Présentation du dispositif “Soutien Carburant Pro”

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Face à la hausse des prix des carburants à compter du mois de juin, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie met en place un dispositif exceptionnel de soutien destiné aux secteurs professionnels les plus exposés à cette augmentation.

Près de 2 500 entreprises et professionnels pourraient en bénéficier.

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie, présentera ce dispositif nommé « Soutien Carburant Pro » lors d’une conférence de presse organisée jeudi 4 juin à 8h30 à la Station TotalEnergies de Ducos (30 route de la Baie des Dames).

Signature de la troisième tranche du prêt garanti par l’État

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le pacte de refondation économique et social pour la Nouvelle-Calédonie initié en février 2026 sous l’impulsion du Premier ministre, prévoit un soutien exceptionnel de l’État d’un montant global de près de 240 milliards de francs (deux milliards d’euros) sur cinq ans. Il vise à relancer l’économie calédonienne, ouvrir des perspectives à la jeunesse et rétablir les finances publiques, en contrepartie de réformes structurelles.

Dans le cadre du soutien aux finances publiques calédoniennes en 2026, l’État garantit un prêt de plus de 44 milliards de francs (370 millions d’euros) accordé par l’Agence française de développement (AFD) à la Nouvelle-Calédonie.

Ces fonds viendront financer la sécurité sociale calédonienne (assurance-maladie, retraites), le système électrique, ainsi que les services publics rendus par les provinces et les communes.

Le haut-commissaire de la République Jacques Billant et le membre du gouvernement chargé de l’économie et du budget Christopher Gygès, procéderont à la signature de la troisième tranche du prêt garanti par l’État (PGE) à la Nouvelle-Calédonie, en présence de l’Agence française de développement :

 

Vendredi 29 mai 2026 à 8 heures,

au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie (ex-CHT Gaston-Bourret).

Pacte de refondation économique et social : un engagement conjoint de soutien à la relance, à l’investissement et à l’emploi

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre du Pacte de refondation économique et social, l’État et la Nouvelle-Calédonie annoncent la mise en œuvre d’un ensemble de mesures économiques, fiscales et sociales destinées à répondre aux difficultés de court terme et à soutenir durablement la relance de l’économie calédonienne, à préserver l’emploi, à renforcer la compétitivité des entreprises et à améliorer l’attractivité du territoire.

Délégation calédonienne au sommet sur les matières premières organisé à Bruxelles par EIT RawMaterials

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’occasion du Sommet sur les matières premières organisé à Bruxelles par EIT RawMaterials, la Nouvelle-Calédonie a conduit une délégation rassemblant représentants institutionnels, industriels et acteurs de la filière nickel afin de promouvoir une vision commune : faire de la Nouvelle-Calédonie un partenaire stratégique de l’Union européenne dans le domaine des matières premières critiques.

En marge du sommet, un side-event dédié à la Nouvelle-Calédonie a permis d’engager des échanges approfondis avec les institutions européennes, les industriels et les investisseurs autour des enjeux liés à :

  • la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en nickel ;
  • la transition énergétique ;
  • la souveraineté industrielle européenne ;
  • et au développement de chaînes de valeur durables et compétitives.

Le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Alcide Ponga, a rappelé que :

« La Nouvelle-Calédonie souhaite inscrire son action dans une logique de coopération structurée et durable avec l’Union européenne afin de contribuer à la sécurisation des approvisionnements stratégiques tout en accompagnant la transformation de son économie. »

La délégation calédonienne a notamment mis en avant :

  • l’importance stratégique des ressources minières du territoire ;
  • la qualité des standards environnementaux, sociaux et de gouvernance appliqués en Nouvelle-Calédonie ;
  • ainsi que la volonté de renforcer la transformation locale et la montée en gamme industrielle de la filière nickel.

Les discussions ont également permis d’aborder les perspectives de mise en place d’un cadre de coopération dédié aux matières premières critiques entre la Nouvelle-Calédonie et l’Union européenne, avec le soutien de l’État français.

Cette participation à Bruxelles marque une étape importante dans le repositionnement stratégique de la Nouvelle-Calédonie au sein des discussions internationales sur les matières premières critiques et ouvre de nouvelles perspectives de coopération économique et industrielle avec l’Union européenne.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie poursuivra les échanges engagés avec les partenaires européens afin de transformer ces discussions en initiatives concrètes au service du territoire, de l’emploi et de la transition industrielle.

Lycée Escoffier : le gouvernement mobilisé pour améliorer le quotidien du personnel et des élèves

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À la suite du mouvement de grève au lycée profession nel commercial et hôtelier Auguste Escoffier, le gouvernement tient à rappeler que l’amélioration des conditions de travail du personnel et la réussite des élèves constituent des priorités essentielles, qui appellent des réponses concrètes et durables.

Dans cette perspective, deux réunions ont d’ores et déjà été organisées avec les partenaires sociaux.

Une nouvelle rencontre est prévue le mercredi 27 mai afin de poursuivre les échanges et d’identifier des solutions adaptées.

En amont de cette mobilisation, des démarches avaient déjà été engagées concernant la rénovation de l’établissement.

Une enveloppe d’environ 600 millions de francs avait été identifiée comme prioritaire, dans le cadre du précédent contrat de développement cofinancé par la Nouvelle-Calédonie et l’État.

Toutefois, pour des raisons techniques et budgétaires, ce projet n’a pas pu aboutir ces dernières années.

Néanmoins, Isabelle Champmoreau et Christopher Gygès, membres du gouvernement respectivement chargés de l’enseignement et du budget, ont sollicité un nouveau soutien de l’État, dans le cadre de la « seconde vague » de projets du plan de relance inscrit dans le pacte de refondation économique et social. Une enveloppe d’environ un milliard de francs est actuellement soumise à l’arbitr age de l’État et de la mission interministérielle.

Ces financements permettront notamment :

  • la construction de nouveaux bâtiments ;
  • la reconstruction de salles de classe et d’un pôle médico social ;
  • la sécurisation du site ; – le rééquipement de la cuisine et du restaurant d’application.

Par ailleurs, afin de répondre aux besoins les plus urgents, le gouvernement confiera prochainement à un prestataire une étude technique sur la restauration.

Cette mission permettra, en concertation avec les acteurs concernés, d’identifier des solutions concrètes pour améliorer le fonctionnement de l’établissement ainsi que les conditions de travail et d’accueil du personnel et des 1200 élèves.
Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à accompagner la rénovation du lycée Escoffier, un établissement structurant pour la formation des jeunes Calédoniens dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, le commerce et les services.

Galliéni de la santé : une réponse concertée à la crise du système de santé calédonien

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Les membres du gouvernement Claude Gambey, Christopher Gygès et Naïa Wateou, respectivement chargés de la santé, de l’économie, du budget et de la fonction publique, ont annoncé ce mercredi 20 mai, la tenue de la conférence Galliéni de la santé du 27 au 29 mai prochains. Cet événement réunira l’ensemble des acteurs du système de santé calédonien autour d’un objectif commun : bâtir ensemble les fondations d’un système de santé durable, attractif et équitable pour tous les Calédoniens

La Nouvelle-Calédonie traverse une crise profonde de son système de santé, aggravée par plusieurs années de tensions politiques, économiques et sociales.

Les problématiques concernent notamment :

  • la désertification médicale : les zones rurales de Grande Terre et les îles souffrent d’une pénurie criante de médecins généralistes, spécialistes et paramédicaux ; 
  • les difficultés de recrutement et de fidélisation : les conditions d’exercice en Nouvelle-Calédonie, malgré leur caractère exceptionnel sur le plan humain, peinent à compenser l’attractivité des postes métropolitains ;
  • la pression sur les établissements hospitaliers : le CHT Gaston Bourret et les structures hospitalières des provinces font face à des tensions en matière de ressources humaines et de financement ;
  • la fragilité financière des organismes de protection sociale : la CAFAT et le RUAMM connaissent des déficits structurels qui fragilisent la prise en charge des soins à long terme ;
  • les inégalités d’accès aux soins : les populations des îles Loyauté, de la côte Est et des zones enclavées restent insuffisamment couvertes par l’offre de soins de premier recours.

Face à ces défis, le gouvernement a fait le choix d’une méthode concertée afin de construire avec le terrain. La Conférence Galliéni de la Santé s’inscrit dans cette démarche de co-construction, en s’inspirant du modèle métropolitain du Ségur de la Santé, tout en l’adaptant aux réalités et spécificités calédoniennes.

Une méthode participative souhaitée par le gouvernement comme le précise Christopher Gygès : « le gouvernement travaille depuis trois mois à la préparation de la conférence avec les différents professionnels de santé, notamment sur l’ordre du jour et les axes prioritaires. On a vraiment un agenda partagé, a-t-il affirmé. La conférence permettra de mettre en place un véritable plan santé ».

Trois axes structurants pour trois jours de travaux

 « Les thématiques ont été travaillées en amont avec des acteurs du secteur. Il s’agit de sujets majeurs tels que l’attractivité, les travaux avec les employeurs, l’offre de soins avec la refonte de la carte sanitaire et enfin le sujet de la soutenabilité », a indiqué pour sa part Claude Gambey.

Les travaux de la conférence sont organisés autour de trois piliers thématiques, chacun faisant l’objet de sessions plénières et d’ateliers participatifs :

Axe 1 — Attractivité et conditions d’exercice

Améliorer concrètement le cadre de vie et de travail des professionnels de santé, pour rendre la Nouvelle-Calédonie plus attractive et fidéliser ceux qui y exercent déjà.

  • Développement de dispositifs fiscaux incitatifs ciblés sur les zones médicalement sous-dotées
  • Création d’un comité technique de qualification des métiers en pénurie (CTQMP)
  • Amélioration des conditions de logement et d’accompagnement à l’installation
  • Renforcement des parcours de formation initiale et continue en Calédonie
  • Valorisation des carrières et des conditions statutaires des agents hospitaliers

 

Axe 2 — Gestion des besoins de soins

Adapter l’offre de soins aux besoins réels de l’ensemble de la population calédonienne, en renforçant la prévention, les soins de proximité et la coordination des parcours de santé.

  • Renforcement de la médecine de premier recours dans les zones isolées et insulaires
  • Développement de la télémédecine et des consultations avancées dans les îles
  • Structuration des parcours de soins coordonnés entre ville et hôpital
  • Renforcement de la prévention et de l’éducation à la santé
  • Meilleure prise en charge des maladies chroniques et du vieillissement de la population

 

Axe 3 — Soutenabilité et financement du système

Assurer la viabilité financière de long terme du système de santé calédonien et de ses organismes de protection sociale, dans un contexte budgétaire contraint.

  • Redressement financier du RUAMM et de la CAFAT
  • Réforme de la gouvernance des organismes de protection sociale
  • Diversification et sécurisation des sources de financement de la santé
  • Optimisation de la dépense hospitalière sans sacrifier la qualité des soins
  • Articulation avec le plan pluriannuel de réduction des déficits publics

 

Un format délibératif et participatif

La conférence Galliéni de la santé se distingue par son approche participative et inclusive. Des sessions plénières, des ateliers thématiques et des groupes de travail sont prévus durant ces trois jours.

Les professionnels, les institutions, les partenaires sociaux et les représentants de la société civile sont associés aux échanges. Sont notamment conviés à participer : les médecins libéraux et hospitaliers, les professions paramédicales, les pharmaciens, les représentants des provinces et des communes, les organisations syndicales du secteur de la santé, les associations de patients et d’usagers, ainsi que les partenaires sociaux et institutionnels.

Le gouvernement s’engage à ce que ses travaux donnent lieu à des engagements concrets et tracés :

  • Un plan d’action gouvernemental pour la santé, présentant les mesures retenues issue des ateliers, avec calendrier et responsables désignés
  • Un suivi public des engagements, avec tableau de bord partagé avec les acteurs participants

Une commission de suivi mixte, associant professionnels de santé et institutions, chargée de veiller à la mise en œuvre des décisions.

Une démarche confirmée par le membre du gouvernement chargé de la santé : « au sortir du Galliéni, on va pouvoir confirmer certaines orientations structurantes déjà engagées comme la santé numérique avec le dossier médical et pharmaceutique partagés ou la feuille de soins électroniques ».

Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance 2025-2028 : point de situation sur les orientations

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre de la présentation du point d’étape du PTSPD 2025-2028, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée de la protection de l’enfance et des sujets liés à la famille, a dévoilé aux côtés de Jacques Billant, haut-commissaire de la République le contexte et les enjeux de la sécurité en Nouvelle-Calédonie à travers des chiffres clés.

La délinquance en Nouvelle-Calédonie reste principalement urbaine, localisée et non structurée, fortement liée à la consommation d’alcool et de cannabis. Elle s’apparente majoritairement à une délinquance d’opportunité, spontanée, dont l’anticipation et le traitement demeurent complexes pour les forces de sécurité.

Chiffres clés du bilan de la délinquance 2025

2 840

victimes de violences intrafamiliales constatées

-15,82 %

de violences conjugales vs 2023

+23,20 %

de violences sexuelles enregistrées vs 2024

 

+46,67 %

de hausse des cambriolages de logements vs 2023

212 kg

de cannabis saisis en 2025

−76 %

d’incendies volontaires vs 2024

−48 %

destructions et dégradations de biens vs 2024

−11,56 %

cambriolages locaux professionnels vs 2023

 

 

 

Le Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance

Le PTSPD permet de fixer un cadre stratégique de prévention à l’échelle pays, avec l’objectif  d’inverser la courbe de la délinquance et de changer le comportement des Calédoniens face aux conduites à risques.

 

Co-piloté par l’État (haut-commissariat) et le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, il mobilise un écosystème partenarial large :

  • l’État : haut-commissariat, Parquet, douanes, police nationale, gendarmerie,  service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), centre pénitentiaire ;
  • la Nouvelle-Calédonie : gouvernement (plusieurs directions mobilisées), le Congrès, le CESE ;
  • des établissements publics : le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston-Bourret, l’agence sanitaire et sociale (ASS-NC) ;
  • les provinces ;
  • les associations de maires ;
  • le Sénat coutumier

Le PTSPD 2025-2028 : des actions concrètes et mesurables

Une méthode pragmatique et resserrée a été arrêtée lors du comité de pilotage du 27 mai 2025, avec un portefeuille limité de 7 à 10 actions concrètes, sélectionnées pour leur impact mesurable, avec un suivi trimestriel et une validation progressive.

La lutte contre les addictions — particulièrement l’alcool — a été identifiée comme la priorité absolue du plan territorial. Toutes les actions du PTSPD s’inscrivent dans cette approche transversale.

Isabelle Champmoreau explique l’approche employée pour le PTSPD 2025-2028 : « Il y avait déjà un PTSPD qui comportait environ 130 actions. Il était donc difficile à mettre en œuvre et les effets étaient difficilement mesurables. Nous avons décidé, avec les partenaires, de réduire la feuille de route à dix actions, avec un axe prioritaire et transversal : la lutte contre les addictions, en ciblant particulièrement les publics jeunes. On constate que l’alcool et les stupéfiants sont en effet impliqués dans de nombreux faits de violence ».

Un nouvel appareil toxicologique : une avancée en matière d’investigation judiciaire

Plusieurs actions ont déjà été menées dans le cadre de la feuille de route du PTSPD. La convention de financement pour l’acquisition d’un appareil d’analyse toxicologique destiné au laboratoire de toxicologie du CHT Gaston-Bourret signée ce jour en fait partie. Elle représente une avancée majeure pour la justice calédonienne.

Actuellement, le laboratoire de toxicologie du CHT est équipé d’appareils anciens et partiellement obsolètes, dont certains datent de 2004. Ces équipements ne permettent plus de répondre aux exigences techniques, réglementaires et judiciaires en vigueur.

Pour la membre du gouvernement chargée de la protection de l’enfance et des sujets liés à la famille, « cet appareil va permettre d’aller plus loin dans l’analyse au niveau des stupéfiants, avec auparavant des analyses qui partaient en métropole. Donc ça, c’est très important pour avoir des informations en matière judiciaire, mais aussi pour lutter contre l’insécurité routière ».

La solution : un LC-MS/MS, technologie de référence

L’acquisition d’une chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS) permettra de :

  • Réaliser localement plus de 90 % des analyses médico-légales, en conformité avec les textes réglementaires (article R.235-5 du Code de la route, arrêté du 13 décembre 2016).
  • Analyser simultanément plusieurs centaines de substances en une seule analyse — stupéfiants, médicaments, nouveaux produits de synthèse (NPS), substances de soumission chimique.
  • Permettre l’analyse des prélèvements salivaires directement issus des contrôles routiers, sans systématiquement présenter le conducteur à un personnel médical pour réaliser un prélèvement sanguin.
  • Réduire drastiquement les délais de transmission des résultats aux autorités judiciaires.
  • Identifier les causes toxicologiques de décès en contexte médico-légal post-mortem.

L’appareil sera livré et installé au laboratoire du CHT fin 2026. Le coût total de cet équipement s’élève à 60 millions de francs financés par l’État (25 %), la Nouvelle-Calédonie (25 %), le CHT (30 %) et la province Sud (20 %).

Point d’étape de la feuille de route du PTSPD 

  • Structure d’accueil Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique

La création d’une structure d’accueil des jeunes à besoins thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques en Nouvelle-Calédonie répond à un besoin identifié depuis 2019 par les acteurs de terrain et confirmé par la justice. Cette structure médico-sociale accueillerait des enfants et adolescents présentant des troubles importants du comportement — sans déficience intellectuelle ni troubles psychotiques — qui perturbent gravement leur socialisation et leur accès aux apprentissages. Actuellement, aucune offre médico-sociale n’existe pour ces jeunes sur le territoire.

Une étude approfondie des besoins est actuellement menée pour définir précisément la nature et le dimensionnement de l’établissement à créer.

  • Encadrement de la vente d’alambics et de méthanol

Face à la production illicite d’alcool artisanal et aux intoxications graves au méthanol (alcool à brûler) constatées sur le territoire — notamment parmi les populations les plus vulnérables — le PTSPD a engagé deux textes réglementaires complémentaires.

Un avant-projet de loi du pays (DDOFD) a été rédigé et est désormais déposé au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. De plus, un arrêté du gouvernement portant restriction de vente d’alcool à brûler (méthanol) a été présenté au gouvernement le 13 mai 2026. Il prévoit notamment l’interdiction de vente aux mineurs ainsi que la possibilité de contrôle d’identité par les commerçants.

  • Campagne de prévention des consommations pendant la grossesse

Le Baromètre Santé 2022 révèle des niveaux de consommation de substances psychoactives pendant la grossesse particulièrement préoccupants en Nouvelle-Calédonie. Les conséquences peuvent être dramatiques : prématurité, fausses couches, retard de croissance, mort subite, malformations, déficit intellectuel, troubles du comportement et addictions futures chez l’enfant.

 

Pour y répondre, le PTSPD, lance une campagne de communication pilotée par le cabinet d’Isabelle Champmoreau, à destination des futures mères et de leur entourage.

  • Entretiens individuels en lycée — prévention des addictions

Un dispositif innovant d’entretiens individuels sera déployé dans 5 lycées publics de Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’un projet pilote, pour détecter précocement les comportements à risque liés aux addictions. Il cible les élèves de seconde (générale et professionnelle) et de première année de CAP.

« C’est une nouveauté. Ce dispositif permettra de discuter avec nos jeunes lycéens de manière individuelle de la question de la prévention des addictions et de la santé sexuelle, a indiqué Isabelle Champmoreau. Pour nous, ça fait un lien en prévention avec la consommation, mais aussi tout ce qui est comportement au sein de la cellule familiale, du couple et donc la prévention par exemple sur les violences intrafamiliales ».

Ce projet pilote est déployé cette année en lien avec l’ASSNC, dans le cadre du plan de santé mentale. Il sera reconduit chaque année.

  • Lutte contre la récidive

Avec un fort taux de récidive (évalué à plus de 50 %), la population carcérale calédonienne cumule des problématiques complexes : addictions, déficit de formation professionnelle, pathologies somatiques et psychiatriques non ou mal prises en charge. Briser ce cycle est un impératif pour réduire durablement la délinquance.

Un groupe de travail pluripartite a été constitué, associant la Justice, la direction de la Protection judiciaire et de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ), la direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS), le CHT, l’ASSNC, les provinces, le Vice-rectorat ainsi que le monde économique et associatif. Les travaux sont déjà engagés, notamment sur la validation des acquis de l’expérience (VAE), outil concret de réinsertion professionnelle par la reconnaissance de compétences acquises en détention.

  • ANTAI et modernisation du traitement des infractions routières

Le haut-commissariat, en lien avec les services de la Nouvelle-Calédonie, la direction du Numérique et de la modernisation (DINUM), les forces de sécurité de l’Intérieur et l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), conduit depuis février 2026 une étude de faisabilité portant sur la modernisation du traitement des infractions et le développement de solutions numériques de paiement dématérialisé des amendes.

Le projet vise à simplifier les démarches des usagers grâce au paiement numérique des amendes, améliorer l’efficacité du traitement des infractions, renforcer les capacités de recouvrement, moderniser les outils des forces de sécurité, et préparer le développement de procès-verbaux électroniques et d’amendes forfaitaires délictuelles (AFD) — particulièrement utiles dans la lutte contre la consommation de stupéfiants.

 

La réussite du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance repose sur la mobilisation durable de l’ensemble des acteurs institutionnels et leur capacité à travailler de manière coordonnée et efficace. La méthode pragmatique adoptée — centrée sur un nombre limité d’actions concrètes, mesurables et financées — a démontré sa pertinence et sera maintenue pour les prochains COPIL.

Visite d’une délégation du ministère de la Justice au pôle industrie du GIEP à Bourail

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Ci-joint une invitation presse dans le cadre d’une visite demain, mercredi 20 mai à 10 heures du pôle industrie du GIEP à Bourail par une délégation du ministère de la Justice aux côtés de Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la formation professionnelle. 

Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges avec la magistrature, afin d’offrir une vision plus concrète des moyens mobilisables et des solutions envisageables en vue d’intégrer la formation professionnelle comme levier de réinsertion pour le public sous main de justice.

Corail 600 : lancement de la première course au large du parc naturel de la mer de Corail

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Cercle Nautique Calédonien (CNC) annoncent le lancement de la Corail 600, première course hauturière organisée au sein du parc naturel de la mer de Corail.

Cette épreuve inédite de 600 milles nautiques se tiendra du 13 au 19 juin 2026, avec un départ donné le samedi 13 juin, à 16 h, depuis la baie des Citrons, à Nouméa.