Retrait de lots de Doliprane 2,4 % suspension buvable : la Nouvelle-Calédonie n’est pas concernée à ce stade

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À la suite de la décision du 23 février 2026 de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) portant sur le retrait de 27 lots de Doliprane 2,4 % suspension buvable, le gouvernement, via sa direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS) informe la population que, à ce stade, la Nouvelle-Calédonie n’est pas concerné par cette mesure.
 

  •      Ce qu’il faut retenir

·         Le retrait concerne 27 lots de Doliprane 2,4 % suspension buvable.

·         Le défaut identifié porte sur la pipette doseuse : les graduations peuvent s’effacer progressivement après un rinçage à l’eau tiède.

·         Il ne s’agit pas d’un défaut du médicament lui-même, mais d’un problème de lisibilité de la pipette pouvant entraîner un risque potentiel d’erreur de dosage.

  •      La situation en Nouvelle-Calédonie

Les vérifications engagées immédiatement auprès des différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique indiquent que :

·         Pour la filière ambulatoire (grossistes-répartiteurs et officines) : aucun des lots concernés n’a été importé sur le territoire.

·         Pour les établissements de santé (pharmacies à usage intérieur – PUI, y compris celles des provinces) : tous les établissements ayant répondu à ce stade se déclarent non concernés.

  •      Une chaîne d’approvisionnement sécurisée

En Nouvelle-Calédonie, pour la filière de ville (hors circuits spécifiques tels que les PUI), les médicaments transitent par les grossistes-répartiteurs. Ce maillon constitue un élément essentiel de sécurisation :

·         traçabilité des produits ;

·         capacité de vérification rapide des lots ;

·         diffusion immédiate des alertes auprès des officines en cas de signalement sanitaire.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie reste pleinement mobilisé et toute évolution de la situation fera l’objet d’une communication spécifique.

Vigilance orange fortes pluies – Rappel des consignes de sécurité

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À la suite de certains comportements à risque, le gouvernement, via sa direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), rappelle à la population l’importance du strict respect des consignes de sécurité en période de vigilance orange pour fortes pluies :

➔ Ne vous déplacez qu’en cas de nécessité.
➔ Ne franchissez pas, à pieds ou en voiture, les ravines ou les rivières en crues ou qui peuvent l’être soudainement ainsi que les radiers ou routes submergés.
➔ Ne pas entreprendre un sport ou un loisir de pleine nature et interrompre toute séance en cours.
➔ Tenez les enfants à distance des caniveaux, ravines et rivières qui peuvent à tout moment déborder
➔ Signalez votre départ, votre destination et votre arrivée à vos proches.
➔ Prévoyez des moyens d’éclairage de secours et constituez une réserve d’eau potable.
➔ Faites attention à l’eau du robinet qui est susceptible d’être impropre à la consommation au moins
48 h après l’arrêt des pluies.
➔ Dans tous les cas, si la situation de votre domicile l’exige (zone inondable, bordure de ravine…), prenez toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de vos biens face à la montée des eaux, préparez-vous à l’évacuation éventuelle de votre domicile.
➔ Facilitez le travail des sauveteurs qui vous proposent une évacuation et conformez-vous à leurs instructions.

Concernant le réseau routier, la RT1 est de nouveau praticable. En revanche, la RT3 demeure difficilement accessible. La plus grande prudence est recommandée.
Le gouvernement appelle l’ensemble de la population à faire preuve de responsabilité et à respecter scrupuleusement ces consignes.

Pour toute demande d’information ou en cas d’urgence, la population est invitée à composer le 18 afin de joindre les sapeurs-pompiers, qui les aiguilleront vers les dispositifs appropriés.

Le gouvernement invite chacun à suivre l’évolution de la situation via les médias et les canaux d’information officiels et remercie la population pour son sens des responsabilités.

Vigilance orange fortes pluies – Point de situation

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement, via sa direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), informe la population que les intempéries en cours ont entraîné plusieurs perturbations majeures du réseau routier :

  • la RT1 est bloquée à la sortie nord de Bourail en raison du débordement des rivières ;
  • la RT3 est bloquée dans le col des Roussettes à la suite d’éboulements ;
  • la RT3 est également bloquée au niveau de Ponérihouen, entre Moneo et Neavin, en raison d’un éboulement.

 

À Bourail et Ponérihouen, un centre d’accueil et d’hébergement est ouvert. Les services compétents sont mobilisés pour évaluer la situation et intervenir dès que les conditions le permettront.

Le gouvernement appelle l’ensemble de la population à la plus grande vigilance et demande de respecter strictement les consignes de sécurité :

  • limiter les déplacements au strict nécessaire ;
  • ne pas s’engager sur une route submergée ou fermée ;
  • se tenir informé de l’évolution de la situation.

 

Pour tout renseignement ou en cas de besoin d’orientation, la population est invitée à composer le 18 afin de joindre les sapeurs-pompiers, qui les aiguilleront vers les dispositifs appropriés. Le gouvernement invite chacun à suivre l’évolution de la situation via les médias et les canaux d’information officiels.

Le gouvernement remercie la population pour son sens des responsabilités.

Vigilance Orange – Fortes pluies et orages

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Meteo.nc annonce qu’une vigilance ORANGE – fortes pluies et orages est en cours depuis ce jour sur les communes de Belep, Boulouparis, Bourail, Canala, Dumbéa, Farino, Hienghène, Houaïlou, Kaala-Gomen, Koné, Kouaoua, Koumac, La Foa, Moindou, Mont-Dore, Ouégoa, Païta, Poindimié, Ponérihouen, Pouébo, Pouembout, Poum, Poya, Sarraméa, Thio, Touho, Voh et Yaté.

Par ailleurs, les communes de l’Île des Pins, Lifou, Maré, Nouméa et Ouvéa sont en vigilance jaune fortes pluies et orages.

Informations et consignes à la population :
La sécurité civile appelle la population à se tenir informée de l’évolution de la situation en se connectant sur les sites internet de la sécurité civile securite-civile.gouv.nc et de Météo-France Nouvelle-Calédonie www.meteo.nc, sur les pages Facebook Sécurité Civile NC et Météo-France Nouvelle-Calédonie ou en écoutant les informations diffusées par les différents médias.

Cinq professionnels de santé de l’Ordre de Malte en mission en Nouvelle-Calédonie pour renforcer la continuité des soins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre de la convention signée le 22 août 2025 entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’État et l’Ordre de Malte, la première mission de professionnels de santé mis à disposition par l’Ordre de Malte a été accueillie ce 20 février au gouvernement par Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé et Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie. Composée de cinq soignants, la mission vise à renforcer l’accès aux soins et la continuité des prises en charge en particulier dans les zones isolées et confrontées à des tensions de ressources humaines.

Pour faire face à la pénurie de soignants et à la dégradation de l’offre de soins,  particulièrement dans les zones rurales, notamment en province Nord, dans les îles et sur la côte Est de la Grande Terre, l’Ordre de Malte, association catholique hospitalière reconnue d’utilité publique, a manifesté sa disponibilité pour venir en soutien à la Nouvelle-Calédonie par la mise à disposition d’une équipe de personnels soignants venant d’Hexagone.

La mise en œuvre de ce projet s’est concrétisée le 22 août 2025 par la signature d’une convention tripartite entre l’État, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’Ordre de Malte.

Pour Claude Gambey, « l’accueil de l’équipe de soignants aujourd’hui représente l’aboutissement de la convention-cadre signée avec l’État ».

Une réponse concrète à un enjeu d’accès aux soins

La mission déployée en Nouvelle-Calédonie est conçue comme un appui opérationnel complémentaire, organisé au sein des structures existantes, et adapté aux besoins identifiés localement.

Trois infirmiers, une chirurgienne-dentiste et un médecin ont ainsi été envoyés depuis l’Hexagone pour une mission de trois mois, afin de soutenir les équipes de soignants calédoniens et répondre aux besoins de la population. Un roulement des équipes sera organisé tous les trois mois pendant un an, durée de la convention.

Patrick Biason, médecin généraliste, fait partie de la délégation. Pour lui, c’est un retour en Nouvelle-Calédonie 40 ans après y être déjà venu en tant que volontaire à l’aide technique de 1983 à 1985. « Étant récemment retraité je cherchais à savoir s’il y avait des besoins. Lorsque l’opportunité s’est présentée, je me suis dit qu’il fallait y aller », a-t-il confié.

Cette brigade itinérante interviendra dans les trois provinces, dans les centres de soins gérés par les provinces (Centre médico-sociaux – CMS, unités provinciales de l’action sanitaire et sociale – UPASS, dispensaires, notamment) ainsi que le Centre hospitalier du Nord.

« Même si la pénurie est partiellement résorbée, le besoin reste important dans les îles et dans le Nord », a déclaré le membre du gouvernement chargé de la santé. Il a par ailleurs précisé que « les îles manquent en priorité de médecins tandis que le Nord nécessite davantage de personnel paramédical et notamment des infirmiers ».

Un déploiement progressif, selon les conventions et les conditions logistiques

Le déploiement est progressif, afin de sécuriser les conditions d’intervention (hébergement, organisation locale, mobilité, coordination) en lien avec les provinces.

La mission débutera à Maré à compter du 23 février avant d’intervenir à Ouvéa puis devrait se déployer en province Nord à partir du 23 mars et en province Sud dès le 20 avril, notamment àThio, Bourail et La Foa.

Un cadre partenarial formalisé

La mission s’inscrit dans un cadre partenarial formalisé entre la Nouvelle-Calédonie, l’État et l’Ordre de Malte France. Ce cadre vise à garantir une intervention coordonnée, sécurisée, et pleinement articulée avec l’organisation des soins sur le territoire.

 

La direction des Affaires Sanitaires et sociales (DASS) de la Nouvelle-Calédonie assurera la coordination de l’opération, en lien avec les structures d’accueil et établira le planning des personnels mis à disposition.

Elle est également chargée de dispenser à ces professionnels de santé une formation sur les spécificités et le contexte local.

Cette phase de préparation permettra de :

  • présenter les réalités sanitaires et organisationnelles du territoire ;
  • rappeler les modalités de coordination avec les provinces et les structures ;
  • sécuriser les aspects pratiques (logistique, hébergement, mobilité) ;
  • partager les procédures nécessaires au bon fonctionnement du dispositif.

Financement et suivi du programme

L’État assure le financement de l’opération à travers une subvention à la Nouvelle-Calédonie d’un montant de 163 218 377 francs (1 367 770 euros).

Pour le haut-commissaire Jacques Billant, cette opération « est absolument nécessaire. Il s’agit de répondre aux besoins urgents des Calédoniens. Je suis ravi que la première équipe puisse se déployer dès lundi prochain ».

Un comité de suivi associant le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’État et l’Ordre de Malte se réunira a minima chaque trimestre, afin de dresser un bilan d’étape des actions menées, de réajuster le dispositif si nécessaire, et de tracer les perspectives d’actions du trimestre suivant.

Des formations en ligne sur le thème de l’hydrogène vert proposées par Green Overseas

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le programme Green Overseas, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, vise à accélérer la transition énergétique et à renforcer la résilience face au changement climatique des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) du Royaume-Uni et de l’UE. 

Pour soutenir ces objectifs, il est proposé une série de formations en ligne sur le thème “l’hydrogène vert : de la production à l’utilisation” les 4, 6, 11 et 13 mars 2026, de 7 heures à 9 heures (heure de Nouméa). Chaque session sera dédiée à l’une des thématiques suivantes : 

  • 4 mars : aperçu de l’état d’avancement et des perspectives de l’hydrogène, avec une attention particulière pour les opportunités et les limites pour les îles et les PTOM, ainsi que pour les exigences clés en matière de chaînes d’approvisionnement ; 
  • 6 mars : techniques et technologies de production d’hydrogène, en particulier d’hydrogène vert à partir de sources d’énergie renouvelables, et des carburants synthétiques ;
  • 11 mars : éléments clés pour la distribution et le transport de l’hydrogène et des e-fuels ;
  • 13 mars : perspectives et exigences en matière de stockage de l’hydrogène et de son utilisation en fonction des différents services finaux.

 

Pour participer, les personnes intéressées doivent s’inscrire via le lien suivant : https://forms.office.com/e/6Jcj4Lc4Fe

Elles recevront ensuite un email automatique contenant l’invitation Outlook et le lien Zoom.

 

Huit startups calédoniennes sélectionnées pour VivaTech 2026

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Pour la quatrième participation de la Nouvelle-Calédonie au salon Viva Technology, huit startups locales ont été sélectionnées. Elles exposeront leurs solutions à Paris du 17 au 20 juin 2026, lors de la dixième édition de cet événement d’ampleur dédié à l’innovation.

Un périmètre de sélection élargi

Pour l’édition 2026 le périmètre de sélection des participants à VivaTech a été élargi. En effet, l’appel à manifestation d’intérêt et l’appel à candidatures ont intégré les startups en amorçage et en accélération, ainsi que les entreprises traditionnelles souhaitant tester un produit Tech ou intrapreneurial.

Une évolution qui avait pour objectif de favoriser la diversité des profils et de soutenir l’économie calédonienne sous toutes ses formes.

Dans le cadre de la formation de la délégation calédonienne, un événement de pitch de sélection a été organisé à la Station N, afin d’identifier les startups qui représenteront la Nouvelle-Calédonie au sein de son pavillon. Sur les 12 candidats, huit ont été retenus :

  • Firetracking : solution SaaS « clé-en-main», pour détecter les départs de feux en moins de trois minutes, jusqu’à 20 km de distance ;
  • Testeum : plateforme SaaS de test participatif ;
  • Watom : plateforme technologique de conception de serious games numériques, basée sur un moteur de scénarisation et d’analyse des décisions utilisateurs ;
  • Ops Insight : plateforme d’IA conversationnelle pour la conformité aéronautique et spatiale ;
  • Spirit : solution de paiement adaptées au Pacifique français ;
  • Santeo : plateforme de prévention fonctionnelle et d’éducation à la santé, conçue pour les territoires insulaires ;
  • So’bloo : solution tout-en-un de gestion d’entreprise, moderne et boostée à l’IA pour la Nouvelle-Calédonie et au-delà ;
  • Digibarre : application de gestion de Barreau moderne, simple et adaptable pour les ordres d’avocats.

Un emplacement agrandi pour la Nouvelle-Calédonie

Cette nouvelle édition prévoit une extension du stand de la Nouvelle-Calédonie pour atteindre 70,5 m². Cet espace permettra une structuration du pavillon en deux zones complémentaires :

  • Un espace Entreprises & Startups : accueil de startups en amorçage ou en accélération, ainsi que d’entreprises établies développant un projet innovant ou intrapreneurial Tech ;
  • Un espace Attractivité (nouveauté 2026) : dédié à la promotion et valorisation globale de la Nouvelle-Calédonie tout en renforçant la complémentarité entre acteurs publics et économiques. Objectif : attirer des opportunités de collaborations, d’investissements et de prospection internationales.

VivaTech : une vitrine internationale pour la Nouvelle-Calédonie

Comme chaque année, la participation de la Nouvelle-Calédonie à VivaTech poursuit plusieurs objectifs :

  • Renforcer l’attractivité internationale du territoire en valorisant ses atouts économiques, humains et technologiques sur la scène mondiale ;
  • Soutenir le développement des filières d’avenir, essentielles à une croissance durable de l’écosystème Tech calédonien ;
  • Créer des opportunités de business en facilitant l’accès des startups et entreprises à la prospection, aux partenariats et à la veille technologique ;
  • Développer des synergies internationales, à travers des partenariats stratégiques avec d’autres territoires, écosystèmes et investisseurs.

Cet événement est considéré comme le plus grand rendez-vous européen de la Tech. L’édition 2025 a battu les records avec :

  • plus de 180 000 visiteurs ;
  • 14 000 startups ;
  • 3 600 investisseurs ;
  • 450 intervenants issus de 171 pays.

Accueil de la première mission de soignants de l’Ordre de Malte en Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Claude Gambey, membre du gouvernement en charge de la santé et Jacques Billant, haut-commissaire de la République, accueilleront vendredi 20 février à 8 heures au gouvernement (Lys Rouge), la première mission de personnels soignants mis à disposition par l’Ordre de Malte, dans le cadre de la convention signée le 25 août 2025 entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l’État et l’Ordre de Malte.

 

Cette mission s’inscrit dans une démarche de renforcement de l’accès aux soins et la continuité des prises en charge, en particulier dans les zones isolées.

La 23e commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest accueillie à Nouméa

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

La Nouvelle-Calédonie accueille du 16 au 20 février la 23ème Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest de l’Organisation hydrographique Internationale (OHI). Elle réunit 19 pays de la zone afin d’aborder les questions de cartographie marine. Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé du suivi des questions liées aux affaires maritimes a participé à l’ouverture de la séance plénière le 18 février à la CPS en tant que co-président de la commission, conjointement avec l’État.

Un lieu d’échange au niveau régional

Lancée en 1981, la Commission hydrographique du Pacifique Sud-Ouest (SWPHC –  South West Pacific Hydrographic Commission) a pour mission de coordonner les activités hydrographiques et la coopération au niveau régional. Il s’agit d’une instance de l’OHI (créée en 1921), dont les principales missions sont de contribuer à la sécurité de la navigation et à la protection de l’environnement marin, ainsi que de coordonner à l’échelle mondiale l’établissement de normes hydrographiques. Elle définit des règles et standards techniques qui encadrent la manière de mesurer, cartographier et représenter les données liées aux milieux aquatiques (mers, océans, fleuves, lacs).

La commission du Pacifique Sud-Ouest est composée des pays de la zone : Australie, îles Cook, Fidji, France, Indonésie, Kiribati, Îles Marshall, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu, Royaume-Uni, États-Unis, Vanuatu, Nauru, Niue et Palaos.

La Nouvelle-Calédonie y siège entant que membre observateur, tout comme la CPS et la France y est représentée au travers du service hydrographique de la marine (SHOM).

La commission se réunit chaque année et, dans le cadre de ses travaux, collabore avec des organisations régionales, l’Organisation maritime internationale (OMI), l’Organisation internationale pour l’aide à la navigation maritime (IALA), ou encore des spécialistes en acquisition de données bathymétriques et dans l’étude des océans.

Cinq jours de travaux

C’est la deuxième fois que la Nouvelle-Calédonie accueille une réunion de la SWPHC. La première avait eu lieu en 2016. Cette 23ème édition se déroule en deux grandes séquences :

  • Deux jours d’ateliers techniques animés par la Nouvelle-Zélande pour former les participants à la maîtrise et la diffusion de l’information nautique dans le cas de dangers pour la navigation à signaler en urgence (nouvelle épave, balisage défectueux, containeur à la dérive, etc.).
  • Trois jours de conférence plénière dont l’objectif est d’impliquer les États côtiers dans la définition et l’utilisation de standards internationaux en matière de production de cartes de navigation.

La finalité de ces travaux est de faire en sorte d’aligner les pratiques et le partage de données dans la zone Pacifique Sud-Ouest afin que, par exemple, un commandant de navire puisse afficher et naviguer de la même manière dans les eaux australiennes que dans les eaux calédoniennes, avec en plus des garanties de qualité et de sécurité. En effet, un pays qui ne suivrait pas ces standards pourrait se voir exclu du commerce international maritime, qui représente pas moins de 80 % du commerce mondial.

Pour Samuel Hnepeune, « cette commission représente un moment important car c’est l’occasion pour chaque pays de partager ses expériences et d’échanger sur les évolutions scientifiques et technologiques, tant pour les grands États que les petits pays insulaires.

C’est aussi l’occasion d’aborder les grosses évolutions au sein de l’Organisation internationale pour l’aide à la navigation maritime (IALA) ».

L’hydrographie : une discipline clé pour la sécurité de la navigation maritime

L’hydrographie est la science du levé et de la cartographie des eaux. Elle vise à mesurer, décrire et représenter les éléments physiques des océans, des mers, des zones côtières, des lacs et des fleuves, et d’anticiper leur évolution dans le temps.

Cette discipline est essentielle pour la sécurité de la navigation car elle fournit les nombreuses données nécessaires à l’élaboration des cartes marines. Elle contribue ainsi à protéger la vie humaine en mer.

Au-delà de la navigation, l’hydrographie soutient un large éventail d’activités maritimes (économie bleue, défense, recherche scientifique, protection de l’environnement). La connaissance des fonds marins et des zones littorales est indispensable pour comprendre et gérer durablement notre environnement marin.

En Nouvelle Calédonie, l’hydrographie permet cette sécurisation des couloirs de navigation, aussi bien pour les Calédoniens que pour les navires internationaux (minéralier, porte-conteneur).  L’enjeu est d’autant plus important que le territoire compte parmi les écosystèmes coraliens les plus exceptionnels de la planète.

Le membre du gouvernement a indiqué que « la question des routes maritimes représente un enjeu majeur, tant pour le commerce que pour des questions de défense. Mais il est également question de sécurité en mer ou de définition de voies de navigation. C’est notamment l’objet de travaux qui seront menés par la commission hydrographique cette année ».

Le SHOM travaillera d’ailleurs prochainement à la définition des couloirs de navigation en préparation du Festival des arts et de la culture (FESTPAC) 2028. Cela permettra aux pirogues de la région d’être orientées et d’emprunter les chemins de navigation sécurisés.

D’autre part, en ce qui concerne la desserte maritime locale, le SHOM a notamment défini, pour le Betico, un itinéraire de navigation préférentiel et sécurisé en condition météorologiques défavorables.

Enfin, lorsque des réflexions étaient menées pour une liaison maritime entre Ducos / Nouméa et Dumbéa sur mer (Médipôle), le SHOM a cartographié l’ensemble de la baie de Koutio Kouéta, facilitant ainsi la prise de décision des élus.

Une compétence partagée en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, la production et la tenue à jour des cartes marines est une compétence partagée entre le gouvernement de Nouvelle-Calédonie (chargé de la cartographie du lagon) et l’État (chargé de la cartographie de la zone économique exclusive (ZEE).

Cette mission est assurée par les hydrographes de la base hydrographique de Nouvelle-Calédonie (huit militaires du SHOM et trois personnels du gouvernement). Cette base est hébergée sur le site des phares et balises de la direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT) à Numbo et réalisent la majorité de leurs levés à bord du Louis Hénin, navire baliseur du gouvernement.

Déménagement d’Air Calédonie à Tontouta : les infrastructures prêtes à accueillir les passagers

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le projet : optimisation et mutualisation

Ce déménagement représente une étape stratégique majeure pour le secteur aérien calédonien. Il vise avant tout à fédérer physiquement Air Calédonie et Aircalin au sein d’un même espace, favorisant ainsi une coordination optimisée et une mutualisation des ressources.

Ce projet structurant pour l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie revêt un double intérêt, distinct mais complémentaire, pour la collectivité et pour Air Calédonie.

Pour la Nouvelle-Calédonie, l’opération s’inscrit dans une logique de rationalisation des infrastructures et d’optimisation de la dépense publique. Elle représente une suspension d’investissement d’environ 1 milliard de francs au titre des infrastructures (GEA), mais également une réduction de charges estimée à 500 millions de francs à terme. Cette démarche favorise des économies d’échelle, une meilleure allocation des moyens publics et une gestion plus efficiente des équipements aéroportuaires.

Pour Air Calédonie, dont la pérennité est fragilisée par les contraintes d’exploitation liées à la plateforme de Magenta, le regroupement des opérations sur un site plus adapté constitue un levier majeur de compétitivité.

Il permettra d’améliorer l’efficacité opérationnelle, de simplifier l’organisation et de générer une réduction de charges d’environ 500 millions de francs. Cette rationalisation renforcera durablement la situation financière de la compagnie et sa capacité à assurer sa mission essentielle de desserte du territoire.

« Il s’agit là d’un volet du plan de sauvetage de la connectivité aérienne entre les Îles et la Grande Terre, a indiqué le président du gouvernement Alcide Ponga. Les efforts engagés par la compagnie Air Calédonie, à savoir le plan de licenciement de 2023, la vente de l’un de ses avions l’année dernière, la recherche de nouvelles pistes d’exploitation au Vanuatu, doivent s’accompagner de ce déménagement qui, je le rappelle, est crucial pour la sauvegarde de ce service ».

Il permet ainsi plusieurs synergies majeures :

  • L’optimisation des infrastructures : mutualisation des équipements, réduction des coûts d’entretien et d’exploitation, meilleure rentabilité des investissements publics ;
  • L’amélioration de la qualité de service : regroupement des flux domestiques et internationaux pour faciliter les correspondances et offrir un meilleur confort aux passagers ;
  • Des projets de développement structurants pour le pays : synergies entre les compagnies aériennes Air Calédonie et Aircalin, pôle d’excellence aéronautique à plus long terme.

« Nous espérons avoir l’occasion, avec ce déménagement, d’améliorer nos conditions d’exploitation avec moins de retards, moins d’annulations, de meilleures conditions de travail pour nos employés et des services à la hauteur des exigences des usagers, a indiqué Daniel Houmbouy, directeur général d’Air Calédonie. Un exemple concret : d’un point de vue aéronautique, la piste de Tontouta est plus longue et moins exposée au vent que celle de Magenta. Nous serons moins soumis aux conditions météo et pourrons transporter plus de passagers. Autre avantage, les horaires plus étendus de la plateforme de La Tontouta nous permettrons, en cas de retards accumulés lors d’une journée, de ne pas avoir à annuler le dernier vol ».

Pour organiser le transfert, conformément à l’engagement pris par le président du gouvernement devant le Congrès à la fin mai 2025, un comité de pilotage (COPIL) a été mis en place le 27 juin 2025. Il a pour mission d’assurer la coordination et le suivi stratégique du projet de restructuration du secteur aérien et de transfert des activités vers la plateforme de La Tontouta. Ce comité joue un rôle clé dans la supervision des différentes phases du projet, garantissant une gouvernance centralisée et une prise de décision efficace entre les parties prenantes.

Comités de projets : coordination et suivi stratégique

Pour mettre en œuvre les décisions du COPIL, des comités de projets (COPROJ) ont été mis en place. Ils se réunissent deux à trois fois par mois avec, pour chacun d’eux, un objectif spécifique :

  • COPROJ « Communication » : Fédérer l’adhésion autour du projet, assurer une information claire, mobiliser l’ensemble des parties prenantes.
  • COPROJ « Accessibilité » : Définir une solution durable et économique pour la liaison terrestre entre Nouméa et La Tontouta.
  • COPROJ « Continuité pays » : Élaborer des mécanismes de compensation pour limiter l’impact de l’augmentation des tarifs des billets.
  • COPROJ « Devenir de Magenta  » : Préparer la réorganisation de la gestion de l’aéroport de Magenta.
  • COPROJ « Infrastructure » : Piloter les adaptations nécessaires de la plateforme de La Tontouta.

Dans une démarche de transparence, le gouvernement a récemment mis en place :

« Avec ces outils, nous avons pour mission de répondre à toutes les questions que peuvent ou pourront se poser les usagers et ainsi lever toutes les inquiétudes. Nous avons choisi de travailler dans un cadre transparent », a ajouté le président du gouvernement.

De nouveaux espaces pour les arrivées et les départs

Les travaux engagés par la CCI fin juillet 2025, ont permis de créer et livrer de nouveaux espaces nécessaires au trafic domestique, qui permettent à l’aéroport d’être prêt. Des aménagements se poursuivront jusqu’à la mi-2026 pour la configuration finale.

Les passagers des vols domestiques et ceux de l’international, bénéficieront d’infrastructures modernes, d’une offre de services renforcée, de nouvelles enseignes de restauration, d’un parking sécurisé et d’une offre commerciale adaptée à leurs besoins, dans les mêmes standards que pour les vols internationaux.

« Notre objectif était de proposer des aménagements et une exploitation les plus efficaces possibles pour l’ensemble des passagers », a indiqué Rémi Berdoyes, directeur de l’aéroport de Tontouta.

Au sein de l’aérogare passagers, deux nouveaux espaces dédiés au trafic domestique ont été créés : une salle de départs et une salle d’arrivées.

En dehors de l’aérogare passagers, des aménagements ont été réalisés au niveau du :

  • dock de fret actuel ;
  • stationnement avions.

Ces travaux et aménagements répondent à trois principes directeurs :

  1. Une capacité adaptée au trafic domestique actuel et à son évolution à court et moyen terme ;
  2. La simplicité et la fluidité du parcours passagers, avec une configuration cible entièrement au rez-de-chaussée ;
  3. En préservant la capacité de développement du trafic international, avec notamment des zones d’embarquement totalement indépendantes.

Le projet a été organisé en deux temps avec une première phase, qui permet d’ores et déjà d’accueillir le trafic domestique, tout en poursuivant l’aménagement jusqu’à la phase finale de mi-2026.

Phase 1 – Déjà opérationnelle

Cette phase permet d’accueillir immédiatement les passagers des vols domestiques dans des conditions conformes, sécurisées, fluides et confortables.

Durant cette première phase :

  • Les arrivées des vols domestiques se feront dans une salle dédiée au rez-de-chaussée de l’aéroport.
  • Les départs des vols domestiques s’effectueront depuis une des salles d’embarquement située à l’étage et réservée provisoirement à cet usage (les passagers des vols domestiques emprunteront alors provisoirement, le même circuit de départ que les passagers des vols internationaux, avant de rejoindre leur propre salle d’embarquement).

Phase 2 – Mi-2026

Dans cette configuration finale, l’ensemble des flux internationaux et domestiques sont séparés, l’expérience offerte aux passagers est simple et fluide.

Les départs

Les départs des vols domestiques seront, pour le tout début du parcours, identiques à ceux des vols internationaux :

  • enregistrement aux comptoirs dédiés ;
  • inspection de sûreté des passagers et bagages cabines.

C’est après l’inspection de sûreté que les flux des passagers internationaux et domestiques se sépareront :

  • les passagers des vols domestiques rejoindront directement la nouvelle salle de départ située au rez-de-chaussée, à proximité immédiate du contrôle de sûreté ;
  • pour les passagers internationaux rien ne change : ils poursuivront vers la police aux frontières, située au 1er étage, avant de rejoindre les salles d’embarquement internationales.

Les arrivées

À l’arrivée, les passagers des vols domestiques disposeront d’un circuit dédié :

  • récupération des bagages dans une salle d’arrivées indépendante du trafic international ;
  • sortie dans la zone publique de l’aérogare, permettant un accès direct aux parkings et services de transport ;
  • l’espace dédié aux accompagnateurs est situé dans l’aérogare passagers, juste en-face de la sortie des passagers.

De nouveaux services pour tous les usagers

Par ailleurs, de nouveaux services seront proposés. Côté restauration trois nouvelles enseignes ouvriront d’ici mi-2026.

Dans le hall public de l’aérogare passagers, deux nouvelles enseignes complémentaires l’une de l’autre seront ouvertes à tous :

  • Colombus café : chaîne de coffee-shops, présente dans plus de 250 points de vente en France et à l’international, qui propose boissons, snacking salé et sucré sur place ou à emporter.
  • Kalolo : concept local offrant une prestation Food & Bar adaptée à la clientèle locale, et des iles. L’offre viendra en complément du concept Columbus.

Une troisième enseigne située au premier étage, en salle d’embarquement, sera réservée aux passagers des vols internationaux :

  • Daily Break : enseigne de coffee & snacking.

Concernant l’offre commerciale, la boutique de souvenirs X-Plora située au rez-de-chaussée de l’aérogare passagers, en zone publique, travaille à la diversification de son offre de produits pour répondre aux besoins des passagers des vols domestiques.

Le hall d’accueil accueillera également un nouveau comptoir « Espace clients » de la compagnie Air Calédonie, situé à côté de celui d’Aircalin.

Transport et stationnement

Dans le cadre de ce transfert, le gouvernement met en place, à compter du 2 mars 2026, une solution de transport en commun dédiée aux passagers et à un tarif maîtrisé.

Cette offre a été conçue pour répondre aux attentes et aux préoccupations exprimées par les voyageurs des îles.

Le service de navettes, qui couvre l’ensemble des vols domestiques d’Air Calédonie, sera assuré par Tontouta Express (TEX) et se caractérisera par les modalités suivantes :

  • Tarif : 500 francs par trajet et par voyageur ;
  • Horaires : un programme de navettes couvrant l’ensemble des vols domestiques d’Air Calédonie ;
  • Quatre points d’arrêt :
    • Nouméa : gare Patch – CHT ;
    • Dumbéa – Koutio (en attente de précision) ;
    • Païta – Arène du Sud (en attente de précision) ;
    • Tontouta – Aérogare.

Pour chaque rotation, un chauffeur et un agent de vente seront présents dans le bus afin de garantir un service fluide.

Un site internet sera mis en ligne le lundi 23 février 2026.

Concernant le stationnement, le parking public de Tontouta dispose de 536 places, permettant d’accueillir le trafic domestique actuel en plus du trafic international. Les 20 premières minutes de stationnement sont gratuites et les tarifs disponibles sur le site internet de l’aéroport.