Une réunion autour des perspectives pour le tourisme de croisière en Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé du transport maritime, a rencontré jeudi 17 avril, les responsables de l’Agence Kenua, représentante de la compagnie de croisière Carnival en Nouvelle-Calédonie. L’objectif de cette réunion était d’évoquer les perspectives de développement du tourisme de croisière, secteur porteur pour l’économie du territoire.

Le membre du gouvernement a présenté à l’agence son ambition de faire de Nouméa une destination phare des compagnies de croisière grâce à des investissements en termes d’aménagement du port autonome et de la petite rade, qui offre actuellement peu de manœuvrabilité pour les navires de grande taille. Il a de plus insisté sur les investissements à réaliser dans les îles Loyauté et notamment Lifou, qui accueille à elle seule 100 touchés de navires par an, mais également pour permettre la réouverture des escales à Maré et à l’île des Pins.

Un besoin crucial de formation

Le sujet de la formation était aussi au cœur des discussions avec un réel besoin exprimé par les compagnies de croisière d’avoir, en Nouvelle-Calédonie, des personnes formées et bilingues pour proposer à leurs clients des activités de plein air (randonnées palmées, sorties pédestres, …) Cette demande est d’autant plus cruciale face au manque de guides compétents et disponibles, un défi majeur à relever.

Par ailleurs, la Nouvelle-Calédonie manifeste une volonté forte d’offrir à sa jeunesse des opportunités d’emplois supplémentaires grâce aux postes disponibles sur les paquebots. Il est également essentiel d’inciter à faire découvrir les singularités des métiers, tels que ceux de l’hôtellerie (serveurs, réceptionnistes), de la restauration (chefs, cuisiniers), du divertissement (musiciens, techniciens de spectacle), ou encore des services techniques (mécaniciens, électriciens). Ces carrières diverses et enrichissantes offrent une chance unique de voyager tout en travaillant.

La taxe croisière en question

Il a enfin été question de la loi du Pays sur la « taxe croisière », actuellement sur le bureau du Congrès. Ce texte permettrait de financer des équipements et des infrastructures au profit du développement du secteur de la croisière. Néanmoins, il est crucial selon les représentants des compagnies de croisière de définir les modalités de mise en œuvre de cette taxe, afin de proposer un délai d’adaptation aux opérateurs de croisières.

Pour rappel, le tourisme de croisière génère des retombées économiques significatives. Elles sont par exemple estimées à 2,4 milliards de francs par an, rien que pour la ville de Nouméa.

Les « points conseil numérique » : des outils de proximité au service de l’inclusion numérique

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé du numérique, a signé une convention concernant la mise en place de « points conseil numérique » avec Thomas De Deckker, directeur général de l’Office des postes et télécommunications (OPT-NC) et les partenaires du projet. Ce dispositif a pour objectif de réduire la fracture numérique en facilitant l’accès aux services en ligne et en accompagnant les Calédoniens dans leurs démarches numériques.

L’inclusion numérique : un axe stratégique du PSEN 2024-2027

 

Le développement des compétences numériques des Calédoniens est un enjeu majeur pour le territoire, non seulement pour favoriser l’insertion économique et sociale des populations, mais aussi pour moderniser nos administrations et dynamiser l’économie.

Dans cette perspective, l’inclusion numérique constitue un axe stratégique du Plan stratégique pour l’économie numérique (PSEN) 2024-2027 du gouvernement, mais aussi du plan stratégique Construire Demain de l’OPT-NC.

En effet, malgré l’accélération de la transformation numérique, une partie de la population calédonienne demeure en difficulté face aux outils numériques.

« Aujourd’hui, 40 % des foyers ne possèdent pas d’ordinateur et 20 % des habitants déclarent avoir besoin d’aide dans ce domaine », a rappelé Christopher Gygès. En conséquence, seul un Calédonien sur deux effectue ses démarches en ligne.

Afin que la digitalisation des services publics et privés ne creuse pas davantage les inégalités, il est essentiel de mettre en place des dispositifs concrets permettant l’accompagnement des usagers au plus proche de chez eux.

C’est dans ce contexte que le dispositif des Points Conseil Numérique (PCN) a été lancé, avec pour objectif d’aider chaque Calédonien à maîtriser les outils numériques indispensables.

« Il faut que la numérisation profite à l’ensemble des Calédoniens. On ne pourra faire du secteur du numérique une véritable filière de diversification économique, que si l’on parvient à toucher l’ensemble de la population partout sur le territoire, notamment sur la partie des services publics. Les PCN jouent ce rôle d’inclusion numérique et d’accompagnement », a déclaré le membre du gouvernement.

Le « point conseil numérique » : un outil de proximité

Les « point conseil numérique » (PCN) sont des espaces installés dans plusieurs agences OPT, équipées de matériel informatique et d’une connexion internet, où des agents formés par l’ensemble des partenaires accompagnent les usagers dans l’utilisation du numérique au quotidien.

« On s’est dit que notre réseau de 34 agences représentait véritablement une force dans l’aménagement du territoire et permettait d’accompagner les personnes en difficulté ou en situation d’illettrisme et ’innumérisme dans leurs démarches numériques », a expliqué Thomas De Deckker.

Ces structures ont pour objectif :

  • de lutter contre l’exclusion numérique en proposant un accès à du matériel et à une connexion ;
  • d’accompagner les usagers dans leur utilisation du numérique et de favoriser leur autonomie, en particulier pour les démarches administratives en ligne ;
  • de sensibiliser aux usages numériques essentiels (navigation, cybersécurité, identité numérique, etc.).

Via les PCN, le gouvernement et ses partenaires entendent toucher en priorité les personnes en situation de fragilité numérique : seniors, demandeurs d’emploi, personnes en difficulté sociale, etc.

Une phase de test est prévue pour 2025 dans six agences pilotes réparties sur le territoire : Tontouta, Bourail, Koné, Koumac, Yaté et Maré (agence de Tadine).

Si cette phase de test s’avère concluante, le dispositif pourrait s’étendre à d’autres agences OPT, voire à d’autres acteurs.

 

Le rôle des partenaires

Dans le cadre de ce projet :

  • le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie coordonne le dispositif et met à disposition des outils et des moyens pour faciliter l’accompagnement au quotidien ;
  • l’OPT-NC, engagé dans la modernisation de ses agences et l’accompagnement des clients, mobilise son réseau et ses équipes pour favoriser l’inclusion numérique sur tout le territoire. Avec cette initiative, l’office associe digitalisation et accompagnement humain, plaçant l’accessibilité au cœur de sa mission de service public ;
  • les partenaires du programme (la province Sud, la CAFAT, Enercal, EEC, la Calédonienne des eaux, la SIC, la direction des finances publiques de la Nouvelle-Calédonie) assurent la formation des aidants numériques sur les différentes démarches en ligne et mettent à leur disposition des référents pouvant répondre à leurs questions. 

Le PANC : modernité, ambition et attractivité pour une ouverture sur le monde

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé du transport maritime, a présenté mercredi 16 avril, les axes de développement constituant la stratégie de modernisation de port autonome de Nouvelle-Calédonie (PANC). Véritable pilier économique, cette structure entend renforcer son rôle central dans le commerce, la croisière, l’innovation maritime et l’aménagement urbain.

Le port dispose d’un potentiel de développement inégalé dans le Pacifique, notamment en lien avec sa situation géographique, ses infrastructures, ses deux rades et son domaine terrestre de plus de 80 hectares. Pourtant, plusieurs segments restent sous-exploités : la grande croisière, l’accueil de porte-conteneurs plus imposants ou les chantiers navals.

Dans le but d’accélérer sa transformation, cinq axes de développement stratégiques ont été actés :

1.         Moderniser le terminal de commerce pour sécuriser et fluidifier les échanges ;

2.         Développer la croisière pour renforcer l’attractivité touristique ;

3.         Créer un pôle scientifique et technique à vocation régionale ;

4.         Renforcer la filière de maintenance et de déconstruction des navires ;

5.         Penser le port avec la ville : vers une vision urbaine intégrée et durable.

« Nous voulons travailler sur un concept de hub régional, a affirmé le membre du gouvernement Samuel Hnepeune.  Aujourd’hui, Singapour est considérée comme la porte d’entrée de l’Asie. Pourquoi Nouméa ne pourrait-elle pas devenir la porte d’entrée du Pacifique ? Le président de la République insiste depuis plusieurs années sur le développement de l’axe indopacifique. La Nouvelle-Calédonie pourrait en profiter et se positionner comme une plateforme dotée d’infrastructures et de services adaptés, et ainsi bénéficier d’un rayonnement au niveau régional ».

Moderniser le terminal de commerce pour sécuriser et fluidifier les échanges

Premier point d’entrée des marchandises en Nouvelle-Calédonie, le terminal de commerce accueille 95 % des produits importés, dont 75 % de denrées alimentaires. Face aux enjeux d’approvisionnement et de compétitivité, le port lance une vaste modernisation :

  • Construction du poste 8, un quai de 250 mètres, pour augmenter la capacité d’accueil de navires de commerce.  Coût : 1,5 milliard de francs injectés entre 2025 et 2026 pour achever l’ouvrage ;
  • Étude d’un nouvel espace logistique de 20 000 m² destiné à accueillir deux quais supplémentaires et une plateforme dédiée. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera étudié dès cette année 2025 ;
  • Réorganisation des flux : automatisation du comptage des conteneurs, séparation des flux d’entrée/sortie, contrôle automatisé. Coût : 150 millions de francs seront nécessaires pour cette modernisation et automatisation ;
  • Renforcement de la sécurité, conformément au statut d’opérateur d’importance vitale (OIV) déclaré par les services de l’État, avec une enveloppe de 300 millions de francs dédiée à cette mise à niveau.

Développer la croisière pour renforcer l’attractivité touristique

Le marché de la croisière génère plus de 2,6 milliards de francs de retombées économiques annuelles avec 130 navires qui font escale, malgré des infrastructures encore limitées. « Cette partie nécessite que l’on révolutionne presque totalement l’organisation du port, puisque 80 % du trafic se fait en grande rade et 20 % en petite rade. Nous voulons inverser la tendance pour permettre un accueil des croisiéristes dans de meilleures conditions », a détaillé Samuel Hnepeune.

Le port souhaite donc consolider cette filière stratégique en deux temps :

  • D’ici 2026, amélioration de l’existant : réaménagement de la Gare maritime Ferry (GMF) et extension des quais, pour mieux accueillir les croisiéristes dans des conditions optimales. Coût : 400 millions de francs ;
  • À l’horizon 2028, mise en service d’un terminal de croisière moderne en petite rade, pour fidéliser les grandes compagnies, renforcer la compétitivité et augmenter la fréquentation du port.

Créer un pôle scientifique et technique à vocation régionale

Le PANC entend se positionner comme un hub de la recherche maritime dans le Pacifique, en accueillant régulièrement des navires scientifiques (recherche océanographique, surveillance environnementale) et techniques (câbliers sous-marins).

« Nous avons une forte demande de faire de Nouméa le port de base ou simplement de passage de certains navires scientifiques et nous avons les infrastructures et les services portuaires qui s’y prêtent », a assuré le membre du gouvernement.

Ce pôle favorisera :

  • la collaboration entre acteurs publics et privés ;
  • le développement de la Bluetech (technologies maritimes innovantes) ;
  • l’implantation durable d’activités à forte valeur ajoutée pour les jeunes calédoniens.

Renforcer la filière de maintenance et de déconstruction des navires 

Grâce à ses cales de halage de 200 et 1 000 tonnes, le port dispose d’un fort potentiel de développement dans la maintenance et le démantèlement de navires, avec un impact positif sur l’emploi et l’économie locale. « C’est un sujet sur lequel la Nouvelle-Calédonie travaille depuis longtemps. Il y a un volume de bateaux à traiter conséquent et des discutions sont bien engagées avec la Marine nationale pour la déconstruction, par exemple, de deux de ses P400, qui pourrait très bien se faire ici, avec des infrastructures adaptées », a indiqué Samuel Hnepeune.

  • En 2024, début de la mise aux normes ICPE (installations classées pour l’environnement) de la cale 1 000 tonnes, pour accueillir les démantèlements réglementaires (comme ceux des patrouilleurs P400 de la Marine nationale) ;
  • En septembre 2025, ouverture d’une plateforme de traitement de 1 000 m², financée en partie par l’État. Coût : 200 millions de francs ;
  • Lancement en 2025 d’un service de nettoyage de coques, indispensable pour répondre aux exigences de pays voisins (Australie, Nouvelle-Zélande), et source de nouvelles escales commerciales.

Penser le port avec la ville : vers une vision urbaine intégrée et durable

Les projets du PANC sont menés en partenariat avec la Ville de Nouméa pour bâtir une interface ville-port cohérente, fonctionnelle et accueillante :

  • Réaménagement des flux passagers autour de la Gare maritime Ferry (GMF) et optimisation de la gestion des espaces. Coût : 35 millions de francs dès 2025 ;
  • Mutualisation des infrastructures pour éviter les surcoûts (croisière, grande plaisance, navires scientifiques) ;
  • Lancement du RENAQ (raccordement électrique des navires à quai) : projet d’envergure visant à réduire l’usage des moteurs en escale et donc les émissions polluantes. Coût : 1,5 milliard de francs.

 

Avec ces projets structurants, le port autonome s’inscrit dans une dynamique de croissance durable, au service de l’économie calédonienne, de l’emploi local et de la transition écologique. Il affirme son ambition : devenir un port de référence dans le Pacifique Sud, innovant, performant et intégré à son territoire.

 

Le PANC en quelques chiffres

  • 5 installations portuaires
  • 2 cales de halage
  • 3 gares maritimes
  • 70 bâtiments (docks et bureaux)
  • 1700 mètres linéaires de quai
  • 45 hectares de terre‐pleins
  • 1 500 hectares de plan d’eau (petite rade et grande rade)
  • 1 039 emplois directs (secteur du transport maritime et de la logistique)
  • 2ème port ultramarin en volume de trafic avec 5 milliards de tonnes de manipulés (dont 3 milliards de tonnes de minerais) et 100 000 containers

Les scories inscrites au référentiel de la construction de la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Petelo Sao, membre du gouvernement chargé de la construction et de l’innovation technologique, Charles Dubois, directeur « technique, stratégie et excellence opérationnelle » à la Société Le Nickel (SLN) et Yves Veran, directeur de Doniambo Scories, ont annoncé mardi 15 avril, l’inscription d’un produit issu des scories produites dans l’usine de Doniambo au registre des matériaux agréés du référentiel de la construction de la Nouvelle-Calédonie (RCNC). Un pas en avant pour une construction plus durable et plus fiable.

Le Sland : un produit issu des scories

Les scories sont des co-produits du procédé pyrométallurgique.  Elles sont générées lors de la fusion du minerai de nickel dans des fours à arc électrique à très haute température (1600 °C). Plus d’un million de tonnes en sont produites chaque année avec une quantité de 150 000 tonnes de scories brutes vendues (100 000 tonnes localement et 50 000 tonnes exportées).

 

Elles peuvent être utilisées pour :

  • les travaux de remblais ;
  • la sous-couche routière ;
  • la fabrication de matériaux (en remplacement du sable naturel) ;
  • le sablage industriel ;
  • la composition du ciment (en cours d’étude).

 

À partir des scories stockées sur le site industriel de Doniambo, Doniambo Scories fabrique du Sland. Pour ce faire, les scories sont dessalées par lessivage des précipitations naturelles et sont ensuite criblées pour isoler un sable compris entre zéro et quatre millimètres.

Ce matériau peut être utilisé pour le sablage industriel, ou en tant qu’agrégats destinés aux bétons hydrauliques.

Le RCNC

Depuis 2016, la Nouvelle-Calédonie s’est dotée d’un cadre normatif destiné à structurer et sécuriser le secteur de la construction. Le RCNC agit comme un standard, véritable gage de qualité, attestant de la conformité d’un produit ou d’un procédé de construction.

En plus de garantir les bonnes pratiques techniques et la pérennité des ouvrages, ce référentiel permet de répondre aux défis liés à la diversité des matériaux disponibles sur le territoire, tout en assurant leur adéquation avec les standards nationaux.

Ainsi pour le membre du gouvernement Petelo Sao, l’inscription du sland au registre des matériaux agréés du RCNC est « une véritable opportunité pour la Nouvelle-Calédonie. [En effet] Ce que nous cherchons à valoriser c’est une ressource nouvelle et toute l’innovation technologique qu’apporte la revalorisation de ce matériau ».

 Un agrément pour cinq ans

Doniambo scories est la première entreprise de matériaux du BTP à s’être engagée dans la démarche d’agrément du RCNC.

Cet agrément est octroyé après vérification de conformité au référentiel technique proposé par le fabricant et validé au préalable par le comité technique d’évaluation du RCNC. Il permet aux produits et matériaux qui ne bénéficient pas d’une certification reconnue en Nouvelle-Calédonie d’être agréés comme matériaux de construction. C’est également un moyen d’offrir un avantage concurrentiel supplémentaire  pour trouver de nouveaux marchés à l’export.

« Dans la région, de nombreuses îles font face à des enjeux importants, notamment à cause de la montée des eaux, a ajouté Petelo Sao. La scorie permettra d’assurer une soutenabilité à ces territoires. Des pourparlers et des négociations sont aussi en cours avec les États-Unis, qui sont intéressés par ce produit ».

Pour la société Doniambo Scories, l’agrément est une opportunité de sécuriser les projets de construction grâce à des matériaux conformes, de faciliter l’accès aux marchés publics et privés en garantissant aux donneurs d’ordre l’assurabilité des ouvrages construits avec ces matériaux et d’offrir une solution locale et durable en évitant le recours à des matériaux importés naturels, puisque les scories sont une ressource largement disponible en Nouvelle-Calédonie.

« Le dernier frein à l’utilisation Sland dans le BTP était son assurabilité, a précisé Yves Veran, directeur de Doniambo Scories. Aujourd’hui, le RCNC nous donne le dernier maillon qui va permettre à un maître d’ouvrage qui voudra utiliser de la scorie dans son béton, de l’utiliser et d’obtenir de la part de l’assureur une garantie contre les vices de formes qui pourraient apparaître dans  les dix ans après la réalisation des bâtiments ».

L’agrément du RCNC, délivré pour une durée de cinq ans, prévoit une reconduction annuelle qui doit être demandée par le fabricant, afin de s’assurer du maintien du processus de qualité au sein de l’unité de fabrication. À l’issue de ces cinq ans, l’agrément doit faire l’objet d’une demande de renouvellement.

Des tests et des contrôles rigoureux

L’obtention de l’agrément au RCNC pour le Sland n’a été possible qu’après la réalisation d’essais en laboratoire prévus par le référentiel d’agrément granulats (BET01) et la justification de la conformité aux exigences fixées par ce cadre technique. Celui-ci précise notamment la méthode de définition de la granulométrie, les normes françaises applicables, les valeurs-limites de tests et la composition chimique du matériau. Le Sland a donc été soumis aux spécifications de granulats pour bétons prêts à l’emploi (mélange de ciment, de granulats, d’eau et d’adjuvants).

La procédure prévoit également un audit qualité du processus de fabrication et de suivi des tests et des contrôles.

La scorie

  • Domaines d’application
    • Remblai
    • Sous-couche routière
    • Enrobage des voiries et réseaux divers
    • Fabrication de matériaux
    • Sablage industriel
    • Composition du ciment

 

  • Quelques chiffres
    • Un million de tonnes de scories produites chaque année 
    • Plus de 25 millions de tonnes de scories disponibles
    • 100 000 tonnes de ventes annuelles de scories brutes en Nouvelle-Calédonie
    • Plus de 50 000 tonnes de ventes annuelles à l’export

 

  • Les avantages de leur réutilisation
    • Réduire l’impact industriel (réduction de l’empreinte carbone, éviter l’extraction de sable naturel)
    • Valoriser l’innovation calédonienne (développement de nouvelles filières, améliorer la construction)
    • S’inscrire dans une économie circulaire

Appel à candidatures : conception de formations à distance sur la plateforme « Parlons français »

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) lance une consultation pour la conception de formations à distance sur la plateforme « Parlons Français ». Les dossiers de candidature doivent être déposés le 15 mai 2025 au plus tard.

La consultation a pour objectif général de développer l’offre de formation à distance de la plateforme « Parlons français » à destination des enseignants de et en français de l’espace francophone.

Les objectifs spécifiques de l’appel à candidatures sont les suivants :

  • former aux outils numériques pour l’enseignement ;
  • faciliter la collaboration et la gestion des données ;
  • renforcer la sécurité et l’autonomie numérique ;
  • encourager l’innovation et l’expérimentation des technologies émergentes.

Cet appel à candidatures vise ainsi à harmoniser les compétences numériques dans les pays francophones, mais également à promouvoir des pratiques pédagogiques innovantes et inclusives, adaptées à la diversité des contextes d’enseignement-apprentissage.

Thématiques cibles

Les modules de formation proposés devront correspondre aux thématiques suivantes :

  • utilisation des outils numériques pour l’enseignement ;
  • gestion de l’information et des données ;
  • création de contenus numériques ;
  • interaction et collaboration en ligne ;
  • différenciation pédagogique et personnalisation ;
  • sécurité et citoyenneté numérique.

Critères d’éligibilité

Les candidats devront répondre aux critères suivants :

  • être spécialiste avéré en gestion de projets numériques et/ou en gestion de projets d’enseignement en ligne, en sciences de l’éducation ;
  • justifier d’une expérience significative en gestion de projets numériques, notamment dans les établissements d’enseignement et en contexte francophone ;
  • avoir de l’expérience en matière de montage de formations au numérique ;
  • posséder une expertise avancée en nouvelles technologies, en communication digitale et en numérique éducatif ;
  • maîtriser parfaitement les LMS et autres outils numériques dédiés à l’apprentissage en ligne ;
  • avoir de l’expérience en matière de réalisation des projets avec des partenaires francophones ; 
  • avoir de solides capacités rédactionnelles.
 Les dossiers de candidature devront contenir :

  • un descriptif détaillé de la méthodologie qui sera suivie ;
  • les modalités de la prestation et les outils employés ;
  • le calendrier de la mise en œuvre ;
  • le curriculum vitae des intervenant(e)s ;
  • une liste non exhaustive des prestations similaires réalisées en précisant les structures commanditaires.

Le cahier des charges, les dossiers de réponse technique et financière sont disponibles sur la page de l’OIF.

Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 15 mai 2025 à 23h59, heure de Paris à l’adresse suivante : deaf@francophonie.org

Contact en Nouvelle-Calédonie : Virginie Thomas Garrel, service de la coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) : virginie.garrel@gouv.nc.

Vigilance orange fortes pluies et orages

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

La sécurité civile vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le communiqué concernant la VIGILANCE ORANGE fortes pluies orages, qui est valable à compter de ce jour, sur les communes de Boulouparis, Canala, La Foa, Thio et Kouaoua.

 

La sécurité civile appelle la population à se tenir informer de l’évolution de la situation en se connectant sur la page Facebook de la sécurité civile, les sites de la sécurité civile securite-civile.gouv.nc et de Meteo-France Nouvelle-Calédonie www.meteo.nc ou en écoutant les informations diffusées par les différents médias.

 

Conférence de presse valorisation de la scorie calédonienne

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Petelo Sao, membre du gouvernement chargé de la construction et de l’innovation technologique, animera mardi 15 avril 2025 à 9 heures au gouvernement (Lys Rouge) une conférence de presse aux côtés de Charles Dubois, directeur technique, stratégie et excellence opérationnelle de la SLN et Yves Véran, responsable du projet de valorisation des scories au sein de la société.

 

Objet : valorisation de la scorie calédonienne et son agrément au référentiel de la construction en Nouvelle-Calédonie (RCNC).

Coopération sanitaire régionale : des partenariats concrets avec les pays voisins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Adolphe Digoué, membre du gouvernement chargé de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a organisé vendredi 11 avril, une visite du laboratoire de Nouvelle-Calédonie à Païta, en présence d’Annelise Young et de Mary Thurston, respectivement consules générales d’Australie et de Nouvelle-Zélande.  L’objectif était de présenter les installations du laboratoire officiel de Nouvelle-Calédonie (LNC) et d’évoquer multiples coopérations régionales en cours dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la protection zoo et phytosanitaire.

Parmi les nombreux sujets d’échanges avec nos voisins australiens et néozélandais, la coopération sanitaire est l’un de ceux qu’il faut continuer à développer. Des partenariats existent déjà entre les services de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR) de la Nouvelle-Calédonie et des organismes de ces deux pays et doivent pouvoir être renforcés.

« Ce sont deux grands voisins avec lesquels il nous faut maintenir des relations dans des domaines cruciaux tels que le commerce de nos produits. Pour cela, nous devons continuer d’échanger avec eux, bénéficier de leur expertise, mais aussi montrer que nous sommes à la hauteur des enjeux de biosécurité par exemple », a indiqué le membre du gouvernement Adolphe Digoué.

Une meilleure inclusion du SIVAP dans les initiatives régionales

Leur insularité, leur emplacement géographique et leurs statuts sanitaires de qualité font de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande des sources d’inspiration pour la Nouvelle-Calédonie et notamment pour le service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP) de la DAVAR.

Depuis 1949, la Nouvelle-Calédonie est membre à part entière de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). C’est notamment au travers de cette organisation qu’elle peut, aux côtés de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, participer à la définition de stratégies régionales.

À l’instar de la santé animale, la DAVAR entend développer les collaborations régionales sur les thématiques de la protection des végétaux et de la biosécurité aux frontières. Ce type de coopération doit permettre aux agents du SIVAP de partager leurs expériences avec leurs homologues de la région et ainsi participer à la préservation des statuts zoo et phytosanitaires des îles du Pacifique.

PaNDaS : un projet qui fait rayonner la Nouvelle-Calédonie dans la région

Depuis 2018, la Nouvelle-Calédonie est dotée d’un laboratoire de pointe répondant aux missions de la DAVAR dans les domaines de la santé publique, de la sécurité alimentaire et de la protection zoo et phytosanitaire. Le laboratoire est également ouvert aux autres collectivités et professionnels de l’agroalimentaire et du secteur vétérinaire.

Le LNC exerce des activités d’analyses, de diagnostic et d’expertise dans le domaine de la santé animale et végétale, ainsi que de l’agroalimentaire. Il réunit une trentaine d’agents scientifiques et techniques spécialisés en biologie, pathologie et nutrition animale, en microbiologie, chimie et contaminants alimentaires. La structure dispose de plus de 800 appareils et petits matériels parmi lesquels des équipements de haute technologie tels que la spectrométrie de masse, la chromatographie ou la PCR (Polymerase Chain Reaction). Un niveau d’équipement et d’expertise qui, en dehors de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, n’est disponible nulle part ailleurs dans la région Pacifique.

Pour cette raison, depuis 2024, le LNC participe au projet PaNDaS (Pacific Networked Diagnostics and Support) en tant que laboratoire prestataire de diagnostic vétérinaire pour les pays de la sous-région. Dans ce cadre, il a récemment traité près de 1 400 sérums pour sept pathologies différentes (animaux de type bovins, ovins, caprins et porcins), à l’occasion d’une surveillance sérologique au Vanuatu. Actuellement, 2 300 sérologies sont en cours d’analyse pour 30 pathologies (soit environ 700 animaux de type bovins, ovins, caprins, porcins, équins et oiseaux) dans le cadre d’une surveillance sérologique pour les îles Cook, Tonga, Samoa et Niue.

 

Par ailleurs, le LNC collabore régulièrement avec des laboratoires australiens et néozélandais pour le développement et la mise à jour des techniques diagnostiques. En effet, face à l’émergence de pathologies touchant des filières animales très diverses et à l’évolution rapide des technologies, il est indispensable de pouvoir bénéficier des conseils et du soutien de laboratoires experts sur ces différentes maladies qui peuvent atteindre notre région.

Un audit pour évaluer l’impact des protections de marché sur l’économie calédonienne

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Une réunion d’information et d’échanges sur la mission d’audit des protections de marché lancé par le gouvernement s’est tenue ce 11 avril, à l’initiative de Christopher Gygès, membre chargé de l’économie. L’ensemble des acteurs concernés était invité à définir le cahier des charges de cette étude. Objectif : déterminer la pertinence et l’efficience des protections de marché appliquées en Nouvelle-Calédonie.

Dans le contexte de crise financière, économique et sociale que traverse la Nouvelle-Calédonie depuis les évènements de mai 2024, le gouvernement a démontré la nécessité de réformer le modèle économique actuel.

À cet effet, une mission d’audit sur les mesures de régulation de marché sera lancée  dès la semaine prochaine. Elle s’inscrit dans une démarche d’évolution de notre système économique, dans le but de le rendre plus efficient et compétitif.

« C’est un audit qui est extrêmement important parce qu’il permet d’apporter de la transparence sur les protections de marché, a souligné Christopher Gygès. Tous les acteurs sont représentés aujourd’hui : la grande distribution, les importateurs, le syndicat des commerçants, les syndicats de salariés, les industries locales, les chambres consulaires, les associations de consommateurs ».

Cette démarche de concertation a pour objectif d’établir un cahier des charges partagé par l’ensemble des acteurs et de recueillir une adhésion la plus large possible à cet audit.

Financée par l’État via l’AFD et menée par un prestataire indépendant, cette étude vise à déterminer précisément les impacts des protections de marché sur l’économie calédonienne.

 

Définition des mesures de régulation de marché

Les mesures de régulation de marché sont des mesures règlementaires permettant à des produits fabriqués ou transformés localement de se trouver protégés de la concurrence des produits importés.

Ces mesures prennent la forme de :

  • restrictions quantitatives à l’importation (suspension toutes origines provenances – STOP – et quotas) ;
  • taxes de régulation de marché (TRM) sur les produits importés concurrents des produits fabriqués ou transformés localement.

Aujourd’hui, la direction des Affaires économiques (DAE) compte 388 marchandises concernées par une mesure de régulation de marché. Environ 80 % de ces marchandises sont frappées de mesures quantitatives (STOP et quotas) et 20 % de mesures tarifaires.

Objectifs de l’audit

L’audit vise à évaluer le dispositif actuel de régulation de marché, ainsi que ses effets sur l’économie, les échanges avec les pays partenaires, la concurrence, les finances publiques et les consommateurs.

« Le gouvernement maintient bien sûr son soutien à l’industrie locale, mais il faut que la Nouvelle-Calédonie soit en capacité de s’ouvrir et de ne pas pénaliser le consommateur sur un certain nombre de produits, a précisé le membre du gouvernement. D’autres leviers que les régulations de marché existent pour soutenir l’industrie locale, comme le soutien à l’énergie ou aux charges sociales, a-t-il ajouté.

L’audit doit permettre de mesurer l’efficacité et l’efficience des mesures en place d’un point de vue global, afin d’évaluer les coûts et les gains du système pour l’économie calédonienne sur une longue période. Cela permettra d’estimer s’il atteint les objectifs fixés en termes de production, d’emploi ou de nombre d’opérateurs sur l’ensemble du territoire.

Mais au-delà d’une évaluation du système en place, « la démarche de cette étude s’inscrit également dans le soutien au pouvoir d’achat des Calédoniens et à l’emploi », a affirmé le membre du gouvernement.

La mission s’étendra sur une durée de cinq mois et permettra d’émettre des recommandations d’ici la fin de l’année 2025.

L’impact de ces recommandations devra ensuite être évalué sur la production, les prix, la consommation des ménages, l’investissement, les importations, les exportations, la consommation des administrations publiques et le chômage.

 

Historique de la réglementation sur les mesures de régulation de marché

Les premières mesures de régulation de marché ont été créées dans les années 80 afin de favoriser l’émergence de quelques projets industriels et de diversifier l’économie calédonienne. Adoptées sans cadre législatif, ce n’est qu’en 2006 que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie encadre pour la première fois ces mesures par voie de délibération. Le texte vise alors à faciliter l’écoulement des produits fabriqués en Nouvelle-Calédonie en restreignant l’importation de produits concurrents.

Le dispositif actuel de mesures de régulation de marché est encadré par la loi du pays adoptée le 6 février 2019 par le Congrès. Elle instaure plusieurs dispositions parmi lesquelles :

  • l’instauration d’engagements en contrepartie de l’attribution de mesures de régulation de marché ;
  • l’instauration de sanctions administratives ;
  • l’instauration d’une durée maximale de dix ans pour toute demande de renouvellement ou initiale d’une mesure de régulation de marché ;
  • le remplacement de la Taxe conjoncturelle de protection de la production locale (TCPPL) par la Taxe de régulation de marché (TRM) ;
  • l’instruction et la veille de ce dispositif par la DAE, entraînant la suppression du comité de commerce extérieur (COMEX) ;
  • l’intégration d’une consultation pour avis de l’Autorité de la Concurrence de la Nouvelle-Calédonie lors d’une demande initiale (de création) de mesure de régulation de marché ;

l’intégration de dispositions particulières pour la production et l’importation des fruits et légumes.

Echanges avec les acteurs sur la mission d’audit des protections de marché

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie, animera demain, vendredi 11 avril à 10 h 30 au gouvernement (Lys rouge), une réunion d’information et d’échanges sur la mission d’audit des protections de marché, avec les acteurs concernés.

 

Cet audit, financé par l’État via l’Agence française de développement (AFD), vise à déterminer la pertinence et l’efficience des protections de marché appliquées en Nouvelle-Calédonie, sur le plan économique et social.