Communiqué levée du dispositif ORSEC 2 – Communes de l’Île des Pins et de Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Compte tenu de l’efficacité des actions menées par l’ensemble des moyens engagés et de l’amélioration des conditions météorologiques, les feux de forêt survenus sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac sont déclarés définitivement maîtrisés et éteints.

En conséquence, le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est levé ce jour à 17 heures sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac.
Bilan des opérations :
● Aucune victime n’est à déplorer ;
● Environ 2 040 hectares de végétation ont été impactés par les incendies, tous secteurs confondus.

Secteur : Île des Pins
Les opérations auront mobilisé pendant 15 jours des moyens humains et matériels exceptionnels, avec notamment :
● plus de 1 500 largages réalisés par les hélicoptères bombardiers d’eau ;
● les sapeurs-pompiers de la sécurité civile locale, ceux de l’aérodrome de l’Île des Pins et les militaires de la BMSC ;
● l’engagement de l’unité drones de la sécurité civile locale ainsi que celle de la Brigade des Militaires de la Sécurité Civile (BMSC) venue en renfort de l’Hexagone ;
● le soutien constant de l’association ABBN de l’Île des Pins.

L’ensemble de ces acteurs ont oeuvré jour et nuit, sans relâche, pour venir à bout du plus important feu de forêt enregistré depuis celui de la Montagne des Sources en décembre 2005.

Attentat terroriste de Bondi Beach, Australie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie exprime sa profonde émotion et sa solidarité à la suite de l’attaque survenue à Bondi Beach, à Sydney, en Australie, au cours de laquelle 16 personnes, dont un enfant, ont été tuées et 38 autres blessées.

Il adresse ses pensées les plus sincères aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, ainsi qu’à l’ensemble du peuple australien durement éprouvé par cet acte de violence. La Nouvelle-Calédonie tient également à saluer le courage et l’engagement des services de secours et des forces de sécurité mobilisés face à cette tragédie.

Liées par une histoire, une géographie et des relations humaines, économiques et institutionnelles étroites, la Nouvelle-Calédonie et l’Australie partagent des valeurs communes de paix, de liberté, de démocratie et de respect de la vie humaine. L’attaque perpétrée sur la célèbre plage de Bondi Beach constitue une atteinte grave à ces valeurs fondamentales.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie condamne avec la plus grande fermeté toute forme de terrorisme et de violence aveugle, qui cherchent à semer la peur, la division et la haine. De tels actes ne sauraient en aucun cas être justifiés.

Dans ce contexte, le gouvernement appelle les Calédoniens résidant en Australie ou y séjournant actuellement à la plus grande vigilance et à suivre strictement les consignes des autorités locales.

Dans ces moments de deuil, la Nouvelle-Calédonie réaffirme son soutien indéfectible à l’Australie et sa détermination à œuvrer, aux côtés de ses partenaires régionaux, pour la paix, la sécurité et le vivre-ensemble dans le Pacifique.

Accès aux soins des personnes en situation de handicap : bilan et perspectives de la Charte Romain Jacob

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’initiative de Naia Wateou, membre du gouvernement chargée notamment du secteur du handicap, avec la participation de Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé, une rencontre consacrée à l’accès aux soins des personnes en situation de handicap a été organisée au Médipôle le 12 décembre, à l’occasion des deux ans de la signature de la Charte Romain Jacob en Nouvelle-Calédonie.

Retour sur un engagement fort : la Charte Romain Jacob

La signature le 8 décembre 2023 de la Charte Romain Jacob en présence de Pascal Jacob,  a marqué un tournant majeur dans l’engagement collectif pour l’inclusion en santé en Nouvelle-Calédonie.

Cette charte, signée dans 21 pays par plus de 7 000 personnes, engagent les signataires à garantir un accès simplifié, adapté et digne à la santé pour toutes les personnes en situation de handicap.

Elle repose sur douze principes fondamentaux :

  • égalité d’accès,
  • accessibilité,
  • personnalisation des parcours,
  • formation des professionnels,
  • information claire,
  • implication des aidants,
  • respect de la dignité,
  • continuité du parcours de vie,
  • adaptation systémique des organisations,
  • coordination interprofessionnelle,
  • qualité de l’accueil,
  • évaluation continue.

Créée en 2014 de la volonté de personnes vivant avec un handicap, la charte Romain Jacob a été rédigée par et pour elles, avec des représentants des administrations sous l’égide de l’association Handidactique.

Elle vise à promouvoir une collaboration entre les professionnels de la santé, les établissements de soins et les autorités sanitaires, mais aussi le tissu associatif, les familles et les aidants ou encore les organismes de formation professionnelle continue, pour un meilleur accès aux soins des personnes en situation de handicap.

 

Naïa Wateou est revenue sur l’origine et les ambitions de cette Charte. « Il y a deux ans, sous l’impulsion du monde associatif, en lien avec le secteur du handicap, le personnel de santé et le monde institutionnel ont été interpellés sur l’importance de pouvoir accompagner les personnes en situation de handicap en milieu hospitalier. C’est tout l’objectif de la Charte Romain Jacob qui tend vers cet accompagnement pour éviter la rupture de soins pour ces personnes en situation de handicap ».

Des cas très concrets d’actions favorisant cet accueil ont été présentés lors de cette restitution, en soulignant la nécessité de personnaliser les parcours en prenant en compte les spécificités des patients et de leur handicap. Les besoins en matériel doivent notamment être anticipés dans le cas de patients en fauteuil roulant. Des « visites blanches » ont également été organisées en amont d’une véritable visite médicale pour rassurer certains patients.

Une démarche collective, ancrée dans le territoire

La rencontre de ce jour est l’occasion de rappeler l’importance de l’accès aux soins comme enjeu de dignité et de droits fondamentaux, en sensibilisant à cette problématique souvent invisible et méconnue des acteurs institutionnels.

 

Pour la membre du gouvernement, « l’humain doit rester au cœur de nos préoccupations et de celles des professionnels de santé ».

Ce temps de partage intervient deux ans après la signature de la charte en Nouvelle-Calédonie. Il a ainsi permis d’effectuer un état des lieux des avancées réalisées sur le terrain. Les acteurs concernés ont également pu partager leurs expériences et leurs pratiques, mais aussi échanger sur les difficultés et réalités rencontrées.

L’objectif de ce rendez-vous était avant tout de favoriser les échanges de pratiques, la compréhension mutuelle des contraintes de chacun en explorant collectivement les leviers possibles et de contribuer ainsi à l’émergence d’une dynamique territoriale.

« Cette charte ne s’appliquera pas de la même manière en province Sud où sont situés le Médipôle et les centres hospitaliers, qu’en province Nord ou dans les îles, a précisé Naïa Wateou. D’où l’importance d’avoir cette coordination entre partenaires institutionnels pour qu’il n’y ait pas de rupture dans l’offre de soins et le suivi des parcours individuels ».

La volonté de cette démarche multipartenariale est de poser les bases d’une vision partagée, en cohérence avec les travaux territoriaux (Maison calédonienne de l’autonomie, initiatives associatives et provinciales).

Partage d’expérience : actions engagées au CHT

Le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston-Bourret a présenté un retour d’expériences construit avec les patients, les familles, les représentants des usagers et les professionnels, autour de quatre volets :

1. Handisoins : personnalisation des parcours

Handisoins est un dispositif dédié à la coordination de parcours spécifiques. Il a pour missions d’analyser les besoins spécifiques liés au handicap, de mutualiser les rendez-vous pour limiter les déplacements des malades, d’anticiper les moyens matériels et humains et enfin d’offrir à chaque patient un accueil et un accompagnement personnalisé.

Plus d’une centaine de parcours a été coordonnée depuis la mise en place de ce dispositif, dont beaucoup de situations complexes, notamment pédiatriques et de polyhandicap.

2. Consultations délocalisées – « Aller Vers »

Pour les patients dans l’incapacité de se déplacer vers les structures hospitalières, plusieurs consultations spécialisées ont été organisées dans les lieux de vie, principalement sur Nouméa – en période test et de déploiement : au foyer Paul Reznick, à la Maison Gabriel Poedi et au centre d’accompagnement spécialisé évolutif (CASE) à Nouville.

Les actions menées comprennent :

  • des consultations dentaires dans les foyers,
  • des consultations de neurologie délocalisées,
  • des interventions auprès de patients vulnérables dans leurs établissements de résidence.

Ces interventions réduisent l’anxiété, évitent les déplacements éprouvants et permettent une prise en charge plus adaptée au cadre de vie réel du patient.

3. Comité Hospitalier Handisoins (C2H)

Ce comité, créé en 2024, constitue la gouvernance interne dédiée à l’accessibilité aux soins. Le C2H réunit toutes les parties prenantes au sein de l’hôpital (les directions concernées, des médecins, des soignants, les représentants des usagers, l’équipe Handisoins).

Il a pour missions d’analyser les situations signalées, de proposer des actions d’amélioration, de coordonner les acteurs internes et de relayer la dynamique de la Charte Romain Jacob au sein de l’établissement.

4. Travaux sur l’accessibilité physique et organisationnelle

Plusieurs actions ont d’ores et déjà été engagées, afin de réduire les obstacles physiques et organisationnels à l’accès aux soins des personnes en situation de handicap au CHT Gaston-Bourret :

  • création de nouvelles places PMR au niveau du faré du Médipôle ;
  • renforcement de la signalétique ;
  • réflexion sur les flux internes dans l’établissement ;
  • travail sur la fluidité des accueils et des accès.

L’ensemble des partenaires présents a salué les initiatives déjà engagées et les résultats positifs concrets qu’ils ont pu observer tant du côté des patients que des soignants. Le dispositif devrait désormais être étendu au sein de l’hôpital (urgences, bloc opératoire, hospitalisation) et aux patients en situation de handicap hors structures.

Communiqué n°4- activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Sur les trois feux de forêt qui se sont déclarés lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac, seuls les chantiers du lieu-dit « La Crinière » et du lieu-dit « Chagrin » nécessitent une sécurisation des lisières.
 

Le chantier de « La Crinière » est fixé et seulement un point chaud situé dans le brûlé est actif, ce qui ne constitue pas de risque de reprise.
La surface brûlée reste inchangée (100 ha). 

Concernant le chantier du lieu-dit « Chagrin », des fumerolles sont encore visibles et une reprise de feu s’est déclarée vers 13h. Un véhicule de la sécurité civile a été engagé pour sécuriser les points chauds. La surface brûlée a légèrement augmenté par rapport à hier soir soit 18 ha (+ 3 ha).

Un nouveau feu de forêt s’est déclaré en milieu de journée vers 13h au lieu-dit « Bwadouvalan ». Un moyen du RSMA a été sollicité en appui des moyens du SIVM nord et le chantier est fixé. Toutefois de nombreux points chauds nécessitent d’être sécurisés pour éviter tout risque de reprise.
Un groupe feux de forêt en renfort, composé de 16 sapeurs–sauveteurs de la brigade des militaires de la sécurité civile (BMSC), est en transit vers le RSMA de Koumac pour soutenir l’action opérationnelle en place. Ils seront engagés dès leur arrivée sur les chantiers « Chagrin » et « Bwadouvalan ».

Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est toujours en vigueur. L’évolution de la situation est stabilisée mais en raison des conditions météorologiques dégradées sur zone, le traitement de toutes les fumerolles est une priorité pour éviter tout risque de reprise.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°7 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.
Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée consolidée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1 916 hectares de végétation détruits par les flammes. Cette superficie n’est pas encore consolidée à ce jour.

Suite à la reconnaissance aérienne de ce matin, des points chauds persistent en limite de lisière de feu sur le secteur arrière droit.

Un commando de 10 sapeurs-pompiers de la sécurité civile et du SSLIA ont été projetés par hélicoptère sur une zone de poser à l’intérieur du brûlé pour intervenir au plus proche des fumerolles sensibles, appuyé par un hélicoptère bombardier d’eau. 37 bénévoles de l’association ABBN de l’Ile des Pins sont engagés sur des fumerolles accessibles depuis la RM3, à proximité de la tribu de Youati au lieu-dit Nâ Më.

La situation évolue favorablement et bien que nous soyons maîtres du feu, nous devons rester vigilants et intervenir sur toutes les fumerolles qui prennent de l’ampleur ; un travail éprouvant, long mais nécessaire. L’absence de précipitations et la présence d’un fort vent sur zone nécessite une surveillance accrue.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°6 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.

Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1900 hectares de végétation détruits par les flammes. Cette superficie n’est pas encore consolidée à ce jour.

Les actions de terrain de la veille ont permis de sécuriser les lisières encore actives au lieu-dit “du Château d’eau”, à proximité du cimetière des portés et à l’arrière du secteur droit à proximité de la RM3.

Suite à la reconnaissance de ce matin, deux points chauds (en lisière de feu sur le secteur arrière droit du chantier et au niveau du cimetière des déportés) et une reprise de feu (près de la tribu de Tourte) ont été identifiés.
Une soixantaine de sauveteurs en projection pionniers composés essentiellement de bénévoles de l’association ABBN de l’île des pins appuyés par des équipes de la sécurité civile et du SSLIA sont engagés sur le terrain appuyés par un hélicoptère bombardier d’eau.

La situation évolue favorablement, le feu est maîtrisé depuis hier soir. L’absence de précipitations et la présence d’un fort vent sur zone nécessite une surveillance accrue du chantier afin de traiter au plus vite les fumerolles naissantes en limites de lisière.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°3- activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Trois feux de forêt se sont déclarés lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac entre 03h du matin et 14h aux alentours du lieu-dit « La Crinière », du lieu-dit « Chagrin » et à proximité du RSMA.

Compte tenu d’un contexte dégradé en moyens de secours sur la commune de Koumac et à la demande du maire, le président du gouvernement a décidé d’activer le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 et a pris la direction des opérations de secours le même jour à 17 heures.

Les actions de la veille ont permis de fixer le feu sur le secteur dit de la “Crinière”. La surface brûlée reste inchangée (100 ha) et la reconnaissance aérienne de ce matin a permis d’identifier un seul point chaud sensible à l’arrière droit du chantier.

Ce dernier est en cours de neutralisation par une équipe au sol de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers de Koumac.

Concernant le secteur dit “Chagrin”, la reconnaissance aérienne de ce matin a permis d’identifier quatre points chauds sensibles à l’origine du départ de feu.

Une unité de la sécurité civile a été déposée par hélicoptère à proximité des points chauds pour les traiter, appuyée par l’hélicoptère bombardier d’eau. Le feu est fixé et la surface brûlée reste inchangée par rapport à hier soir (15 ha).

L’évolution de la situation est favorable mais en raison des conditions astrométéorologiques dégradées sur zone, le traitement de toutes les fumerolles est une priorité pour éviter tout risque de reprise.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

L’ADECAL devient le GIP la Technopole de Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la recherche, a présidé ce 9 décembre, la première assemblée générale du groupement d’intérêt public (GIP) Technopole, qui succède à l’association Agence de développement de la Nouvelle-Calédonie (ADECAL). Ce changement de statut intervient afin de mieux répondre à l’évolution des missions, des orientations stratégiques et du mode de gouvernance de la structure, créée en 1995 dans le but de promouvoir le potentiel économique de la Nouvelle-Calédonie à l’international.

Afin de répondre à une volonté partagée des pouvoirs publics, des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et du monde de l’entreprise, l’Adecal créée il y a 30 ans est devenue en 2011, l’Adecal Technopole avec pour ambitions de faire de l’innovation un levier de développement et de diversification de l’économie calédonienne. Elle avait notamment pour objectifs de favoriser l’émergence de filières et de projets innovants, notamment par la valorisation des ressources biologiques marines et terrestres, dont le potentiel reste encore largement sous-exploité.

Aujourd’hui, la Technopole compte 35 salariés répartis sur huit sites de développement expérimental et d’accompagnement dans les trois provinces. Elle comprend le pôle maritime et le pôle terrestre, chacun divisé en quatre grands secteurs de recherche destiné à apporter expertise, conseils, accompagnement, résultats d’essais et de tests.

Le centre des tubercules tropicaux partage le site de Port-Laguerre avec la direction du Développement durable des territoires (DDDT) de la province Sud et l’institut agronomique néo-calédonien (IAC). Ces différents acteurs mutualisent ainsi leurs moyens et leurs compétences dans le but d’assurer leurs missions de préservation du patrimoine végétal pour la conservation et la biosécurité des espèces endémiques.

Une évolution dans la continuité

14 ans après sa création, la Technopole de Nouvelle-Calédonie est actuellement constituée de deux parties thématiques et opérationnelles sur les « écosystèmes marins » et les « écosystèmes terrestres », réparties sur huit sites sur l’ensemble du territoire.

Les statuts ont dû être adaptés aux missions, aux activités, aux objectifs, à la stratégie et au mode de fonctionnement qui ont évolué depuis 2021, en adéquation avec les recommandations de la Chambre territoriale des comptes (CTC), du cabinet de conseil Atlas Management  et de la Stratégie territoriale de l’innovation (STI 2.0) avec la sortie de la partie innovation et le recentrage des activités sur les parties « terre » et « mer ».

Afin de s’adapter au mieux à ces évolutions, la structure associative devient un groupement d’intérêt public (GIP), qui implique davantage les principaux financeurs que sont l’État, la Nouvelle-Calédonie et les trois provinces, à travers une programmation triennale, des contributions financières fixées annuellement et une transparence accrue entre les instances de gouvernance et l’organe de gestion.

Le membre du gouvernement a souligné que « le changement de statut a déjà été validé depuis 2024. Le passage de statut associatif à celui de GIP a été entériné lors de l’Assemblée constitutive de ce jour ».

Des partenariats à consolider

Parmi les priorités et afin que ses actions soient plus adaptées aux besoins du monde économique, la Technopole envisage de redéfinir ses modalités d’intervention, dans une logique « clients » et avec un objectif de résultats (mode « projets », accompagnement des professionnels et des institutions, mise en place d’évaluation et d’indicateurs).

« Une des missions principales de la Technopole est notamment de mieux travailler avec les acteurs privés et de la recherche », a assuré la directrice de la structure Sylvia Cornu-Mercky.

Dans cette démarche, plusieurs pistes ont été validées :

  • développer la coopération public / privé s’agissant des projets et des financements associés ;
  • renforcer les liens avec les acteurs économiques et ceux de la recherche et œuvrer en étroite collaboration avec eux  dans l’objectif de développer et de renforcer le continuum « recherche / développement expérimental / actions de transfert au profit des acteurs » ;
  • mutualiser les sites et les équipes : concentration des centres « mer » à Foué, utilisation plus efficiente des ressources sur les sites de Port-Laguerre, de Nessadiou et du centre d’appui au développement rural (CADRL) à Maré.

La Technopole collabore déjà avec bon nombre de partenaires locaux : les directions et/ou services de l’État, de la Nouvelle-Calédonie et des 3 provinces, l’Agence Rurale, l’office de commercialisation et d’entreposage frigorifique (OCEF), le Sénat Coutumier, les trois chambres consulaires, les organismes professionnels (BioCalédonia, REPAIR, etc.), les acteurs économiques, les start-ups, les organismes de formation, les organismes de recherche comme l’institut agronomique calédonien (IAC), l’IFREMER, l’institut de recherche et de développement (IRD), ou plus globalement avec le CRESICA.

Pour illustrer ce travail en synergie Sylvia Cornu-Mercky a pris l’exemple de la collaboration avec l’OCEF : « Ça fait une bonne dizaine d’années qu’on travaille avec l’OCEF sur des essais de variétés de pommes de terre. On fait un point sur les rendements, on effectue des tests organoleptiques, afin de permettre d’avoir une diversité dans l’assiette ».

La Technopole travaille également en étroite collaboration avec des start-ups (Aura Pacifica, Neofly, etc.), des clusters et des entreprises privées. Elle a également développé des liens dans la zone Pacifique.

Des missions recentrées

Sa mission demeure de promouvoir la diversification des économies « bleue » et « verte » en Nouvelle-Calédonie à travers l’émergence de projets et de filières nouvelles, voire innovantes en faveur du développement durable. Elle a également pour vocation de contribuer à la préservation et à la valorisation des ressources naturelles marines et terrestres.

« Dans le fond, les missions de la Technopole restent les mêmes, c’est-à-dire faire le lien entre la recherche scientifique et le monde économique à travers des expérimentations ou des transferts de technologie et l’accompagnement des acteurs pour permettre cette passerelle », a expliqué Samuel Hnepeune.

Néanmoins, avec un budget et des moyens réduits, « la Technopole doit définir des priorités en fonction des attentes du secteur privé. et des commandes des collectivités sur les différents secteurs. On continue à apporter notre appui aux filières qui existent déjà », a précisé le membre du gouvernement.

Pour 2026-2028, le GIP a ainsi recentré son champ d’intervention, dans une démarche durable, avec, en toile de fond, la lutte contre le changement climatique et la contribution à l’autonomie alimentaire, autour des thématiques suivantes :

  • l’amélioration des pratiques culturales et aquacoles, notamment, en valorisant l’utilisation de produits locaux et/ou de méthodes alternatives ;
  • la fourniture de matériel biologique sain et sélectionné aux professionnels ;
  • la conservation, l’évaluation et la valorisation des ressources marines et terrestres ;
  • la création d’outils d’aide à la décision (données technico-économiques, pêche) ;
  • l’accompagnement des privés dans leurs demandes, dans leurs besoins, ou dans la preuve du concept (start-ups).

Ce changement de statut permettra de consolider une feuille de route triennale co-construite et partagée avec les acteurs. Cette feuille de route aura pour objectif d’intensifier les liens entre la recherche et l’économie calédonienne afin de transformer la science en solutions concrètes au service des filières bleues et vertes, en restant à l’écoute et au service des acteurs du terrain.

 

La Technopole en chiffres

La Technopole, c’est aujourd’hui :

35 salariés sur 8 sites de développement expérimental et d’accompagnement

8 filières concernées : 4 « terre » et 4 « mer » sur lesquelles la Technopole apporte expertise, conseils, accompagnement, résultats d’essais et de tests.

Chiffres clés 2024

  • « Pôle terrestre »

58 personnes formées en apiculture

82 visites sanitaires chez les apiculteurs

Fourniture de 180 reines fécondées aux apiculteurs (vente et plan de sélection génétique) pour améliorer les performances de leur cheptel apicole

2 047 ouvertures de ruches dans le cadre de l’accompagnement des apiculteurs sur les province Nord et Iles Loyauté

Evaluation de 10 variétés de pomme de terre dont 8 nouvelles

Afin de diversifier l’offre aux consommateurs : évaluation en conduite biologique (selon la norme océanienne : AB) de 10 variétés de choux, 6 de choux-fleurs, 4 de brocolis et 7 de tomates

Conservation de 410 variétés de tubercules (igname, taro, patate douce et manioc)

Fourniture de 21 variétés au Conservatoire de l’Igname

4 317 kg de semences d’igname vendues aux acteurs

  • « Pôle marin »

19 visites de veille sanitaire chez les crevetticulteurs

Production de 18 000 alevins de picots rayés (démarche de co-culture crevettes / picots rayés)

Observation de 28 campagnes de pêche (216 jours de pêche) pour élaborer des outils d’aide à la décision (durabilité de la pêche hauturière)

Communiqué n°5 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.
Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1900 hectares de végétation détruits par les flammes.
Les actions de terrain de la veille ont permis de sécuriser les lisières encore actives sur le périmètre du feu.
Suite à la reconnaissance aérienne de ce matin, deux secteurs ont été identifiés avec des points chauds sensibles au lieu-dit “du Château d’eau” et aux alentours du dépotoir.

73 sauveteurs de la sécurité civile, de l’aérodrome (SSLIA) de l’association ABBN de l’île des pins et de la mairie appuyés par 1 hélicoptère bombardiers d’eau se sont déployés sur ces deux secteurs pour traiter les fumerolles. Une grande partie de la population est également mobilisée pour assurer un soutien logistique aux équipes engagées sur le terrain.

La situation évolue favorablement et le commandant des opérations de secours devrait passer feu maîtrisé d’ici la fin de journée.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°2 – activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Trois feux de forêt se sont déclarés ce lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac entre 03h du matin et 14h aux alentours du lieu-dit « La Crinière », du lieu-dit « Chagrin » et à proximité du RSMA.

Compte tenu d’un contexte dégradé en moyens de secours sur la commune de Koumac et à la demande du maire, le président du gouvernement a décidé d’activer le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 et a pris la direction des opérations de secours ce lundi 8 décembre 2025 à 17 heures.
Le premier renfort de la sécurité civile a pris contact avec le commandant des opérations de secours (COS) hier soir à 19h46 et a été engagé sur le secteur dit de la Crinière pour traiter un foyer actif menaçant la société Label explo qui stocke des explosifs pour les mines.

Depuis 4h ce matin, la seconde vague de renfort de la sécurité civile et des moyens réquisitionnés du SIVM sud et de la commune de Bourail ont été engagés. Le dispositif final composé de 9 véhicules, d’1 hélicoptère bombardier d’eau et de 19 sapeurs-pompiers ont été répartis par le COS entre 7h et 10h00 pour sécuriser le secteur de “la Crinière”. Environ 100 ha de végétation ont été détruits par l’incendie sur ce secteur qui est considéré comme fixé.

Le secteur du RSMA est sécurisé par les moyens internes au RSMA et 7 ha de végétation ont été détruits par le feu. Ce secteur est considéré comme maîtrisé.
Enfin, le secteur du lieu dit “Chagrin” est toujours en évolution libre et ne menace pas d’habitation. La surface brûlée parcourue par l’incendie est estimée à 11 ha.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.