Lancement des travaux pour la construction du radar météorologique de Nouméa

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et Jérémie Katidjo Monnier, membre du gouvernement chargé de la transition écologique et du changement climatique, ont effectué une visite de site à l’occasion du lancement des travaux de construction d’un nouveau radar météorologique à Nouméa.

Ce projet s’inscrit dans un programme de modernisation du réseau de radars météorologiques du territoire, qui prévoit notamment le remplacement des radars de Nouméa et Lifou par de nouveaux équipements, ainsi que l’installation à Kopéto d’un nouveau radar pour rétablir la couverture sur le nord de la Nouvelle-Calédonie. Ce projet est mené dans le cadre des contrats de développement entre l’État et la Nouvelle-Calédonie 2017-2027.

Un renouvellement attendu des radars météorologiques

Les radars météorologiques permettent une appréciation en temps réel des précipitations et participent ainsi à la sécurité des personnes, des biens, du trafic aérien et à la connaissance du climat.

Leurs données servent au quotidien au travail des prévisionnistes et sont utilisées pour la gestion des aléas environnementaux, tels que les cyclones, les inondations, ou encore les sécheresses. Les images radars facilitent, par exemple, la localisation des phénomènes cycloniques affectant la Nouvelle-Calédonie ou encore celle des orages.

Ce projet de renouvellement est doublement stratégique, permettant ainsi d’atteindre deux objectifs majeurs :

  1. Rétablir la couverture radar sur le nord de la Grande-Terre. Lors du passage du cyclone Oma en février 2019, le radar de Tiébaghi a subi d’importants dommages, rendant impossible sa remise en service. Démantelé depuis, son remplacement est une priorité pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, via son service de la météorologie.
  2. Renouveler les radars de Nouméa et Lifou avec les dernières technologies.

Ces deux radars en activité sont installés depuis 2001 à Nouméa et 2008 à Lifou. La durée de vie pour ce type d’équipement étant de l’ordre de 20 à 25 ans, leur renouvellement est une nécessité.

« Que ce soit pour l’agriculture, l’activité aérienne, ou encore le transport maritime, nous avons besoin quotidiennement de données météo fiables. Nous voyons aujourd’hui toutes les difficultés que l’on a à avoir des données dans le Nord depuis que le radar de Tiébaghi a été détruit par le cyclone Oma et l’impact que cela peut avoir sur de nombreux secteurs. C’est pour cela que ces projets sont essentiels », a indiqué Jérémie Katidjo Monnier.

Un investissement important et essentiel

Le renouvellement des radars est un investissement qui permettra de disposer d’un réseau d’observation des précipitations pour les 20 prochaines années. Ce projet, porté par la Nouvelle-Calédonie, est soutenu financièrement par l’État au travers des contrats de développement 2017-2023 et 2024-2027. Le budget global du projet est de 1 126 M XPF, dont 68 % (764,6 M XPF) sont pris en charge par l’État.

Le matériel radar (antenne, émetteur, radôme, pièces de rechanges, logiciel) représente 45 % du coût du projet. Le complément finance les infrastructures (bâtiment, aménagement de la salle technique, réseau électrique, télécommunication, etc.).

Les radars météorologiques sont des technologies maîtrisées par un faible nombre de constructeurs à travers le monde. Aucun de ces constructeurs n’est présent en Nouvelle-Calédonie.

Pour la partie équipements radar, la société Enterprise Electronics Corporation a été retenue et livrera un radar conçu et monté aux États-Unis. Il sera doté d’un logiciel allemand et d’un radôme (abri protecteur imperméable utilisé pour protéger une antenne des intempéries) français. Ce fournisseur est associé à un prestataire néo-calédonien afin de réaliser les installations sur site.

Pour le volet infrastructure du projet, qui représente la majeure partie de l’enveloppe financière, les entreprises qui interviennent sont des bureaux d’étude et des sociétés de travaux implantées en Nouvelle-Calédonie.

« Plus qu’un projet technique et scientifique, il s’agit d’un réel enjeu de sécurité des personnes, d’organisation des secours et de développement économique. Avec ces renouvellements, la Nouvelle-Calédonie disposera d’un système de surveillance météorologique parmi les plus performants de la région Pacifique », a affirmé le haut-commissaire Jacques Billant.

Calendrier prévisionnel du projet

  • Radar du Kopéto : travaux en cours jusqu’au troisième trimestre 2026 puis installation ;
  • Radar de Nouméa : lancement des travaux en mars 2026 et installation au deuxième trimestre 2027 ;
  • Radar de Lifou : installation au deuxième trimestre 2028.

Nouméa, vers un radar de nouvelle génération

Depuis l’installation en 2001 du radar météorologique de Nouméa sur le site de Météo-France Nouvelle-Calédonie au Faubourg Blanchot, la technologie a évolué.

Avec cette installation, les améliorations attendues couvrent trois domaines :

  • La qualité des estimations de précipitations

Grâce à une antenne de plus grande dimension (diamètre 4,2 mètres contre 2,4 mètres actuellement) la localisation et les estimations d’intensité de pluie seront affinées.

À cette évolution s’ajoute la double polarisation, qui permet d’améliorer la qualité de la détection et de recueillir des informations sur la nature des précipitations (pluie, grêle, etc.).

  • Le traitement des données

Ce nouvel équipement sera couplé à un logiciel de dernière génération de Météo-France. Déjà utilisé sur d’autres territoires d’Outre-mer et dans l’Hexagone, ce logiciel pourra tirer pleinement profit de la double polarisation pour générer les cartes plus précises de cumuls de précipitations.

  • La maintenance

L’installation d’une technologie récente donne accès à un stock de pièces de maintenance complété, mis à jour et ré-approvisionnable. Que ce soit sur la conception du radar, les logiciels et les infrastructures, la maintenabilité a fait l’objet d’une attention particulière sur l’ensemble du projet.

Pour accueillir l’antenne parabolique de 4,2 mètres de diamètre pour un poids de 1 tonne, un nouveau bâtiment va voir le jour. Avec une hauteur de 13 mètres, cette infrastructure garantira au nouveau radar un horizon dégagé des principaux obstacles voisins tels que relief, constructions et antennes.

Des risques maîtrisés pour la santé et l’environnement

  • Absence de risques pour la santé des personnes

Un radar émet une impulsion électromagnétique qui a la propriété d’être réfléchie par les précipitations. L’antenne radar va capter en retour l’impulsion réfléchie. À l’issue du traitement par un calculateur, des cartes de précipitations en temps réel sont générées.

L’effet des ondes émises est limité par plusieurs facteurs :

  1. un facteur temporel : les impulsions radar sont très brèves, d’une durée de l’ordre de la microseconde et suivie d’une période sans émission de plusieurs secondes ;
  2. un facteur spatial : les ondes sont émises à l’horizontale et en hauteur. Elles ne sont jamais émises vers le bas. La position des radars est donc étudiée de manière à ce qu’il soit impossible pour les personnes de se trouver dans le faisceau du radar à proximité de l’émission, là où les ondes ne sont pas encore atténuées.

À plusieurs occasions des mesures de champs électromagnétiques au voisinage de radars météorologiques ont été réalisées. Elles ont permis de vérifier le respect des normes sanitaires en vigueur.

  • Une attention particulière portée à la protection de l’environnement

Ce projet a intégré dès son lancement un volet environnemental, avec notamment des études préliminaires de site pour identifier les risques environnementaux. Le projet adhère par ailleurs à la charte du « chantier vert », avec un traitement des déchets de chantier et le réemploi des équipements et matériels désinstallés.

Sur le long terme, le volet environnemental est également pris en compte. Une isolation thermique renforcée des salles techniques des nouvelles infrastructures sera réalisée, afin de limiter autant que possible les déperditions énergétiques et donc les émissions de CO2 induites par la nécessité de rafraîchir les équipements électroniques.

Identification et cession des carnivores domestiques : une avancée majeure pour le bien-être animal en Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée du bien-être animal, a présenté ce lundi 20 avril, les dispositions issues de la loi du pays relative à l’identification et à la cession des carnivores domestiques en Nouvelle-Calédonie. Adoptée par le Congrès le 16 octobre 2025, cette loi est complétée par son arrêté d’application adopté en séance du gouvernement le 15 avril dernier. Elle poursuit trois objectifs majeurs : rendre obligatoire l’identification des chiens et des chats, encadrer leur cession et instaurer un statut officiel pour les éleveurs.

Une politique globale en faveur du bien-être animal

Cette loi de pays s’inscrit dans la politique engagée par le gouvernement depuis 2019, avec la création d’un secteur dédié autour de trois priorités : identifier, stériliser, surveiller.

Les actions concrètes en faveur du bien-être animal déjà déployées :

  • Campagnes de stérilisation des animaux : 8 300 animaux stérilisés depuis 2014 grâce à des aides destinées aux foyers modestes, en partenariat avec les associations et les vétérinaires ;
  • 4 opérations « Croquettes solidaires » : plus de 10,5 tonnes de nourriture distribuées depuis décembre 2024 en faveur des animaux sauvés ou recueillis par les associations, le réseau de familles d’accueil et les refuges ;
  • Programme « ambassadeurs du bien-être animal » : 500 élèves (CM1 et CM2) sensibilisés en 2023, près de 1 000 en 2025 ;
  • Partenariats avec les collectivités (commune – Dumbéa et syndicat intercommunal – SIVM Sud) pour renforcer l’information sur l’identification et la stérilisation ;
  • Création d’un parc de promenade à la fourrière intercommunale du grand Nouméa pour que les associations puissent venir divertir et sociabiliser les chiens.

Contexte et objectifs de la loi

Cette réglementation, qui entrera en vigueur le 7 novembre 2026, répond à une forte attente des acteurs de terrain – associations de protection animale, vétérinaires, éleveurs – et s’inscrit dans les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).

Elle vise à :

  • faciliter la recherche des animaux perdus ou volés ;
  • améliorer leur suivi sanitaire et le bien-être des animaux ; 
  • sensibiliser et responsabiliser les propriétaires ;
  • limiter les reproductions non contrôlées ;
  • réduire les nuisances et les impacts sanitaires et environnementaux ;
  • mieux connaître les populations animales et les élevages.

1. Identification obligatoire

Une avancée majeure est franchie en matière de protection et de traçabilité des animaux de compagnie.

« L’identification des chiens et des chats deviendra obligatoire à partir du 7 novembre 2026. C’est pour ça qu’on communique dès maintenant auprès de la population calédonienne afin de laisser un temps aux gens pour s’informer et comprendre ce qu’ils doivent faire », a précisé Isabelle Champmoreau. C’est important pour retrouver son animal, mais aussi en matière de responsabilité. Cela va également nous permettre de connaître beaucoup mieux le nombre de chats et de chiens en Nouvelle-Calédonie ».

L’identification devra être réalisée avant l’âge de six mois, soit par l’implantation d’une puce électronique, soit par tatouage. Quel que soit le procédé retenu, l’intervention devra être effectuée par un vétérinaire, chargé également d’enregistrer l’animal dans le fichier d’identification du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, « Calédopattes ».

Dans un souci de transparence, les vétérinaires devront désormais afficher de façon claire et visible le tarif de l’acte d’identification, et en faire mention sur la facture.

2. Encadrement des ventes et des dons

  • Règles de cession

Afin de garantir une traçabilité complète et de limiter les acquisitions irréfléchies, la loi impose que toute cession d’un chien ou d’un chat, qu’elle soit gratuite (don) ou payante (vente), soit obligatoirement précédée de l’identification de l’animal, quel que soit son âge.

  • Des conditions strictement encadrées

« Cette loi permet de poser un cadre sur les cessions de chats et de chiens, qu’il s’agisse de dons ou de ventes, a indiqué la membre du gouvernement. La nouvelle réglementation interdit désormais de céder un chiot ou un chaton âgé de moins de huit semaines. On sait qu’un animal qui est séparé trop précocement de sa mère peut en avoir des troubles comportementaux durables », a-t-elle ajouté.

De plus, les cessions ne pourront avoir lieu que dans des cadres adaptés : animaleries, foires agricoles, expositions canines ou félines, ou encore lors d’opérations d’adoption organisées par les associations de protection animale.

Par ailleurs, la vente ou le don d’animaux sera désormais interdit sur les marchés, dans les foires généralistes, les brocantes ou tout événement non spécifiquement dédié aux animaux. Toutefois, les ventes réalisées à domicile ou directement sur le lieu d’élevage restent autorisées. Pour les particuliers, la vente sera désormais limitée à une portée par an.

Ces mesures visent à mieux protéger la santé et le bien-être des animaux et à réduire les achats impulsifs.

  • Des documents obligatoires

D’autre part, chaque animal cédé devra désormais obligatoirement être accompagnés de sa fiche d’identification, de l’attestation de cession et de son carnet de vaccination (s’il en a un).

Dans le cadre d’une vente, deux documents supplémentaires seront exigés, délivrés par un vétérinaire. Il s’agit du document d’information sur les besoins et l’éducation de l’animal, ainsi que du certificat de santé.

L’objectif est de garantir au futur propriétaire une information complète sur l’animal acquis.

  • Encadrement des annonces

Enfin, toute annonce de cession, qu’il s’agisse de vente ou de don, devra comporter des informations obligatoires et transparentes à destination de l’acquéreur potentiel, notamment :

  • le numéro d’identification de l’animal (ou celui de sa mère) ;
  • sa date de naissance, précise ou estimée ;
  • son inscription éventuelle à un livre généalogique ;
  • le numéro d’enregistrement de l’élevage, le cas échéant.

 

 

3. Création d’un statut d’éleveur et rôle des associations

La loi instaure par ailleurs un statut officiel d’éleveur. Ainsi, toute personne détenant au moins une femelle reproductrice et commercialisant plus d’une portée par an, est tenue de se déclarer au service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP) pour obtenir un numéro d’enregistrement. Elle devra également intégrer les revenus issus de ces ventes dans sa déclaration annuelle de revenus.

Les associations de protection animale seront, elles aussi, soumises à une obligation d’enregistrement et au respect des règles encadrant la cession d’animaux. Elles restent toutefois exemptées de la déclaration des revenus liés aux adoptions.

4. Sanctions

Le non-respect des obligations prévues par cette réglementation constitue une infraction passible d’une amende administrative pouvant atteindre 100 000 francs. Ce montant pourra être doublé en cas de récidive, traduisant la détermination des autorités d’assurer le respect effectif de ces dispositions en faveur du bien-être animal.

Cette réglementation entrera en vigueur le 7 novembre 2026. À compter de cette date, des sanctions pourront être appliquées. Il est donc recommandé aux propriétaires, éleveurs et acteurs concernés d’anticiper dès à présent leur mise en conformité.

Pour Isabelle Champmoreau, « toutes ces mesures poursuivent le même but, c’est d’informer sur la santé de l’animal et de protéger les animaux pour limiter la maltraitance et les abandons ».

 

Conférence de presse opération de démantèlement P400

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À la suite de l’opération de démantèlement des deux patrouilleurs P400 La Glorieuse et La Moqueuse, Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé des questions liées aux infrastructures maritimes et président du conseil d’administration du Port autonome (PANC), animera une conférence de presse ce jeudi 23 avril à 14 heures au gouvernement (Lys Rouge), aux côtés du capitaine de frégate Grégoire Renaud, directeur du Service de soutien de la flotte en Nouvelle-Calédonie (SSF NC) et d’Emma Hohl, responsable Environnement du chantier de déconstruction, représentant la société EMC.

Décès Son Excellence Ratu Epeli Nailatikau

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a appris avec une profonde tristesse le décès de Son Excellence Ratu Epeli Nailatikau, à l’âge de 84 ans.

Au moment où le peuple fidjien enterre un des siens, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie adresse ses sincères condoléances au peuple fidjien, à sa famille ainsi qu’à l’ensemble des autorités de la République des Fidji.

Soldat, homme d’État et serviteur dévoué de son pays, Ratu Epeli Nailatikau a consacré sa vie au service de la nation fidjienne. Il a notamment atteint le grade de général de brigade et dirigé les forces militaires royales fidjiennes de 1982 à 1987, avant de poursuivre un parcours remarquable dans la vie publique en exerçant les fonctions de ministre des Affaires étrangères, ministre des Affaires autochtones, président du Parlement, puis Président de la République des Fidji de 2009 à 2015.

Son engagement constant en faveur de l’unité, du dialogue et de la stabilité a profondément marqué son pays.

Ratu Epeli Nailatikau a également joué un rôle important dans la mise en place de la riposte au VIH dans le Pacifique. Ses efforts pour lutter contre la stigmatisation et promouvoir des approches communautaires ont eu un impact durable dans la lutte contre le VIH dans la région.

La Nouvelle-Calédonie tient également à rappeler la solidité des liens d’amitié et de coopération qui l’unissent aux Fidji. Ces relations, fondées sur le respect mutuel, les échanges culturels, économiques et régionaux, ainsi que sur une vision commune du développement du Pacifique, constituent un socle précieux.

En ces moments de deuil et de recueillement, la Nouvelle-Calédonie se tient aux côtés du peuple fidjien et partage sa peine.

Conférence de presse “Identification et cession des carnivores domestiques”

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Ci-joint une invitation presse concernant une conférence de presse qui se déroulera lundi 20 avril à 14 heures au gouvernement (Lys Rouge) et sera animée par Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée du bien-être animal.

Conférence de presse destinée à présenter les dispositions instaurées par la loi du pays relative à l’identification et à la cession des carnivores domestiques.

La STEP de Tontouta : stocker les énergies renouvelables et sécuriser l’alimentation électrique des Calédoniens

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et des sujets liés à la politique énergétique et Jean-Gabriel Faget, directeur général d’Enercal, ont présenté l’avancement du chantier de construction de la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) de Tontouta. Cet outil, qui s’inscrit dans la continuité des initiatives photovoltaïques déployées ces dernières années, représente une avancée déterminante vers l’autonomie énergétique de la Nouvelle-Calédonie. Il permettra de soutenir le développement des énergies renouvelables, tout en garantissant la fiabilité de l’alimentation électrique des Calédoniens.

La STEP : un outil de stockage pour les énergies renouvelables

La STEP est un moyen de stocker l’excédent d’énergie renouvelable produit en journée pour la livrer aux foyers calédoniens ou à la métallurgie au moment où il n’y pas plus de production renouvelable (notamment la nuit) ou lors des pics de consommation.

Il s’agit d’un circuit d’eau fermé entre deux bassins artificiels situés à des altitudes différentes :

  • Durant la phase de stockage : l’eau d’un bassin inférieur est pompée vers un bassin supérieur grâce à l’énergie solaire excédentaire produite en journée. Stockée dans le bassin supérieur, elle constitue une réserve d’énergie hydraulique.
  • Durant la phase de déstockage : aux heures de forte consommation ou en l’absence de production renouvelable, l’eau du bassin supérieur est libérée vers le bassin inférieur où elle entraine des turbines couplées à des alternateurs qui produisent de l’énergie électrique.

La STEP en quelques chiffres

  • 900 MWh de capacité de stockage soit 35 % de la consommation annuelle des Calédoniens (hors métallurgie) ou encore ¼ de la consommation annuelle de la SLN ;
  • 225 000 tonnes de CO2 évitées par an, soit l’équivalent des émissions de 100 000 voitures ;
  • 65 000 tonnes de fuel évitées par an ;
  • 4 ans te travaux ;
  • Plus de 60 ans d’exploitation ;
  • 130 emplois en moyenne pour la construction ;
  • 15 emplois pour l’exploitation du site.

Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable

Les énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien sont considérées comme :

  • fatales, puisqu’elles sont produites dès qu’il y a du soleil ou du vent. Si elles ne sont pas consommées ou stockées au moment de la production, elles sont perdues ;
  • intermittentes, puisqu’elles ne produisent pas de façon régulière toute la journée.

Aujourd’hui, une partie de l’excédent de production solaire est vendue à la SLN. Le reste est non consommé, non stocké, mais rémunéré aux producteurs donc intégré aux coûts de l’électricité.

« Grâce à la STEP, nous serons en capacité de consommer cet excédent d’énergie. L’électricité produite par le photovoltaïque pourra être utilisée le soir et la nuit alors qu’aujourd’hui, nous la consommons uniquement en journée », a indiqué Jean-Gabriel Faget.

Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie

Dans le cadre de ce projet, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) et d’ores et déjà lancé afin de permettre aux entreprises calédoniennes d’y participer. « Tous types de travaux seront concernés allant de l’ingénierie au terrassement. On parle de 22 milliards de francs qui seront réinjectés directement dans l’économie calédonienne », a assuré Christopher Gygès.

« À plus long terme, la mise en service de la STEP permettra d’accompagner la transition énergétique du secteur de la métallurgie, avec une énergie décarbonnée et moins chère », a ajouté le membre du gouvernement.

La STEP constitue également un outil stratégique pour la Nouvelle-Calédonie, lui offrant une plus grande indépendance énergétique. « Elle permettra en effet au territoire d’être moins vulnérable aux crises énergétiques mondiales. Les crises se sont succédées durant les 30 dernières années et ont rendu à chaque fois plus incertaine la rentabilité des métallurgistes et ont pesé sur le budget des Calédoniens », a rappelé le directeur général d’Enercal.

Le calendrier

  • Avril 2026 : lancement de l’AMI
  • 2026 – 2027 : avant-projet détaillé : conception et réalisation du projet et études de financement
  • 2028 : début des travaux
  • 2032 : mise en service de la STEP

Présentation de la STEP de Tontouta

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le contexte international actuel marqué par la crise au Moyen-Orient et ses répercussions sur les secteurs de l’économie et de l’énergie, Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et des sujets liés à la politique énergétique et Jean-Gabriel Faget, directeur général d’Enercal, présenteront mardi 14 avril à 9 heures à la Station N, l’avancement du chantier de construction de la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) de Tontouta.

Cet outil, qui s’inscrit dans la continuité des initiatives photovoltaïques déployées ces dernières années, représente une avancée déterminante vers l’autonomie énergétique de la Nouvelle-Calédonie. Il permettra de soutenir le développement des énergies renouvelables, tout en garantissant la fiabilité de l’alimentation électrique des Calédoniens.

La Nouvelle-Calédonie invitée par le président de la République au One Health Summit

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé, a participé au One Health Summit organisé du 5 au 7 avril 2026 à Lyon. Ce rendez-vous international d’ampleur a réuni les dirigeants et scientifiques du monde entier pour explorer les liens indissociables entre santé humaine, animale et environnementale.

One Health : une approche basée sur les interconnections et les interdépendances

L’approche One Health repose sur un constat : les santés des humains, des animaux et des écosystèmes sont interdépendantes. Elle vise à mieux coordonner les politiques publiques pour répondre aux enjeux sanitaires, alimentaires et environnementaux.

Les crises récentes, notamment la pandémie de Covid-19, ont mis en évidence la nécessité de réponses collectives, fondées sur la science, la prévention et la coopération internationale. Dans ce contexte, One Health s’impose comme un cadre d’action pour anticiper et limiter les risques sanitaires.

Un sommet pour accélérer la mise en place de cette approche

Ce sommet interdisciplinaire a rassemblé entre autres, les acteurs clés des secteurs public et privé, le milieu universitaire, les organisations internationales, les bailleurs internationaux, les collectivités territoriales, la société civile et la jeunesse autour d’un objectif commun : accélérer la mise en œuvre de l’approche One Health.

Il s’est basé sur une série d’objectifs, à savoir :

  • favoriser le dialogue entre États, scientifiques et acteurs de terrain pour renforcer la coordination internationale ;
  • repenser le cadre institutionnel mondial en santé pour favoriser l’approche One Health ;
  • mobiliser les acteurs publics et privés autour d’actions concrètes ;
  • renforcer les systèmes de surveillance et de prévention.

Les travaux ont porté sur quatre thématiques couvrant les principaux facteurs de maladies :

  • les résistances antimicrobiennes ;
  • les systèmes alimentaires durables ;
  • les expositions aux pollutions ;
  • les réservoirs zoonotiques et vecteurs.

Après trois jours de travaux, le sommet a permis d’arrêter un agenda politique international autour de plusieurs thématiques situées aux points de convergence des différentes santés :

  • la menace que représentent les maladies vectorielles comme la dengue ou le chikungunya ;
  • la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) ;
  • les systèmes alimentaires durables ;
  • la pollution environnementale, notamment plastique.

La Nouvelle-Calédonie déjà ancrée dans l’approche One Health

L’approche One Health s’accorde totalement avec la ligne adoptée par la Nouvelle-Calédonie et notamment par le plan de santé publique « Do Kamo, être épanoui », mais également avec le concept de « Healthy Island » porté par les ministres de la santé du Pacifique. Plusieurs initiatives déjà lancées sur le territoire répondent aux thématiques arrêtées à l’issue du sommet de Lyon.

La mise en œuvre du programme Wolbachia (avec le soutien du World Mosquito Program) dans le Grand Nouméa en est un exemple. Il a permis de réduire considérablement la transmission de la dengue dans les communes concernées. En cinq ans, ce programme a permis à la Nouvelle-Calédonie d’économiser environ 8 milliards de francs en dépenses de santé.

Les travaux menés par le centre hospitalier territorial (CHT) et l’Institut pasteur sur la résistance antibiotique témoignent également de l’avance prise par la Nouvelle-Calédonie sur ces sujets.

Enfin, le développement du programme « Réussir, être bien, être ensemble » (REBEE) en est un autre exemple. Initié en partenariat avec le docteur Didier Jourdan, porteur de la Chaire UNESCO « EducationS et Santé », il vise à l’apprentissage chez l’enfant :

  • des connaissances sur le corps et la santé ; de la capacité à prendre soin d’eux-mêmes et des autres ;
  • des compétences personnelles, sociales et civiques comme le respect de soi et des autres, la capacité à construire son opinion personnelle et à s’affirmer de manière constructive ;
  • des connaissances sur l’environnement physique et numérique à l’échelle du territoire, de l’espace océanien et du monde.

 « Cette nouvelle façon de penser la santé permet de sortir du tout médical et nous rassure sur le fait que la trajectoire prise avec le plan Do Kamo est la bonne, a indiqué le membre du gouvernement. J’ai trouvé néanmoins que la question de la santé mentale n’a pas été assez abordée lors de ce sommet. Les derniers résultats du Baromètre santé jeune montrent que le problème n’est pas à prendre à la légère en Nouvelle-Calédonie et qu’il doit faire partie de nos priorités ».

La Nouvelle-Calédonie candidate pour accueillir la réunion des ministres de santé du Pacifique

La participation de la Nouvelle-Calédonie au One Health Summit a également été l’occasion de confirmer auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sa volonté d’accueillir la prochaine réunion des ministres de la santé du Pacifique.

Les événements de ce type participent au rayonnement de la Nouvelle-Calédonie dans la région en la positionnant comme acteur incontournable du développement de la santé à l’échelle du Pacifique. Ils représentent également des opportunités à saisir pour le rayonnement et l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie.

Appel aux éditeurs “Prix des cinq continents de la francophonie”

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Créé par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en 2001, le Prix des cinq continents de la francophonie permet de mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents et de les promouvoir sur la scène littéraire internationale. Le Prix des cinq continents consacre un ouvrage de fiction narrative, écrit et publié en français. Il est décerné annuellement.

À travers le Prix des cinq continents, l’OIF se donne avant tout pour objectif de faire rayonner la création littéraire et éditoriale en langue française. Ce prix met en exergue les valeurs que la francophonie incarne, à savoir l’ouverture à la diversité des cultures, le dialogue et l’altérité, la paix et l’inclusion en faveur notamment de la jeunesse, comme trait d’union de ses 396 millions de francophones à travers les cinq continents.

Conditions de recevabilité

Peuvent concourir les ouvrages narratifs de fiction (roman, récit, recueil de nouvelles) écrits en français, indépendamment du lieu de résidence officielle ou de la nationalité de leur auteur(e), et publiés à compte d’éditeur, entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026, par une maison d’édition francophone ayant un circuit de distribution en librairie, quelle que soit l’implantation géographique de cette maison d’édition.

Les maisons d’édition s’engagent à présenter des ouvrages dont elles peuvent attester l’originalité. Tout ouvrage susceptible de constituer un plagiat peut, après vérifications, être exclu du concours.

Le prix s’adresse à un public adulte. Les ouvrages destinés à un lectorat jeunesse (enfants et adolescents) ne sont pas éligibles.

Les textes dactylographiés, photocopiés ou autoédités ne sont pas acceptés.

Les candidatures à titre posthume ne sont pas éligibles.

Un ouvrage préfacé par un membre du jury du Prix ne peut être présenté au concours.

Les rééditions d’un ouvrage ne sont admises à concourir que si celui-ci a été notablement remanié par son auteur(e).

 

Dossiers de candidature

Les ouvrages seront réceptionnés jusqu’au 31 juillet 2026.

Les auteur(e)s ne peuvent faire directement acte de candidature.

Seules les maisons d’édition sont habilitées à présenter des candidatures, limitées à deux titres au maximum, sur la plateforme http://litteratures.francophonie.org/.

Une fois les candidatures déposées en ligne, la version .pdf de l’ouvrage est demandée. Une version epub est appréciée.

15 exemplaires par titre seront à envoyer par voie postale à l’adresse suivante :

ADARYS (OIF-PRIX DES CINQ CONTINENTS DE LA FRANCOPHONIE)

7 Avenue Ferdinand de Lesseps, 91420 Morangis

Tél : (33) 1 58 42 73 80 / courriel : adarys.adarys@gmail.com

 

Un accusé de réception est envoyé automatiquement dès l’inscription de l’ouvrage sur la plateforme. Un suivi est disponible faisant état du statut de la candidature déposée.

Les ouvrages soumis à candidature dans le cadre du prix ne sont pas retournés.

En complément et à titre d’information et de suivi, merci d’envoyer votre projet à : scrre@gouv.nc.

Évaluation par les comités de lecture

Le Prix des cinq continents de la Francophonie dispose de six comités de lecture, répartis au sein de l’espace francophone et chargés de la présélection des ouvrages candidats.

Ils sont chargés de lire l’ensemble des ouvrages candidats et de déterminer les dix ouvrages présélectionnés. Les six comités de lecture se concertent ensuite sur la liste des finalistes qui est soumise à l’appréciation du jury international. Les délibérations des comités de lecture sont confidentielles.

La liste des dix ouvrages est officiellement publiée et communiquée à la presse sur le site www.francophonie.org à la fin de décembre 2026.

Évaluation par le jury international

Le jury international, composé d’écrivain(e)s et de personnalités de renom du monde littéraire, est désigné par la Secrétaire générale de la Francophonie.

Il délibère au cours du mois de mars 2027 et détermine, parmi les dix ouvrages finalistes, le(s) ouvrage(s) primé(s).

Le Jury se réserve le droit d’attribuer une mention spéciale, s’il le considère opportun et s’il est en adéquation avec les valeurs et priorités institutionnelles de l’OIF.

La décision du Jury international est définitive et irrévocable. Le choix du Jury s’effectue exclusivement sur des critères littéraires et ne saurait en aucun cas être fondé sur la nationalité ou le genre des auteur(e)s.

 

Les résultats seront dévoilés lors de la cérémonie de remise officielle, organisée dans le cadre des festivités de la Journée internationale de la Francophonie, autour du 20 mars 2027.

 

Dotations des lauréat(e)s

Le ou la lauréat(e) du Prix des cinq continents de la Francophonie reçoit une dotation d’un montant de 15 000 €. Si le jury international décide d’attribuer une mention spéciale, la dotation est de 5 000 €.

Les auteur(e)s lauréat(e)s deviennent membres du jury pour l’édition suivante du prix. 

L’OIF s’engage, en outre, à faire la promotion des ouvrages primés et de leurs auteur(e)s jusqu’à l’édition suivante du prix.

 

Valorisation des ouvrages primés

Lors de la commercialisation des ouvrages primés, les maisons d’édition s’engagent, pour leur part, à faire mention du Prix des cinq continents de la francophonie, sur un bandeau apposé, sur chaque exemplaire, comme sur tout support promotionnel.

Elles veillent à assurer la disponibilité des ouvrages primés dans leur circuit de distribution.

Elles faciliteront, dans la mesure du possible, les conditions d’une coédition des ouvrages primés avec d’autres maisons d’édition du Sud ou examineront favorablement toute cession de droits permettant une édition à coûts réduits dans les pays de l’espace francophone

 

Pour toute question relative à ce prix les candidats peuvent contacter la Direction de la langue française dans la diversité des cultures francophones de l’OIF – Prix des cinq continents de la Francophonie – Mmes Claudia PIETRI et Audrey THOMAS-RATINIER par courriel : 5continents@francophonie.org.

Contact en Nouvelle-Calédonie : Virginie Thomas Garrel, Service de la Coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) : virginie.garrel@gouv.nc.