Reprise des démarches d’immatriculation au répertoire SIRENE pour les entreprises et associations calédoniennes

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Ci-joint un communiqué de presse du gouvernement, en partenariat avec l’ISEE et les services de l’État, concernant la reprise des démarches d’immatriculation au répertoire SIRENE (système national d’identification et du répertoire des entreprises et de leur établissement). 

Cette reprise constitue une étape clé pour l’identification administrative des entreprises et des associations calédoniennes, condition essentielle à l’exercice de nombreuses activités économiques et à l’accès à divers dispositifs d’aide.

Retour d’expérience Vivatech & enjeux du secteur du numérique

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge du numérique et de l’attractivité, assistera à une rencontre dédiée au retour d’expérience de la délégation calédonienne ayant participé à VivaTech 2025, l’un des plus grands événements européens dédiés aux startups et à la tech, jeudi 7 août à 17 heures à la Station N.

Cette rencontre a pour objectif de :

–          recueillir les témoignages des startups présentes à VivaTech, de favoriser un échange ouvert entre participants, institutions et acteurs de l’innovation ;

–          de présenter les projets à venir dans le secteur du numérique ;

–          de rappeler enfin, les enjeux du plan stratégique pour l’économie numérique (PSEN 2024-2027).

Signature d’une déclaration d’intention entre le gouvernement et l’Association des communautés du bien-être social en Nouvelle-Calédonie (ACBSNC)

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la jeunesse et des questions liées à la citoyenneté, signera jeudi 7 août à 14 heures au gouvernement (immeuble le Lys Rouge), une déclaration d’intention avec l’Association des communautés du bien-être social en Nouvelle-Calédonie (ACBSNC).

L’objectif de ce futur partenariat est d’accompagner l’insertion sociale, le développement économique et l’épanouissement de la jeunesse calédonienne, au travers de programmes d’actions socio-culturels autour de l’agriculture.

L’ACBSNC, créée à la suite des crises successives (COVID, Nickel, 13 mai 2024) a pour but de redynamiser notamment les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’horticulture, en y impliquant la jeunesse.

À Canala, un bassin versant restauré grâce au Fonds PEP

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Fortement dégradé par des feux de brousse, le bassin versant de la Ouassé fait l’objet de travaux de restauration depuis 2013. Lauréat de l’appel à projets 2023/2024 de la politique de l’eau partagée (PEP), le projet de restauration a bénéficié d’une subvention permettant de poursuivre ces travaux essentiels pour assurer la pérennité du cycle de l’eau dans ce bassin versant essentiel à la population.

La tribu de Ouassé est une tribu isolée de la commune de Canala, située à environ 30 kilomètres du village. Son alimentation en eau est assurée par un captage en eau qui se fait dans l’emprise du bassin versant de la rivière Ouassé. En 2013, une grande partie du bassin versant de la Ouassé a subi une très forte dégradation de son couvert végétal à la suite d’un feu de brousse. L’impact de cet épisode sur le bassin est important avec de nombreuses conséquences telles que l’intensification de l’érosion, l’augmentation du nombre d’inondations, une dégradation de la qualité de l’eau et un appauvrissement de la biodiversité.

Des actions engagées depuis 2013

Depuis 2013, la commune de Canala a mis en place plusieurs actions afin de restaurer ce bassin versant. Elle a notamment :

  • lancé des études et entamé des travaux afin de mieux gérer les flux hydrauliques et ainsi répondre aux problèmes d’érosion et d’inondations ;
  • travaillé à une meilleure gestion des déchets sur la commune et à la tribu de Ouassé afin d’éviter de nouveaux incendies ;
  • commencé la restauration écologique du bassin grâce à un plan sur dix ans avec des plantations d’arbres, la mise en œuvre de fascines et la réalisation d’ouvrages de lutte contre l’érosion.

 L’appel à projets PEP

Afin de pouvoir poursuivre ces travaux, un projet de restauration a été présenté à l’appel à projets PEP 2023/2024.

Cet appel à projets (AAP), lancé par le service de l’eau de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR), a pour objectif d’encourager la réalisation d’actions concrètes qui entrent dans le plan d’actions de la PEP et qui concourent à la protection, à la préservation et à la gestion raisonnée de la ressource en eau de la Nouvelle-Calédonie. Ceci afin de garantir la pérennité de nos milieux aquatiques exceptionnels et une ressource en eau, en quantité et en qualité suffisantes pour les générations futures. Parmi ses axes prioritaires on retrouve notamment la protection des ressources (objectif stratégique 1 de la PEP : « sanctuariser nos zones de captage et nos ressources stratégiques, préserver nos milieux »).

Lauréat de cet AAP, le projet de restauration a obtenu une subvention de 4 740 532 francs, dont 2 370 266 francs ont déjà été versés. Ces fonds ont ainsi permis de planter près de 6 000 arbres, de terminer les 350 fascines et les dix seuils de pierre prévus.

Plusieurs partenaires impliqués dans le projet

Pour mener à bout ce projet de restauration, plusieurs acteurs ont été impliqués dans la démarche. Ainsi, les travaux ont été menés par la société anonyme d’économie mixte locale (SAEML) Canala et la société d’étude Geo.Impact, en relation avec la commune de Canala. La SAEML Canala gère également la pépinière qui fournit les plants nécessaires à la revégétalisation du bassin.

Ces acteurs ont pu s’appuyer sur le tissu associatif de la commune et notamment sur l’association « Ongui Etorry », qui regroupe les agents de la mairie de Canala et des bénévoles de la commune (coutumiers, écoles, sociétés minières, personnes des tribus avoisinant les captages), qui depuis 2018, organise deux fois par an des journées de plantations autour des captages de la commune (1 000 arbres par opération).

Les travaux de confortement du barrage de la Dumbéa sont entrés dans leur phase 2

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jérémie Katidjo-Monnier et Adolphe Digoué, membres du gouvernement respectivement chargé de la politique de l’eau et de l’agriculture et de l’élevage, ont visité le chantier lié aux travaux de confortement du barrage de la Dumbéa, en présence du Haut-commissariat, des membres du Comité de l’eau, des communes de Nouméa et de Dumbéa et des services de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR). L’occasion de faire un point d’avancement avec l’ensemble des partenaires du projet alors que ces travaux entrent dans leur phase la plus critique, à savoir la découpe et la reconstruction du seuil déversant.

Des travaux en trois temps

 

Construit entre 1951 et 1953, le barrage de la Dumbéa alimente en eau potable la ville de Nouméa, l’usine de Doniambo ainsi qu’une partie de la ville de Dumbéa. Depuis 1972, date de son rehaussement de 3,5 mètres, l’édifice a subi des travaux en continu, dont les plus récents sont le changement de vannes en 2021.

Les travaux initiés en 2022 ont pour but de mettre en conformité l’ouvrage avec les normes françaises et de respecter la réglementation qui impose une protection contre une crue milléniale (2 360 m3/s) avec des marges de sécurité suffisantes. En effet, le barrage était jusque-là sous-dimensionné et conçu pour une crue de 1 400 m3/s. Ces travaux visent ainsi à assurer de façon pérenne la sûreté de l’ouvrage.

 

Trois étapes distinctes

 

  1. Décembre 2022 à octobre 2023 (travaux piste) : réfection de la piste actuelle afin de permettre l’accès au barrage pour les engins de chantier, l’occasion aussi de renforcer et pérenniser cet accès, de mieux gérer les eaux de ruissellements et de renforcer le réseau d’adduction d’eau potable (AEP) ; 

 

  1. Octobre 2023 à décembre 2024 (barrage phase 1) : Préparation du chantier et début des travaux de terrassements et génie civil pour la mise en œuvre des protections aval. Déplacements de la conduite AEP, mise en place de tirants actifs, reprise de la paroi moulée et rénovation des dispositifs d’auscultation ;

 

  1. Janvier 2025 à décembre 2025 (barrage phase 2) : Découpe du seuil à l’aide de scies à câble (1 500 tonnes de béton à évacuer, par bloc de 10 tonnes en moyenne), mise en place de tirants actifs, construction du nouveau seuil et réhabilitation des zones de chantier.

 

Le calendrier des travaux a été impacté par plusieurs événements imprévus. Un effondrement de talus sur la piste, les événements de mai 2024 et des problèmes géotechniques lors des travaux de fondation pour la protection aval ont nécessité des interventions supplémentaires. Ces contretemps ont contraint l’équipe à décaler les travaux d’une saison sèche, repoussant la fin du chantier à 2025.

 

 

 

Le chantier est également soumis à une contrainte majeure : maintenir l’alimentation en eau potable pendant toute la durée des travaux. Cela exige de l’exploitant une régulation méticuleuse du niveau de la retenue. L’objectif est d’éviter tout débordement de la crête tout en assurant l’approvisionnement continu de la tour de prise d’eau.

Aussi, bien qu’il ne s’agit que de régulation et non de lâcher d’eau par un déversoir comme cela peut se produire sur le barrage de Yaté, les usagers de la branche Est du parc doivent être sensibilisés sur la possible survenu de légères variations de niveau d’eau dans le cours d’eau (< 1 mètre), en particulier durant ces dernières phases de travaux.

Malgré les imprévus, la complexité de ces travaux et une climatologie plus humide que la normale pour la saison, toutes les mesures ont été prises pour maîtriser au mieux  le calendrier et les coûts du projet.  À ce stade, la livraison des travaux devrait être possible d’ici la fin de cette année.

Un projet structurant inscrit dans la PEP et la stratégie d’adaptation au changement climatique 

S’agissant du captage d’alimentation en eau potable le plus important de Nouvelle-Calédonie en volume et en nombre d’habitant desservis, la sécurisation de cette infrastructure répond à l’objectif stratégique N°1 de la Politique de l’eau partagée (PEP)  « Sanctuariser nos zones de captage et nos ressources stratégiques, préserver nos milieux ». À l’issue des travaux, un périmètre de protection des eaux sera instauré et l’exploitation de l’ouvrage sera régularisée sur le plan administratif et juridique suivant les nouvelles règles fixées par loi du pays relative au domaine public de l’eau récemment promulguée.

 

 

Par ailleurs, en renforçant la sécurité structurelle du barrage par une augmentation du niveau de protection de l’ouvrage face aux événements climatiques majeurs, ces travaux s’inscrivent également dans les mesures d’adaptation au changement climatique.

Enfin, le chantier, labellisé « Chantier vert » bénéficie de stations de suivi,  de la mise en place de barrages anti sédiments et d’une gestion spécifique des déchets et des déblais. Des dispositions sont prises telles que la revégétalisation à raison de dix arbres à planter pour un seul arraché.

Ces travaux améliorent l’accès au barrage, améliorent les dispositifs de contrôle et de suivis de l’ouvrage et améliorent la gestion des eaux de ruissellement, ce qui aura aussi des effets positifs directs sur la qualité de l’eau et des habitats de la faune dulçaquicole.

 

Les travaux en chiffres

La réalisation de ces travaux s’inscrit dans le cadre des contrats de développement État/Nouvelle-Calédonie 2017-2022 et 2024-2027. Le coût global du projet est évalué aujourd’hui à 1 milliard de francs, avec un cofinancement de l’État à hauteur de 50 % sur le premier contrat et de 68 % sur le second.

 

Dimensions de l’ouvrage :

  • Hauteur : 38 mètres
  • Largeur : 2 mètres en crête et 3 mètres à la base
  • Longueur : 104,50 mètres
  • Capacité : une réserve de 478 000 m3 en côte de fonctionnement normal
  • Volume de la retenue : 0,5 million de m3
  • Production: 15 millions de m3 / an d’eau potable à la commune de Nouméa, une partie de Dumbéa et à la SLN (environ 115 000 habitants)

 

  • Maîtrise d’ouvrage : Nouvelle-Calédonie – Davar
  • Exploitant du barrage : Ville de Nouméa
  • Délégataire du service public : Calédonienne des eaux
  • Maîtrise d’œuvre : Tractebel – Tea Ingénierie, Becib, Omnis, Capse NC
  • Entreprises Travaux Piste : EL2T, accompagnée de Dumez, Ben Yamina, LGC, SIRAS, Chlorophyl
  • Entreprises Travaux Barrage : Dumez, accompagnée de GFC, Freyssinet, Geolithe Ocean Pacifique, Ginger LBTP NC, GURRERA sarl, STAC sarl, Cegelec NC et Scifodiam sarl

 

Rencontre avec les lycéens lauréats du concours national “Découvrons notre Constitution”

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge de l’enseignement et Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement, se rendront ce vendredi 1er août à 11h30 au lycée Lapérouse, afin de rencontrer les élèves lauréats du premier prix du concours national « Découvrons notre Constitution ».

 

Dans le cadre de ce concours, les lycéens ont réalisé une vidéo de trois minutes, mettant en lumière les institutions françaises et les accords fondateurs de la Nouvelle-Calédonie. Leur réalisation a été saluée par le jury pour sa qualité, sa maturité et sa justesse.

 

Cette distinction constitue une belle reconnaissance pour une jeunesse calédonienne engagée, curieuse de comprendre son environnement institutionnel, désireuse de dialoguer et déterminée à faire entendre sa voix

Point d’avancement des travaux de confortement du barrage de la Dumbéa

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jérémie Katidjo-Monnier et Adolphe Digoué, membres du gouvernement respectivement chargé de la politique de l’eau et de l’agriculture et de l’élevage, ont visité le chantier lié aux travaux de confortement du barrage de la Dumbéa, en présence du Haut-commissariat, des membres du Comité de l’eau, des communes de Nouméa et de Dumbéa et des services de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR).

L’occasion de faire un point d’avancement avec l’ensemble des partenaires du projet alors que ces travaux entrent dans leur phase la plus critique, à savoir la découpe et la reconstruction du seuil déversant. 

Visite d’entreprises par le membre Christopher Gygès

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de l’économie, du commerce extérieur, de la fiscalité, du travail et de l’emploi, de l’énergie, du numérique et de l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie, procédera à différents déplacements ce jeudi 31 juillet 2025 :

  •  8 heures à la Station N : cette visite a pour but d’inaugurer officiellement la programmation événementielle de la Station N, hub de l’entrepreneuriat et de la tech en Nouvelle-Calédonie.

Avec plus de 75 participants, cet évènement permettra d’introduire et de sensibiliser les acteurs économiques au sujet stratégique que constitue la cybersécurité et l’importance de créer une culture commune autour de ce sujet pour faire face de la meilleure des manières aux menaces que représentent les cyberattaques sur le territoire.  

 

  •  9h30 à IMA Reef Outlet (ZIZA de Paita – à côté de Veggies) : la société IMA Reef a été entièrement détruite lors des événements de mai 2024. Cette visite a pour but de soutenir les entrepreneurs qui œuvrent à la reconstruction économique de la Nouvelle-Calédonie.

 

  • 10h30 à Ateliers Mécanique et Chaudronnerie – AMC (15 rue Auer – Ducos) : Spécialisée dans la chaudronnerie, l’usinage et la découpe industrielle, AMC a su diversifier sa production, au vu de la crise du nickel, en se spécialisant dans la production de bateaux artisanaux de pêche en aluminium.

 

Christopher Gygès poursuivra sa tournée des entreprises le vendredi 1er août à 8h30 en visitant les installations de Data Service Pacific – groupe CIPAC (Rue Gervolino – Magenta). Cette visite s’inscrit dans le cadre du développement d’infrastructures de stockage de données par des opérateurs privés en Nouvelle-Calédonie pour faire de notre territoire un réel Hub dans le secteur.

Communiqué Tsunami Russie- Risque de tsunami modéré avéré – Mouvements anormaux du niveau de la mer 

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Mouvements anormaux du niveau de la mer 
Évacuation du littoral
Pas de déclenchement des sirènes

Un séisme de magnitude 8.7 s’est produit au large du Kamtchatka, en Russie, ce jour, 30 juillet 2025, à 74 km de profondeur.

Compte tenu de sa localisation, de sa profondeur et de sa magnitude, aucun risque de tsunami destructeur n’est avéré pour la Nouvelle-Calédonie.

Cependant, des mouvements anormaux du niveau de la mer de 30 cm à 1 mètre peuvent être observés de 21h00 à 22h30, correspondant à un tsunami de faible intensité. Le premier touché est estimé sur Lifou à 21h00 et  le dernier touché sur le secteur de Numbo à Nouméa à 22h00.

En l’absence de risque de submersion importante du littoral, il n’est pas nécessaire pour la population de se rendre sur les hauteurs ou dans les zones refuge. Néanmoins, il est recommandé d’éviter les abords immédiats du littoral (plages, platiers, mises à l’eau…). Au regard de ces informations, la sécurité civile appelle la population à la plus grande vigilance et à rester informée.

Lancement des expositions « Architectures contemporaines en terre et en fibres » et « Architectures calédoniennes durables »

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Petelo Sao, membre du gouvernement chargé de la construction et du développement de l’innovation technologique, a animé mardi 29 juillet au centre culturel Tjibaou, une conférence de presse pour le lancement de l’exposition « Architectures contemporaines en terre et en fibres ». Organisée en collaboration avec les élèves du BTS études et réalisations d’agencements (ERA) du lycée Petro-Attiti, cette exposition met en avant des projets de création utilisant des matériaux biosourcés ou géosourcés.

En terre et en fibres : quand la tradition inspire les architectures contemporaines

L’exposition « Architectures contemporaires en terre et en fibres » met en lumière 24 projets, lauréats des concours Terra Awards, Fibra Awards, Terra Fibra Awards et Materia Awards qui, depuis 2005, récompensent les projets et créations utilisant des matériaux biosourcés et géosourcés .

Lors de ces concours, les constructions sont sélectionnées pour leur qualité architecturale, leur valorisation des savoir-faire locaux et leur insertion dans le territoire. Elles représentent des solutions techniques vertueuses face aux défis climatiques et à la nécessité d’adapter la construction pour qu’elle soit plus durable et plus respectueuse de l’environnement.

L’exposition conçue sous la direction de Dominique Gauzin-Müller, architecte-chercheuse co-commissaire de l’exposition, avec Steven Mériadec, responsable de la cellule habitat et urbanisme (CHU) de la Nouvelle-Calédonie a pu être réalisée grâce à l’appui technique du Pavillon de l’Arsenal : centre d’architecture et d’urbanisme de Paris, Amàco et les Grands ateliers et au soutien financier de l’ordre des architectes de Nouvelle-Calédonie, de la mission des affaires culturelles de l’État et du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

 

Elle souligne l’importance de l’intelligence constructive et de la complémentarité des matériaux, en évitant une approche centrée sur une unique solution technique. Elle vise à promouvoir des architectures frugales, créatives et ancrées dans leur territoire, ouvrant de nouveaux horizons pour la construction et la rénovation.

« De tout temps l’humain a cherché à s’abriter et a donc développé des techniques adaptées à l’environnement dans lequel il vit. La modernité et la globalisation nous ont poussés à développer d’autres techniques de construction, parfois éloignées de ce que nos ancêtres ont pu élaborer, a indiqué le membre du gouvernement Petelo Sao. Les crises successives que nous avons traversées nous ont rappelé qu’il fallait composer avec ce que nous avons à portée de main dans notre environnement immédiat et nous ont encouragés à faire preuve de plus de frugalité. Cette façon de penser dépasse le cadre calédonien car elle est devenue une dynamique mondiale comme en témoignent les projets exposés au centre culturel Tjibaou ».

L’exposition « Architectures calédoniennes durables »

En complément de cette exposition, sera proposée une exposition sur l’architecture calédonienne durable qui permettra de découvrir la capacité des acteurs et des professionnels locaux du bâtiment à œuvrer pour un cadre de vie calédonien plus vertueux, en s’appuyant sur les savoir-faire et matériaux locaux. L’ambition d’un tel travail est de réduire les vulnérabilités, de ne pas augmenter les risques, de réduire l’empreinte carbone des bâtiments et d’éviter plus d’émissions de gaz à effet de serre.

Les projets présentés à travers cette exposition installée dans l’allée centrale du centre culturel, sont l’occasion de valoriser des parcours individuels d’acteurs de l’aménagement du territoire engagés dans la construction durable, soucieux de conserver un environnement apaisé et de développer une économie responsable, en encourageant l’emploi de matériaux géosourcés et biosourcés.

 

Ces projets ont été choisis car ils sont des exemples de la mise en avant de l’architecture et  de l’urbanisme durables.

« Nous sommes tout à fait capables en Nouvelle-Calédonie de nous inscrire dans une démarche d’écoconstruction. Des filières sont en cours de structuration, comme celle du bambou ou celle du chanvre, et méritent d’être développées afin de répondre, par exemple, aux problèmes d’approvisionnement que l’on peut rencontrer sur notre île », a ajouté Petelo Sao.

Les élèves du BTS ERA impliqués dans la démarche

Lors de la préparation de ces expositions, le gouvernement a souhaité impliquer la jeunesse dans la démarche en prenant contact avec la filière « études et réalisations d’agencements » ERA (BTS et Bac pro) du lycée Petro-Attiti, qui s’était déjà illustré en participant au concours d’idées organisé lors du symposium : « Imaginer l’habitat océanien », porté par le gouvernement en 2022.

 

À la suite de la fermeture du lycée Petro-Attiti après les dégâts subis lors des événements de mai 2024, la filière ERA a été contrainte de déménager au lycée Jules-Garnier. Privés de leurs plateaux de travail et de leurs stages en entreprises, étudiants et enseignants ont décidé de mettre en place une dynamique de co-working inversé pour pallier ce manque. Dans ce dispositif, ce ne sont plus les étudiants qui se déplacent en entreprise, mais les professionnels qui viennent à leur rencontre. Le co-working inversé favorise un apprentissage actif : travail en équipe, gestion de projet, communication, respect des délais et approche transdisciplinaire.

Dans cette optique, les étudiants ont travaillé à l’organisation des deux expositions. Ils ont été chargés de concevoir des échantillons de matériaux géosourcés et biosourcés disponibles en Nouvelle-Calédonie, auxquels ont été associées six affiches explicatives qui seront visibles au centre culturel Tjibaou.

Les élèves du BTS communication (lycée Lapérouse)

Afin de rendre plus inclusives ces expositions, les étudiants en BTS communication au lycée Lapérouse ont élaboré des panneaux qui permettront, via des QR codes, d’en savoir plus sur l’écoconstruction grâce notamment à des vidéos réalisées par leurs soins.