15 milliards d’investissement privé et 200 emplois créés pour verdir le mix énergétique calédonien

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’énergie, a organisé vendredi 18 juillet à 10 heures sur le site TotalEnergies Renouvelables Pacific, le lancement de plusieurs projets liés aux énergies renouvelables sur la commune de Boulouparis. Aux côtés du maire de la commune de Boulouparis Pascal Vittori, ainsi que des représentants de TotalEnergies Renouvelables France, de la société Akuo Energy et d’Enercal, il a notamment présenté la future Grande batterie de Boulouparis et la ferme photovoltaïque 60 MWc Boulouparis 3.

La Nouvelle-Calédonie s’est dotée en 2016 d’une stratégie énergétique à travers le schéma pour la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie (STENC). En août 2023, ce schéma a été révisé et approuvé par le Congrès. Le STENC 2.0 a vocation à impulser des actions nouvelles et définitives dans la décarbonation de la métallurgie, la mobilité décarbonée et la maîtrise des consommations énergétiques.

Repris dans la version 2.0 du STENC, l’objectif de montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Nouvelle-Calédonie est sur la bonne voie avec trois grands projets entrepris sur la commune de Boulouparis et portés par des entreprises privées, à savoir :

  • la concrétisation de la phase 3 de la ferme photovoltaïque de Boulouparis ;
  • le lancement imminent de la construction de la grande batterie de stockage d’électricité ;
  • les travaux lancés par Enercal pour adapter ses infrastructures à ces deux grands projets.

« Ces initiatives privées font partie des plus grands projets nationaux et européens. Ils témoignent d’une vraie volonté de verdir le mix énergétique de la Nouvelle-Calédonie et surtout d’offrir une énergie peu chère et décarbonée, à la fois aux Calédoniens mais aussi au secteur de la métallurgie », a indiqué Christopher Gygès.

Ces projets sont également une opportunité pour le territoire de renforcer son autonomie énergétique, de créer de l’emploi dans ce secteur d’avenir et de relancer l’économie (notamment le secteur du BTP) au travers de chantiers d’ampleur.

« Avec ces 15 milliards d’investissement privé et les 200 emplois créés par la suite, nous avons là la possibilité de construire une filière avec à la clé, la formation de jeunes Calédoniens qui pourront faire vivre ce secteur d’activité », a ajouté le membre du gouvernement.

Une signature entre TotalEnergies et Enercal pour le projet Boulouparis 3

Dans la continuité de la tranche 1 (12 MWc) et de la tranche 2 (16 MWc + 10 MWh de stockage) de la ferme photovoltaïque Boulouparis, mises en service respectivement en 2017 et 2019, TotalEnergies et Enercal ont signé le contrat d’achat de l’énergie, étape cruciale pour le lancement de la tranche 3 de ce projet. Les trois tranches feront de ce site la plus grande centrale photovoltaïque de Nouvelle-Calédonie et l’une des cinq premières de France, avec une capacité totale de près de 90 MWc.

 

 

La centrale Boulouparis 3 en quelques chiffres

  • 94 000 tonnes de rejets de CO2 évitées chaque année
  • 92 GWh de production annuelle (l’équivalent de la consommation de 84 000 personnes)
  • 100 000 panneaux sur 58 hectares
  • 6 milliards de francs d’investissements (dont 2,5 milliards en sous-traitance aux entreprises calédoniennes
  • 150 personnes employées sur une durée d’environ 24 mois pour la construction

Lancement imminent de la plus grande batterie de stockage d’Europe

Autre projet stratégique pour la Nouvelle-Calédonie, la construction par la société Akuo Energy de la Grande batterie de Boulouparis. Entrée dans sa phase finale de financement, cette opération permettra à la Nouvelle-Calédonie de se doter d’une infrastructure de pointe. Avec une capacité de 150 MWh et une puissance délivrée de 50 MW pendant 3 heures, la Grande batterie de Boulouparis deviendra l’un des plus importants systèmes de stockage d’électricité en France et en Europe.

Elle offrira des fonctions techniques qui répondent directement aux besoins du territoire :

  • report de charge : stockage de l’énergie solaire en journée pour une restitution en soirée, évitant l’écrêtement des centrales solaires ;
  • soutien réseau : régulation dynamique de fréquence et de tension ;
  • black start : redémarrage du réseau en cas de blackout général ;
  • substitution aux centrales thermiques : capacité à fournir rapidement de l’énergie renouvelable en remplacement des unités fossiles ;
  • accélération de l’intégration des énergies renouvelables : en augmentant la capacité installée pilotable.

Le projet a également été pensé pour lui offrir un ancrage local fort, avec la participation des GDPL Wiwa et Wije au capital du projet et selon une approche exigeante en matière de gestion des risques industriels, avec une étude de dangers complète, ainsi qu’une collaboration active avec la direction de la Sécurité civile de la gestion des risques (DSCGR) de la Nouvelle-Calédonie et les pompiers de Boulouparis.

 

La Grande batterie de Boulouparis en quelques chiffres

  • 150 MWh de capacité
  • Une puissance délivrée de 50 MW pendant 3 heures
  • 9 milliards de francs d’investissements
  • 30 emplois directs pendant la phase de construction
  • Environ 450 millions de francs de droits de douanes générés pour le budget de la Nouvelle-Calédonie

Enercal adapte ses infrastructures pour le déploiement de ces grands projets

Afin de pouvoir connecter la centrale de production solaire et la batterie de stockage de Boulouparis au réseau de transport de la Grande Terre qui permet d’acheminer l’électricité vers les consommateurs, Enercal a entrepris des travaux sur son poste source de Boulouparis.

Un poste source assure la jonction entre le réseau de transport (haute tension) et les réseaux de distribution (moyenne tension) en abaissant ou en élevant la tension de l’électricité. Il permet donc de raccorder un tiers (producteur, consommateur ou stockeur) à un réseau électrique et de répartir l’électricité entre les différentes lignes de réseau au bon niveau de tension.

Pour rendre possible la transition énergétique et livrer aux consommateurs les énergies renouvelables disponibles grâce aux deux nouvelles infrastructures, la capacité du poste de Boulouparis a été doublée de façon à :

  • augmenter la puissance de transformation : de 45 MVA à 100 MVA pour faire transiter toute l’électricité produite par les centrales renouvelables de la zone ou provenant de la batterie de stockage vers les consommateurs ;
  • d’assurer toute maintenance sur une partie du poste sans pénaliser l’alimentation électrique des calédoniens.

Par ailleurs, différents travaux ont été réalisés dans le poste existant pour renforcer sa fiabilité et garantir une continuité d’alimentation électrique :

  • sécurisation de l’alimentation électrique de secours du poste ;
  • fiabilisation des protections électrique et des contrôles commandes ;
  • intégration du pilotage des centrales renouvelables de la zone au réseau de télécommunications d’Enercal ;
  • mise en place d’un système de pilotage local de secours pour redémarrer les centrales et la batterie en cas d’incident sur le réseau.

En parallèle, les travaux effectués sur le réseau permettront de connecter la future centrale Boulouparis 3 et la future batterie de stockage au poste source de Boulouparis.

Ces travaux comportent :

  • la réalisation des points de raccordements au poste ;
  • la création d’un réseau 33 kV enfoui entre la centrale Boulouparis 3 et le poste pour évacuer l’électricité produite par la centrale solaire vers le réseau de transport ;
  • la création d’un réseau enfoui 33 kV entre la batterie de stockage et le poste pour charger et décharger la batterie.
  • Grâce aux installations d’Enercal, la production de la centrale Boulouparis 3 et la gestion de la Grande batterie de Boulouparis seront pilotées depuis le bureau de conduite centralisée de l’électricité calédonienne situé au siège d’Enercal à Nouméa.

Ce pilotage permettra d’optimiser la production solaire et sa consommation tout au long de la journée au moment où les foyers calédoniens en ont besoin.

 

Les travaux en quelques chiffres

  • Deux ans de travaux sur le poste de Boulouparis et 12 à 24 mois de travaux de réseaux (à partir du lancement de la construction de la batterie)
  • 117 millions de francs de budget prévisionnel pour les travaux de réseaux
  • 530 millions de francs engagés pour les travaux sur le poste
  • 60 personnes et 19 entreprises intervenantes mobilisées pour les travaux sur le poste

Arnaque Facebook : Mise en scène frauduleuse du président du gouvernement

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie tient à alerter la population au sujet d’une vidéo trompeuse, actuellement diffusée sur Facebook. Celle-ci met en scène, de manière frauduleuse, le président du gouvernement, Alcide Ponga, semblant faire la promotion d’un soi-disant « programme national conçu pour renforcer la sécurité financière de nos citoyens ».

Cette vidéo constitue une manipulation. L’image du président a été utilisée sans autorisation, et sa voix a été reproduite à l’aide de technologies d’intelligence artificielle à des fins malveillantes. Il s’agit clairement d’une tentative d’escroquerie, similaire à d’autres arnaques en circulation sur les réseaux sociaux, visant à tromper les internautes et à obtenir d’eux des informations personnelles ou financières.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie dénonce fermement cette usurpation d’identité et tient à rassurer les citoyens : aucun programme de ce type n’a été lancé, ni annoncé par les autorités.

Nous appelons chacun à faire preuve de vigilance face à ce type de contenus et à ne pas relayer ou cliquer sur des liens suspects.
Le gouvernement rappelle que toute information officielle est diffusée exclusivement par l’intermédiaire de ses canaux institutionnels, à savoir :

  •  le site internet officiel : www.gouv.nc ;
  •  les comptes officiels sur les réseaux sociaux ;
  •  les communiqués de presse transmis aux médias ;
  •  ou tout autre support validé par le gouvernement.

En cas de doute, il est recommandé de signaler la publication frauduleuse à la plateforme concernée et de ne jamais fournir d’informations personnelles en ligne sans vérification préalable.

Seconde édition du forum calédonien du changement climatique

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jérémie Katidjo-Monnier, membre du gouvernement chargé de la transition écologique et du changement climatique, a animé aux côtés de Catherine Ris, présidente de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) et de Frédéric Atger, directeur de Météo-France pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, chef du service de la météorologie de la Nouvelle-Calédonie, une conférence de presse afin d’annoncer la tenue, le mardi 22 juillet à l’UNC, de la seconde édition du forum calédonien du changement climatique.

L’adaptation nécessaire au changement climatique

Le changement climatique est une réalité dont les effets se font sentir avec une intensité croissante. 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, et des scientifiques du GIEC ont récemment déclaré que l’objectif fixé par l’Accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5 °C n’est désormais plus atteignable.

La région Pacifique n’est pas épargnée et la Nouvelle-Calédonie est exposée à divers phénomènes comme la montée des eaux, des inondations de plus en plus fréquentes et sévères, un risque de feu de végétation accru, ou encore l’élévation des températures qui s’établit à +1,3°C sur les 50 dernières années, avec des épisodes de fortes chaleurs plus nombreux. Ces signaux alarmants nous incitent à redoubler notre mobilisation face à ces changements  qui menacent nos modes de vie, nos écosystèmes et notre économie.

Dans ce contexte, l’adaptation au changement climatique est une priorité absolue. Il s’agit de préparer notre société à faire face à ses impacts, tout en poursuivant nos efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

C’est dans cette optique que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a engagé en 2024 un large travail de concertation pour doter le pays d’une stratégie d’adaptation. Ainsi, plus de 110 experts ont été mobilisés et 2 700 contributions ont été recueillies auprès d’un large public.

Construite sur cette base et adoptée par le gouvernement puis par le Congrès le 29 avril 2025, la Stratégie calédonienne du changement climatique décline les enjeux d’adaptation dans tous les secteurs économiques et sociaux :

  • agriculture et transition alimentaire ;
  • infrastructures et bâtiments ;
  • planification territoriale et aménagement ;
  • préservation des écosystèmes ;
  • vie quotidienne des Calédoniens.

Le Forum calédonien du changement climatique : un événement fondateur

Après le succès de la première édition du Forum en avril 2024, qui avait réuni 400 participants à l’Origin Cinema de Dumbéa, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, en partenariat avec l’UNC, organise la seconde édition destinée à poursuivre la dynamique engagée.

Ce deuxième forum permettra de faire le point sur le travail effectué autour de la Stratégie calédonienne du changement climatique, de mettre en lumière les projets de terrain pour l’adaptation, de valoriser les avancées de la recherche scientifique dans le domaine, et d’accompagner l’implication de la jeunesse.

« Le gouvernement met en place la Stratégie calédonienne du changement climatique, qui vient d’être votée au Congrès, a indiqué Jérémie Katidjo Monnier. Il est essentiel que l’ensemble des acteurs concernés puissent partager leurs expériences et leurs projets, et que nous trouvions ensemble les moyens de déployer cette stratégie sur tout le Pays. La réussite de cette stratégie repose notamment sur le partage entre toutes les parties prenantes des données les plus récentes afin d’adapter leurs initiatives ».

 

Le Forum s’articulera cette année autour de tables rondes animées par des représentants institutionnels, des scientifiques, des acteurs associatifs et des représentants d’entreprises. L’après-midi, des mini-séminaires seront proposés autour de thématiques essentielles telles que la recherche, les solutions d’adaptation fondées sur la nature, l’agriculture, l’alimentation et les usages de l’eau, ou encore les façons d’impliquer la jeunesse face à l’urgence climatique.

« Ce forum est bien sûr ouvert à toutes les Calédoniennes et à tous les Calédoniens qui  se posent des questions sur le changement climatique. Ils et elles pourront avoir à des réponses après des experts et des acteurs qui travaillent sur ce sujet au quotidien ».a ajouté le membre du gouvernement.

Des jeunes qui seront d’ailleurs au cœur des échanges avec une tribune qui leur sera spécialement dédiée pour porter leurs messages aux représentants présents. Enfin, un village de stands et d’expositions sera mis en place avec la possibilité de rencontrer les représentants des associations et des organismes engagés dans des actions concrètes d’adaptation au changement climatique.

 

Conférence de presse d’annonce de la seconde édition du forum calédonien du changement climatique 2025

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

 

Jérémie Katidjo-Monnier, membre du gouvernement chargé de la transition écologique et du changement climatique, a animé aux côtés de Catherine Ris, présidente de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) et de Frédéric Atger, directeur de Météo-France, une conférence de presse, mardi 8 juillet 2025 à 11 heures, à l’Université de la Nouvelle-Calédonie (Salle du conseil).

Cette conférence presse a eu pour objectif d’annoncer la tenue de la seconde édition du forum du changement climatique calédonien, organisée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en partenariat avec l’UNC.

 

 

Clôture du Study Tour Māori en Nouvelle-Zélande : une mission d’échanges économiques et culturels riche d’enseignements

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samedi 5 juillet, la délégation calédonienne engagée dans le Study Tour Māori a regagné la Nouvelle-Calédonie, marquant la fin d’un programme d’échanges intensifs en Nouvelle-Zélande axé sur la coopération économique et culturelle entre entrepreneurs maoris et calédoniens. Organisé sur plusieurs jours, ce voyage d’étude a offert à la délégation une immersion au cœur de modèles économiques innovants, ancrés dans les réalités culturelles du peuple Māori.

Conférence de presse annonce Forum du changement climatique calédonien – édition 2025

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

 

Jérémie Katidjo-Monnier, membre du gouvernement chargé de la transition écologique et du changement climatique, animera aux côtés de Catherine Ris, présidente de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) et de Frédéric Atger, directeur de Météo-France, une conférence de presse :

 

Mardi 8 juillet 2025 à 11 heures

À l’Université de la Nouvelle-Calédonie (Salle du conseil)

 

Cette conférence presse aura pour objectif d’annoncer la tenue de la seconde édition du forum du changement climatique calédonien, organisée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en partenariat avec l’UNC.

 

 

Rencontre avec une classe participant au au programme « classe au potager à l’océanienne

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jérémie Katidjo-Monnier, membre du gouvernement chargé de la transition alimentaire, se rendra à l’école maternelle publique Les colibris à Dumbéa (42 rue de l’Entrée, Lotissement Poncet, Katiramona), vendredi 4 juillet à 9 heures, pour rencontrer les élèves et les encadrants d’une classe participant au programme « classe au potager à l’océanienne ».

 

Ce concept, développé par l’association Permalove culture innovation Pacifique, consiste à proposer aux enfants des activités (culture de la terre, bricolage, ateliers d’intelligence collective et émotionnelle, activités artistiques, ateliers autour de l’écologie, …) dans les potagers des écoles partenaires, des centres spécialisés ou encore des centres de vacances scolaires.

 

L’objectif étant d’initier les plus jeunes au concept de la sécurité alimentaire.

 

Clôture du projet PROTEGE : des résultats concrets pour la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Une réunion de restitution du projet PROTEGE s’est tenue le 23 mai 2025 au siège de la CPS à Nouméa, présidée par le membre du gouvernement chargé de l’agriculture et de la pêche Adolphe Digoué, représentant de l’ordonnateur territorial, et réunissant le représentant du Bureau de l’Union européenne, des représentants du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’équipe projet, les partenaires techniques et financiers et les acteurs locaux engagés dans le projet.

Le projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes (PROTEGE), financé par l’Union européenne à hauteur de 36 millions d’euros et mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS) et le Programme régional océanien de l’environnement (PROE), s’est officiellement achevé le 31 décembre 2024. 

PROTEGE est une initiative de coopération régionale visant à promouvoir un développement économique durable et résilient face au changement climatique dans les pays et territoires d’Outre-Mer européens du Pacifique (PTOM) : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna et Pitcairn.

Objectifs du projet

PROTEGE s’articule autour de deux objectifs principaux :

  • Renforcer la durabilité, l’adaptation au changement climatique et l’autonomie des principales filières du secteur primaire ;
  • Préserver la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables pour assurer la sécurité des services écosystémiques.

Une dynamique concrète en Nouvelle-Calédonie

  • Durant ses six années de mise en œuvre, PROTEGE a permis de renforcer les capacités locales, de mobiliser les acteurs du territoire et de mettre en place des solutions durables et adaptées au contexte calédonien. Parmi les résultats marquants :
  • Agriculture : accompagnement des agriculteurs vers des pratiques agroécologiques et création d’un réseau régional de fermes de démonstration en agroécologie, mobilisation importante des différents partenaires professionnels (provinces, organisations professionnelles, acteurs privés).
  • Eau : mise en place d’une plateforme informatique de gestion des données liées à l’hydrologie qui a pour ambition d’être étendue à la région, restauration de bassins versants de Houaïlou, de Touho et de Dumbéa, soutien à la politique de l’eau partagée.
  • Espèces envahissantes : régulation des espèces envahissantes (cerfs, cochons) dans les zones prioritaires d’accès délicat avec la collaboration des tribus et autorités coutumières, formation des 25 premiers opérateurs de régulation professionnel, formations à la régulation, la sécurité de la chasse et au piégeage dispensées sur Lifou, Maré et la Grande Terre.
  • Pêche et aquaculture : création de l’observatoire des pêches côtières, adoption d’un cadre stratégique pays par pêcheries et filières, outils de mutualisation des données et diagnostics communs.

L’ensemble de ces actions a été mené en collaboration avec des partenaires locaux — provinces, autorités coutumières, associations, experts techniques — et coordonné par les chefs de file thématiques pour la Nouvelle-Calédonie (la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales, la Chambre d’agriculture et de la pêche, l’ADECAL Technopole, et l’Agence néo-calédonienne pour la biodiversité).

Constitution officielle du groupe de travail dédié au déménagement d’Air Calédonie vers La Tontouta

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Suite au communiqué de presse en date du 3 juin 2025, qui annonçait la mise en place d’un groupe de travail dédié au projet de relocalisation des opérations d’Air Calédonie de Magenta vers La Tontouta, cette démarche s’inscrit dans un contexte d’urgence opérationnelle et économique. Elle fait suite aux échanges tenus au Congrès de la Nouvelle-Calédonie le 28 mai, au cours desquels la situation critique de la compagnie et la nécessité d’une transformation structurelle ont été clairement exposées.
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie annonce aujourd’hui la constitution officielle de ce groupe de travail. Composé de représentants des institutions, des directions des entreprises, des partenaires sociaux et d’experts techniques, ce groupe aura pour mission d’évaluer collectivement les conditions de réalisation du projet, d’en identifier les impacts et d’en définir les scénarios de mise en œuvre.
Ce groupe de travail sera co-animé par la direction de l’Aviation civile et un prestataire, qui assureront la coordination générale du projet, en lien avec l’ensemble des parties prenantes concernées.
Ce groupe de travail poursuivra plusieurs objectifs :

  • favoriser une approche partagée du projet entre toutes les parties prenantes ;
  •  identifier les conditions nécessaires à la réussite du transfert d’activité ;
  • évaluer les impacts techniques, sociaux, économiques et environnementaux ;
  • proposer un cadre de mise en œuvre progressif, cohérent et réaliste.

Un comité de pilotage (COPIL) sera également désigné, afin de regrouper les interlocuteurs décisionnaires et d’assurer le suivi stratégique et politique du projet, dans le respect des équilibres institutionnels.
Une attention particulière sera portée à la communication autour du projet. Un effort constant de transparence et d’information accompagnera les différentes phases clés de la démarche, afin de tenir informés l’ensemble des parties prenantes, en interne comme en externe, et notamment la population et les autorités coutumières. 
Les premières réunions seront engagées dans les prochains jours, avec pour ambition de dégager rapidement des pistes d’actions claires pour une mise en œuvre avant la fin de l’année 2025.