodiversité.

Des actions engagées depuis 2013

Depuis 2013, la commune de Canala a mis en place plusieurs actions afin de restaurer ce bassin versant. Elle a notamment :

  • lancé des études et entamé des travaux afin de mieux gérer les flux hydrauliques et ainsi répondre aux problèmes d’érosion et d’inondations ;
  • travaillé à une meilleure gestion des déchets sur la commune et à la tribu de Ouassé afin d’éviter de nouveaux incendies ;
  • commencé la restauration écologique du bassin grâce à un plan sur dix ans avec des plantations d’arbres, la mise en œuvre de fascines et la réalisation d’ouvrages de lutte contre l’érosion.

 L’appel à projets PEP

Afin de pouvoir poursuivre ces travaux, un projet de restauration a été présenté à l’appel à projets PEP 2023/2024.

Cet appel à projets (AAP), lancé par le service de l’eau de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR), a pour objectif d’encourager la réalisation d’actions concrètes qui entrent dans le plan d’actions de la PEP et qui concourent à la protection, à la préservation et à la gestion raisonnée de la ressource en eau de la Nouvelle-Calédonie. Ceci afin de garantir la pérennité de nos milieux aquatiques exceptionnels et une ressource en eau, en quantité et en qualité suffisantes pour les générations futures. Parmi ses axes prioritaires on retrouve notamment la protection des ressources (objectif stratégique 1 de la PEP : « sanctuariser nos zones de captage et nos ressources stratégiques, préserver nos milieux »).

Lauréat de cet AAP, le projet de restauration a obtenu une subvention de 4 740 532 francs, dont 2 370 266 francs ont déjà été versés. Ces fonds ont ainsi permis de planter près de 6 000 arbres, de terminer les 350 fascines et les dix seuils de pierre prévus.

Plusieurs partenaires impliqués dans le projet

Pour mener à bout ce projet de restauration, plusieurs acteurs ont été impliqués dans la démarche. Ainsi, les travaux ont été menés par la société anonyme d’économie mixte locale (SAEML) Canala et la société d’étude Geo.Impact, en relation avec la commune de Canala. La SAEML Canala gère également la pépinière qui fournit les plants nécessaires à la revégétalisation du bassin.

Ces acteurs ont pu s’appuyer sur le tissu associatif de la commune et notamment sur l’association « Ongui Etorry », qui regroupe les agents de la mairie de Canala et des bénévoles de la commune (coutumiers, écoles, sociétés minières, personnes des tribus avoisinant les captages), qui depuis 2018, organise deux fois par an des journées de plantations autour des captages de la commune (1 000 arbres par opération).

Les travaux de confortement du barrage de la Dumbéa sont entrés dans leur phase 2

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jérémie Katidjo-Monnier et Adolphe Digoué, membres du gouvernement respectivement chargé de la politique de l’eau et de l’agriculture et de l’élevage, ont visité le chantier lié aux travaux de confortement du barrage de la Dumbéa, en présence du Haut-commissariat, des membres du Comité de l’eau, des communes de Nouméa et de Dumbéa et des services de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR). L’occasion de faire un point d’avancement avec l’ensemble des partenaires du projet alors que ces travaux entrent dans leur phase la plus critique, à savoir la découpe et la reconstruction du seuil déversant.

Des travaux en trois temps

 

Construit entre 1951 et 1953, le barrage de la Dumbéa alimente en eau potable la ville de Nouméa, l’usine de Doniambo ainsi qu’une partie de la ville de Dumbéa. Depuis 1972, date de son rehaussement de 3,5 mètres, l’édifice a subi des travaux en continu, dont les plus récents sont le changement de vannes en 2021.

Les travaux initiés en 2022 ont pour but de mettre en conformité l’ouvrage avec les normes françaises et de respecter la réglementation qui impose une protection contre une crue milléniale (2 360 m3/s) avec des marges de sécurité suffisantes. En effet, le barrage était jusque-là sous-dimensionné et conçu pour une crue de 1 400 m3/s. Ces travaux visent ainsi à assurer de façon pérenne la sûreté de l’ouvrage.

 

Trois étapes distinctes

 

  1. Décembre 2022 à octobre 2023 (travaux piste) : réfection de la piste actuelle afin de permettre l’accès au barrage pour les engins de chantier, l’occasion aussi de renforcer et pérenniser cet accès, de mieux gérer les eaux de ruissellements et de renforcer le réseau d’adduction d’eau potable (AEP) ; 

 

  1. Octobre 2023 à décembre 2024 (barrage phase 1) : Préparation du chantier et début des travaux de terrassements et génie civil pour la mise en œuvre des protections aval. Déplacements de la conduite AEP, mise en place de tirants actifs, reprise de la paroi moulée et rénovation des dispositifs d’auscultation ;

 

  1. Janvier 2025 à décembre 2025 (barrage phase 2) : Découpe du seuil à l’aide de scies à câble (1 500 tonnes de béton à évacuer, par bloc de 10 tonnes en moyenne), mise en place de tirants actifs, construction du nouveau seuil et réhabilitation des zones de chantier.

 

Le calendrier des travaux a été impacté par plusieurs événements imprévus. Un effondrement de talus sur la piste, les événements de mai 2024 et des problèmes géotechniques lors des travaux de fondation pour la protection aval ont nécessité des interventions supplémentaires. Ces contretemps ont contraint l’équipe à décaler les travaux d’une saison sèche, repoussant la fin du chantier à 2025.

 

 

 

Le chantier est également soumis à une contrainte majeure : maintenir l’alimentation en eau potable pendant toute la durée des travaux. Cela exige de l’exploitant une régulation méticuleuse du niveau de la retenue. L’objectif est d’éviter tout débordement de la crête tout en assurant l’approvisionnement continu de la tour de prise d’eau.

Aussi, bien qu’il ne s’agit que de régulation et non de lâcher d’eau par un déversoir comme cela peut se produire sur le barrage de Yaté, les usagers de la branche Est du parc doivent être sensibilisés sur la possible survenu de légères variations de niveau d’eau dans le cours d’eau (< 1 mètre), en particulier durant ces dernières phases de travaux.

Malgré les imprévus, la complexité de ces travaux et une climatologie plus humide que la normale pour la saison, toutes les mesures ont été prises pour maîtriser au mieux  le calendrier et les coûts du projet.  À ce stade, la livraison des travaux devrait être possible d’ici la fin de cette année.

Un projet structurant inscrit dans la PEP et la stratégie d’adaptation au changement climatique 

S’agissant du captage d’alimentation en eau potable le plus important de Nouvelle-Calédonie en volume et en nombre d’habitant desservis, la sécurisation de cette infrastructure répond à l’objectif stratégique N°1 de la Politique de l’eau partagée (PEP)  « Sanctuariser nos zones de captage et nos ressources stratégiques, préserver nos milieux ». À l’issue des travaux, un périmètre de protection des eaux sera instauré et l’exploitation de l’ouvrage sera régularisée sur le plan administratif et juridique suivant les nouvelles règles fixées par loi du pays relative au domaine public de l’eau récemment promulguée.

 

 

Par ailleurs, en renforçant la sécurité structurelle du barrage par une augmentation du niveau de protection de l’ouvrage face aux événements climatiques majeurs, ces travaux s’inscrivent également dans les mesures d’adaptation au changement climatique.

Enfin, le chantier, labellisé « Chantier vert » bénéficie de stations de suivi,  de la mise en place de barrages anti sédiments et d’une gestion spécifique des déchets et des déblais. Des dispositions sont prises telles que la revégétalisation à raison de dix arbres à planter pour un seul arraché.

Ces travaux améliorent l’accès au barrage, améliorent les dispositifs de contrôle et de suivis de l’ouvrage et améliorent la gestion des eaux de ruissellement, ce qui aura aussi des effets positifs directs sur la qualité de l’eau et des habitats de la faune dulçaquicole.

 

Les travaux en chiffres

La réalisation de ces travaux s’inscrit dans le cadre des contrats de développement État/Nouvelle-Calédonie 2017-2022 et 2024-2027. Le coût global du projet est évalué aujourd’hui à 1 milliard de francs, avec un cofinancement de l’État à hauteur de 50 % sur le premier contrat et de 68 % sur le second.

 

Dimensions de l’ouvrage :

  • Hauteur : 38 mètres
  • Largeur : 2 mètres en crête et 3 mètres à la base
  • Longueur : 104,50 mètres
  • Capacité : une réserve de 478 000 m3 en côte de fonctionnement normal
  • Volume de la retenue : 0,5 million de m3
  • Production: 15 millions de m3 / an d’eau potable à la commune de Nouméa, une partie de Dumbéa et à la SLN (environ 115 000 habitants)

 

  • Maîtrise d’ouvrage : Nouvelle-Calédonie – Davar
  • Exploitant du barrage : Ville de Nouméa
  • Délégataire du service public : Calédonienne des eaux
  • Maîtrise d’œuvre : Tractebel – Tea Ingénierie, Becib, Omnis, Capse NC
  • Entreprises Travaux Piste : EL2T, accompagnée de Dumez, Ben Yamina, LGC, SIRAS, Chlorophyl
  • Entreprises Travaux Barrage : Dumez, accompagnée de GFC, Freyssinet, Geolithe Ocean Pacifique, Ginger LBTP NC, GURRERA sarl, STAC sarl, Cegelec NC et Scifodiam sarl