La lutte contre les violences intrafamiliales, une cause partagée depuis le grenelle

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Jacques Billant, haut-commissaire de la République, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée des questions relatives à la famille et à l’égalité entre les femmes et les hommes, et Yves Dupas, procureur de la République, ont présenté le bilan du Grenelle calédonien contre les violences conjugales et intrafamiliales et ont dressé des perspectives pour les années à venir.

Une prise de conscience collective et une parole libérée

Lancé en septembre 2019, le Grenelle calédonien contre les violences conjugales a marqué un tournant décisif dans ce domaine. Le 23 novembre 2019, plus de 120 représentants institutionnels, coutumiers, associatifs et économiques se sont réunis pour affirmer une mobilisation collective et signer une charte.

Le Grenelle a permis une avancée significative, notamment dans l’accompagnement des victimes. Grâce à une coordination renforcée et à une structuration plus efficace, les acteurs de terrain ont bâti une mobilisation collective et expérimenté des dispositifs innovants.

Les actions liées au grenelle étaient structurées autour de six axes :

  • Prévention et sensibilisation : campagnes d’information grand public, lancement du site internet violences-conjugales.gouv.nc, diffusion de plus de 50 000 « pockets VIF », démarche « 3E » (éducation à l’égalité à l’école) généralisée dans les établissements scolaires ;
  • Professionnalisation : formation continue des acteurs pour une expertise de qualité. Plus de 1 000 professionnels formés (forces de l’ordre, professionnels de santé, acteurs éducatifs) ;
  • Mobilisation économique : implication active du secteur privé. Loi de pays sur l’égalité professionnelle (mai 2023) avec la création du congé du second parent et la protection des victimes au travail ;
  • Soutien aux victimes : amélioration de l’accueil et de l’accompagnement. Déploiement de dispositifs majeurs : 15 Téléphones Grave Danger (TGD), bracelet anti-rapprochement (BAR), intervenantes sociales en gendarmerie (ISG), dispositif d’aide aux victimes (DAV), Unité médico-judiciaire de proximité (UMJP) ;
  • Protection de l’enfance : politique des « 1000 premiers jours de vie », visites médicales systématiques en 6ème, Maison de protection des familles, statut des familles d’accueil en cours ;
  • Responsabilisation : éviction et suivi des auteurs de violences. Ouverture du centre de prise en charge des auteurs de violences intrafamiliales (dix places, décembre 2024), stages de responsabilisation.

Parmi les principales réalisations à noter :

  • une prise de conscience collective et une libération de la parole ;
  • la professionnalisation et la coordination renforcée des acteurs ;
  • le déploiement de nouveaux outils et dispositifs majeurs ;
  • une amélioration tangible de la prise en charge des victimes ;
  • la reconnaissance de l’importance de la prise en charge des auteurs de violences.

Des efforts à poursuivre

Bien que des progrès notables aient été réalisés, la persistance des violences impose de continuer les efforts sur les points suivants :

  • des disparités territoriales fortes subsistent : l’offre de services reste concentrée en province Sud, laissant certaines zones géographiques moins bien couvertes ;
  • des moyens humains et financiers à renforcer : le contexte budgétaire freine la pérennisation des actions expérimentées. L’offre d’hébergement s’est grandement réduite en 2024-2025. De nouveaux dispositifs doivent être soutenus ;
  • une coordination encore fragile : malgré les avancées, le pilotage reste fragmenté et souffre de l’absence de gouvernance centralisée ;
  • une transversalité insuffisante : les liens avec d’autres secteurs et politiques publiques déterminantes (santé, jeunesse, économie) restent à renforcer.

« Les chiffres restent toujours très alarmants. La Nouvelle-Calédonie reste en tête au niveau du territoire national, a déploré Isabelle Champmoreau. C’est pour cela qu’il ne faut pas relâcher les efforts. On constate qu’il y a plus de plaintes déposées, donc une libération de la parole, mais il ne faut pas occulter le fait que les chiffres restent importants et qu’il faut rester mobilisés ».

Par ailleurs, les outils et les dispositifs éprouvés depuis six ans doivent désormais être pérennisés et consolidés sur l’ensemble du territoire pour garantir une protection maximale. Le Grenelle doit s’inscrire dans une politique globale, transversale et de long terme, avec trois piliers essentiels :

  • Gouvernance et pilotage : mettre en place une gouvernance dédiée pour coordonner et évaluer la stratégie ;
  • Éducation, formation, prévention : mobiliser l’ensemble de la population pour changer durablement les comportements ;
  • Prise en charge globale : renforcer le maillage territorial et garantir un accompagnement pluridisciplinaire.

Au-delà des acteurs du Grenelle, c’est un changement d’échelle et une mobilisation de toutes les institutions, de toutes les collectivités, de toutes les communautés et de la population qui est nécessaire pour lutter contre l’ampleur des violences conjugales et intrafamiliales qui touchent la Nouvelle-Calédonie.

« Maintenant, il nous faut avoir une vision beaucoup plus large du sujet. Trouver les solutions pour faire baisser les chiffres des violences, en s’attaquant à d’autres domaines comme la santé, l’insertion professionnelle, ou encore l’autonomisation des femmes par la voie économique. Après avoir travaillé sur l’urgence, nous allons désormais mettre en place une politique encore plus globale », a indiqué la membre du gouvernement.

La protection de l’enfance : une priorité absolue

En Nouvelle-Calédonie, les violences intrafamiliales touchent de nombreux enfants. Les mineurs représentent 17 % des délinquants en zone police et 13 % en zone gendarmerie. Le baromètre santé mentale 2025 de l’Agence sanitaire et sociale (ASSNC) révèle notamment que 14 % des jeunes de 10-18 ans ont déjà sérieusement pensé au suicide. Par ailleurs, on constate une forte augmentation des violences sur mineurs entre 2023 et 2025.

Face à ce constat, la Nouvelle-Calédonie s’inscrit depuis 2023 de manière volontaire dans la politique des « 1000 premiers jours de vie ». Plus de 700 professionnels ont été formés aux enjeux de cette période cruciale pour le développement de l’enfant.

Elle renforce également la prévention de la santé en milieu scolaire (300 millions de francs dédiés en 2025) afin de repérer précocement les situations problématiques. Les visites médicales systématiques en classe de 6ème, menées par un médecin et une infirmière scolaire, permettent de révéler des situations graves qui n’auraient jamais été détectées autrement tels que des cas d’enfants victimes de violences sexuelles ou de maltraitances intrafamiliales.

Par ailleurs, dans le cadre du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance (PTSPD) 2025-2028, plusieurs actions majeures sont prévues :

  • « 1000 premiers jours de vie » : une campagne de prévention des consommations pendant la grossesse (2026) ;
  • Promotion de la santé en milieu scolaire : des entretiens individuels au lycée sur les addictions et la santé sexuelle (2026-2027) ;
  • Protection de l’enfance : loi du pays sur le statut des familles d’accueil (en cours) ;
  • Lancement d’une étude sur la mise en place d’un Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP), un établissement médico-social qui accueille des enfants et adolescents présentant des troubles psychologiques entravant leur scolarité normale et leur adaptation en collectivité, sans pour autant être atteints de troubles mentaux graves ou de handicap intellectuel ;
  • Acquisition d’un appareil d’analyse toxicologique.

Présentation du bilan du Grenelle calédonien contre les violences conjugales et intrafamiliales

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Jacques Billant, haut-commissaire de la République, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée des questions relatives à la famille et à l’égalité entre les femmes et les hommes, et Yves Dupas, procureur de la République, animeront une conférence de presse afin de présenter le bilan du Grenelle calédonien contre les violences conjugales et intrafamiliales et de dresser des perspectives. 

Seront également présents le procureur général Camille Mansioni, le premier président de la Cour d’appel Bruno Karl et le président du tribunal de première instance Gérald Faucou.

Cette conférence se tiendra lundi 24 novembre à 15 heures, à la résidence du haut-commissaire,

Elle sera l’occasion de présenter les actions du gouvernement prévues à l’occasion de la journée du 25 novembre.

Campus N : construire les filières de formation numérique de la Nouvelle-Calédonie de demain

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et du numérique a présenté ce 20 novembre, le projet Campus N, en présence des membres du gouvernement Naïa Wateou, chargée du travail, de l’emploi et de la fonction publique et Samuel Hnepeune, chargé de la formation professionnelle, ainsi que du consortium du Campus N. S’inscrivant dans le programme France 2030, il a pour ambition de développer massivement et de coordonner la formation au numérique pour augmenter le nombre de professionnels qualifiés en Nouvelle-Calédonie.

Afin de répondre à une tension sur les métiers du numérique et dans l’optique de soutenir la stratégie de reconstruction et de refondation de la Nouvelle-Calédonie, le gouvernement, en partenariat avec un consortium composé de l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), du Vice-rectorat, de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et du Fonds interprofessionnel d’assurance formation (FIAF), lance le projet Campus N. D’un coût total de 356 800 000 francs (2,99 millions d’euros), ce projet est financé à hauteur d’environ 238 000 000 de francs (2 millions d’euros) dans le cadre du programme France 2030.

Christopher Gygès est revenu sur l’origine du projet : « Campus N est un projet du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, avec l’Université, la CCI, le FIAF et le vice-rectorat. On a candidaté à l’appel à projets France 2030 métier d’avenir. En concurrence avec de nombreuses collectivités métropolitaines, on a été lauréat ».

 

 

Intitulé « Construisons ensemble les filières de formation numérique de la Nouvelle-Calédonie de demain », il entend :

  • former une main-d’œuvre qualifiée dans les métiers numériques en forte tension ;
  • accélérer la transition numérique des entreprises et de la fonction publique locale ;
  • structurer durablement la filière de formation sur le territoire.

Le membre du gouvernement a expliqué les ambitions du projet : « Campus N vise à participer à la diversification économique calédonienne en formant des jeunes Calédoniens aux métiers du numérique, tout en s’adaptant aux besoins des entreprises ».

Les trois axes stratégiques du projet

Le projet Campus N déploie un plan d’action massif et concerté sur 36 mois, structuré autour de trois piliers fondamentaux. L’objectif est de passer d’une offre de formation fragmentée à un écosystème numérique unifié, visible et performant.

            Axe 1 : Accompagner l’évolution de l’offre de formation

Cet axe vise à combler le déficit quantitatif et qualitatif de l’offre de formation, en créant de nouveaux parcours et en garantissant une montée en compétences dans les domaines cruciaux du numérique.

Action 1 : Adaptation de l’offre initiale et par alternance

  • Création de nouveaux diplômes : lancement d’une formation Bac+3 d’administrateur d’infrastructures sécurisées par alternance à la CCI, d’une licence MIASHS (Data Analyst) et d’une classe universitaire préparatoire aux grandes écoles (CPGE) à dominante informatique, facilitant l’accès aux écoles d’ingénieurs.
  • Fluidité des parcours : mise en place de passerelles facilitées entre les BTS (CIEL, SIO) et les licences de l’UNC pour augmenter le taux de poursuite d’études jusqu’au niveau Bac+5.
  • Modules transversaux : déploiement de modules courts et essentiels sur l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité et le numérique responsable pour les élèves de BTS, les étudiants universitaires et les alternants.

Action 2 : Formation continue des formateurs et enseignants

  • Montée en compétences experte : organisation d’événements intensifs comme la “Quinzaine de l’IA” et la “Semaine de la cybersécurité”, avec l’intervention d’experts externes, pour former les enseignants et formateurs locaux.
  • Référentiel UNESCO : le programme IA s’appuiera sur le cadre de l’UNESCO, visant l’acquisition de compétences à différents niveaux pour garantir une intégration pédagogique réussie de l’IA.
  • Recherche et éthique : un projet de recherche de l’UNC analysera l’appropriation de l’IA par les enseignants, débutant par la rédaction d’une charte d’utilisation de l’IA.

Action 3 : Création de parcours de reconversion et de reclassement

  • Reclassement de salariés : le FIAF met en place un dispositif de reclassement permettant à 20 salariés d’accéder à des parcours diplômants en e-learning dans les métiers du numérique, renforcés par un mentorat et tutorat local.
  • Reconversion demandeurs d’emploi : un parcours de deux mois sera créé, utilisant la plateforme PIX pour l’acquisition d’un socle de compétences numériques, avec pour objectif la reconversion de 75 demandeurs d’emploi sur trois ans, un modèle documenté pour être reproductible.

 

Axe 2 : Développer une offre de services mutualisée

Cet axe vise à optimiser les ressources et à coordonner les efforts des membres du consortium pour plus d’efficience et de qualité.

Action 4 : Gestion et suivi mutualisés des stages et mobilité

  • Plateforme mutualisée : création d’une plateforme unique pour mettre en relation les étudiants et les entreprises autour d’offres de stages, de projets tutorés et d’études de cas, en coordination avec la CCI et son réseau.
  • Junior Entreprise : mise en place d’un fonctionnement de type « prestation de consultant junior » pour encadrer les projets tutorés et apporter des solutions numériques concrètes aux entreprises non-numériques.
  • Mobilité : désignation d’un référent mobilité pour promouvoir activement les stages à l’international (Erasmus, Australie, Nouvelle-Zélande) et enrichir l’expérience des stagiaires.

Action 5 : Mutualisation de la conception et du déploiement de formations

  • Coordination pédagogique : le coordinateur pédagogique du Campus N pilotera l’ingénierie de formation pour harmoniser les contenus et optimiser la venue d’experts externes.
  • Plateforme LMS : acquisition d’une plateforme LMS (Learning Management System) mutualisée dès 2025 pour centraliser les modules de formation, diffuser les contenus et assurer le suivi des compétences par l’utilisation d’Open Badges.
  • Déploiement PIX : déploiement du dispositif et de la certification PIX à un public élargi (scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi, salariés) avec un coordinateur dédié.

Action 6 : Mise en place d’équipements mutualisés

  • Plateaux techniques : partage des plateaux techniques existants des membres du consortium et mise en place d’une plateforme de gestion des ressources partagées.
  • Station N : la Station N est identifiée comme le futur lieu d’accueil et l’établissement support du campus des métiers et des qualifications (CMQ) (voir-ci-dessous), avec la création d’une salle de formation moderne et adaptée aux besoins du marché.

Axe 3 : Renforcer l’attractivité des métiers et des filières

Pour résoudre la tension sur l’emploi, il est indispensable de rendre les métiers du numérique plus visibles et attractifs.

Action 7 et 8 : Promotion et communication ciblées

  • Valorisation des événements : intégration accrue du monde éducatif aux événements phares comme le Hackagou (CTF), le Dataviz Challenge et le salon Numeriboost.
  • Rôle sociétal : mise en avant du rôle du numérique dans la société, notamment via le « Safe Internet Day » et la Semaine du numérique.
  • Diversité et stéréotypes : promotion de la diversité des profils en mettant en lumière des ambassadeurs de la filière et en développant l’adhésion à des associations promouvant la mixité (Elles bougent, Femmes numériques).

Un pilotage collaboratif

La réussite de ce projet repose sur la coopération et la mutualisation des moyens des membres du consortium. Deux instances assureront le suivi de ce projet :

  • un comité de pilotage qui se réunit mensuellement pour assurer le suivi de l’avancement des actions, ainsi que l’ajustement et la validation des indicateurs ;
  • un comité des directeurs/présidents qui, annuellement, valide le plan d’action global et assure la cohérence avec les stratégies internes de chaque structure membre.

Le recrutement d’un responsable de projet Campus N dédié et externe aux structures est prévu. Il assurera la coordination des huit actions réparties sur les trois axes.

Enfin, un processus d’amélioration continue sera mis en place, s’appuyant sur des indicateurs de suivi précis et des enquêtes de satisfaction régulières auprès des apprenants et des entreprises.

Vers un campus des métiers et des qualifications

L’ambition ultime du projet Campus N est sa pérennisation au-delà du financement France 2030 (2028). Les actions menées sur 36 mois sont la phase de structuration qui doit aboutir à la création du campus des métiers et des qualifications (CMQ) dédié au numérique.

  • Labellisation CMQ : le responsable de projet travaillera, dès 2026, à la constitution du dossier de labellisation du CMQ.
  • Structure d’accueil : le futur CMQ sera hébergé au sein de la Station N, qui fournira le support logistique et l’équipement mutualisé (notamment la nouvelle salle de formation numérique).
  • Financement durable : dès 2028, un poste de directeur opérationnel du CMQ sera co-financé par le Vice-rectorat et le gouvernement, garantissant la poursuite des synergies et des actions développées.

En consolidant l’offre, en renforçant l’attractivité et en assurant une gouvernance partagée, Campus N représente l’acte fondateur d’une filière numérique calédonienne solide, innovante et durablement compétitive.

Un accord-cadre pour renforcer les liens avec la Polynésie française

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

En visite officielle en Polynésie française, le président du gouvernement Alcide Ponga a signé le 17 novembre un accord-cadre qui définit les champs de coopération entre les deux territoires. Ce partenariat vise à conforter leurs liens politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels, dans l’intérêt de leurs populations respectives.

L’accord-cadre signé entre les deux présidents des deux archipels francophones du Pacifique, le président du gouvernement Alcide Ponga et son homologue polynésien Moetai Brotherson, s’inscrit dans la continuité du protocole d’entente signé en 2019.  Cet accord vient donc concrétiser six ans d’échanges réguliers et renforcer les liens historiques et stratégiques des deux territoires.

Un accord multisectoriel

Ce partenariat officialisé le 17 novembre définit ainsi les grands domaines dans lesquels la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française pourront coopérer. Les deux institutions partenaires s’engagent ainsi à travailler main dans la main dans une vingtaine de secteurs d’activités, en s’enrichissant mutuellement de leurs expertises et de leurs savoir-faire communs.

Les deux territoires s’engagent notamment à mener une réflexion sur la création d’un marché commun du Pacifique, qui serait également ouvert à Wallis-et-Futuna. Il est prévu d’intensifier les échanges sur la régulation des marchés de l’énergie, des télécommunications ou des transports.

En matière d’environnement et de transition énergétique également, les deux archipels concernés par des défis similaires, prévoient de partager leurs expériences et leurs compétences.

Il en va de même pour le travail, l’emploi, la formation professionnelle, l’éducation ou encore la jeunesse et les sports. Les deux territoires entendent ainsi travailler en complémentarité, en mutualisant les moyens de leurs administrations respectives dans la mesure du possible.

 

 

Vers une stratégie régionale

Par ailleurs, l’accord-cadre traduit une volonté commune de contribuer à une meilleure intégration dans la zone Pacifique, en s’accordant notamment dans les grandes instances internationales, européennes et régionales, notamment au sein du Forum des Iles du Pacifique, de l’Association des pays et territoires d’Outre-mer de l’Union européenne (OCTA) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).  

Dans cette démarche, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française s’engagent à étudier une stratégie conjointe de renforcement de leur présence aérienne dans le Pacifique en s’appuyant sur leurs compagnies respectives Air Calédonie International et Air Tahiti Nui

En définitive, cet accord consacre un engagement en faveur d’un développement mutuel, solidaire et durable, au service des populations des deux territoires.

Présentation projet Campus N

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et du numérique, présentera jeudi 20 novembre à 9h30 à la Station N, le projet Campus N, en présence des membres du consortium du Campus N.

S’inscrivant dans le programme France 2030, il a pour ambition de développer massivement et de coordonner la formation au numérique pour augmenter le nombre de professionnels qualifiés en Nouvelle-Calédonie.

Opération “croquettes solidaires”

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée notamment du bien-être animal remettra ce mercredi 19 novembre à 14 heures à Cheval Distribution Belle-Vie, des sacs de croquettes à des associations œuvrant pour le bien-être animal, dans le cadre de l’opération « Croquettes solidaires ».

Lancement du volet formation professionnelle de France 2030

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le troisième volet du programme France 2030 territorialisé dédié à la formation professionnelle a été lancé ce 18 novembre à la Station N, en présence du membre du gouvernement Petelo Sao, chargé de l’innovation technologique, d’Arnaud Lauzier, secrétaire général adjoint du haut-commissariat de la République et de Vincent Boursier, directeur territorial de la Banque des Territoires, devant l’écosystème du secteur.

Le programme France 2030 Nouvelle-Calédonie est le fruit d’un partenariat entre le haut-commissariat de la République, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et la Caisse des Dépôts dans le cadre du volet régionalisé du plan d’investissement national France 2030.

Ce troisième volet intégré à ce programme ouvert depuis mars 2025, est consacré à la  formation professionnelle  et vise à soutenir des projets innovants destinés à adapter les compétences du territoire aux métiers d’avenir.

« Nous sommes très heureux de soutenir l’innovation, un secteur en pleine ébullition. Ce programme s’inscrit dans la continuité de la stratégie territoriale de l’innovation de la Nouvelle-Calédonie (STINC) et des politiques publiques en matière de formation, d’insertion et d’orientation professionnelle », a expliqué le membre du gouvernement.

La Caisse des Dépôts agit en tant qu’opérateur du dispositif, pour le compte de l’État et de la Nouvelle-Calédonie, en assurant l’instruction, la gestion et le suivi des projets sélectionnés.

À travers un appel à projets, ce dispositif vise à :

  • soutenir la création ou l’évolution d’offres de formation répondant directement aux besoins exprimés par les entreprises et filières calédoniennes ;
  • favoriser la co-construction de projets entre organismes de formation, entreprises et opérateurs de compétences ;
  • encourager l’émergence d’outils, de méthodes et d’accompagnements innovants en matière de formation ;
  • contribuer à la sécurisation des parcours professionnels et à la montée en compétences des actifs du territoire.

Modalités de l’appel à projets

Les projets peuvent porter sur l’ingénierie de formation et la conception de nouvelles offres d’accompagnement, la mise en place de formations de formateurs ou d’outils pédagogiques innovants (numériques, immersifs, collaboratifs, etc.), le développement de plateformes mutualisées ou de dispositifs favorisant la mobilité professionnelle ; les actions d’accompagnement RH des petites entreprises pour anticiper les mutations de leurs besoins en compétences. 

Les projets doivent être portés par des consortiums associant au minimum un organisme de formation et une ou plusieurs entreprises.

L’appel à projet est ouvert jusqu’au 31 décembre 2026 (où jusqu’à épuisement du fonds). Il est publié sur le site www.demarche-simplifiees.fr

Doté d’un budget total de 45,6 millions de francs, le volet Projets de formation professionnelle du programme France 2030 Nouvelle-Calédonie est financé à parité par l’État et la Nouvelle-Calédonie.

Les projets doivent présenter une assiette de dépenses supérieure à 23 866 348 francs pacifique (200 000 €). L’État et la Nouvelle-Calédonie, au travers de l’action, interviennent en co-financeur des projets sélectionnés.

Mission de l’AFPA : accompagner la création d’un village des solutions calédonien

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’initiative de Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la formation professionnelle, une délégation de l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), était en mission en Nouvelle-Calédonie du 3 au 14 novembre, dans le cadre du projet de création d’un « village des solutions calédonien ». Une restitution à chaud de leurs rencontres avec les acteurs de la formation professionnelle s’est déroulée le 14 novembre à l’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).

Composée d’Aurélien Gaucherand, directeur du village des solutions et innovations territoriales et d’Alex Lenoir, directeur de projet en charge des missions d’appui aux politiques de l’État en outre-mer et au développement des réseaux européens de coopération, la mission de l’AFPA s’inscrit dans le cadre d’un projet ambitieux : la création d’un village des solutions, inspiré de ceux déployés en métropole.

 

Ce dispositif fait partie intégrante d’une une vision d’ensemble, celle de la « presqu’île des savoirs », reliant Nouville à Nouméa et articulée avec d’autres secteurs stratégiques dont il assure la responsabilité, comme le port et la recherche. Ce projet vise à réunir un écosystème d’opérateurs de formation et de structures d’accompagnement, afin de proposer des espaces dédiés à l’insertion et à la reconversion professionnelle pour tous les publics.

S’adapter face à un secteur en pleine mutation

À l’instar de nombreux secteurs, la formation professionnelle en Nouvelle-Calédonie traverse une profonde mutation, en raison d’abord de la conjoncture actuelle, mais aussi de transformations structurelles de l’économie calédonienne.

Outre la baisse drastique de ses moyens financiers – le budget, autrefois supérieur à 1,6 milliard de francs, a chuté, pour s’établir à 600 millions en 2025 – on constate également un recul des secteurs historiques comme la mine ou la construction et la montée en puissance des services, du numérique, de la maintenance ou encore de l’économie bleue.

Dans ce contexte, le secteur de la formation professionnelle doit relever de nombreux défis et s’adapter aux mutations en cours afin de garantir à chacun un accès durable à l’emploi. Cela implique de renforcer la formation tout au long de la vie, de stimuler l’innovation et de favoriser une meilleure coordination entre les acteurs, pour soutenir le développement continu des compétences.

Selon les données du vice-rectorat, entre 600 et 800 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans qualification. Plus préoccupant encore, le décrochage survient désormais dès le début de l’adolescence, autour de 13 ans. Ce vivier croissant de jeunes en rupture doit impérativement être accompagné pour éviter une marginalisation durable et leur offrir de véritables perspectives d’avenir.

 

À cette problématique s’ajoute une autre réalité : la crise de 2024 a profondément fragilisé le marché de l’emploi et accentué les besoins de reconversion professionnelle. De nombreux actifs issus de secteurs en difficulté doivent désormais se réorienter vers de nouvelles filières, ce qui renforce l’urgence de repenser l’écosystème de la formation afin de répondre simultanément aux besoins des jeunes décrocheurs et des adultes en quête de nouvelles compétences.

Un village des solutions calédonien

Face à ces enjeux, la Nouvelle-Calédonie, sous l’impulsion de Samuel Hnepeune, porte un projet ambitieux : la création d’un « village des solutions calédonien » dont l’implantation reste à définir, avec Nouville envisagé parmi les possibilités. Ce dispositif s’inscrit dans une vision d’ensemble, celle de la « presqu’île des savoirs », reliant Nouville à Nouméa et articulée avec d’autres secteurs stratégiques dont il assure la responsabilité, comme le port et la recherche.

L’objectif est de concevoir un village des solutions propre à la Nouvelle-Calédonie, en cohérence avec ses spécificités culturelles, sociales et institutionnelles. Chaque territoire développe son propre modèle en fonction de ses réalités, de ses besoins et de ses acteurs, avec un socle commun qui s’articule autour des cinq piliers suivants : transport, logement, santé, parentalité et inclusion numérique, qui représentent les principaux obstacles identifiés dans les parcours de formation.

 

Pour Samuel Hnepeune, il est nécessaire de repenser l’approche : « Aujourd’hui, on se retrouve avec beaucoup d’organismes de formation. Les entreprises ont des attentes, tout comme la jeunesse, mais on constate qu’elles ne coïncident pas. L’idée est donc d’imaginer un nouveau modèle qui permette de mieux connecter les attentes de chacun. On envisage ainsi de changer de méthode en réfléchissant plutôt par bassin régional et en évaluant les véritables besoins économiques, sociaux et culturels de chaque bassin. »

C’est dans ce cadre que s’inscrit la mission de l’AFPA en Nouvelle-Calédonie, sollicitée pour son expertise en structuration de dispositifs.

La mission de l’AFPA : sonder les parties prenantes

Les enjeux de la mission sont multiples :

  • mobiliser les acteurs du territoire autour d’une dynamique de coopération ;
  • identifier les besoins, les attentes et les leviers d’action des parties prenantes ;
  • valoriser les initiatives locales existantes
  • proposer une méthode commune de travail, permettant de structurer les échanges, de faciliter la coordination et de poser les bases d’une gouvernance partagée.

 

Durant deux semaines, les deux experts nationaux de la formation professionnelle ont ainsi rencontré les différents acteurs impliqués dans ce projet innovant : les chambres consulaires, les associations, les organismes de formation, les entreprises, les partenaires sociaux et les jeunes.  Cette phase de diagnostic était essentielle afin d’identifier les besoins spécifiques  à la Nouvelle-Calédonie, les initiatives déjà existantes et de proposer des solutions appropriées pour déterminer les axes de travail prioritaires dans l’élaboration d’une feuille de route.

« On doit réinventer l’écosystème formation professionnelle avec une prise en compte de l’ensemble des sensibilités de ce pays. La première restitution à chaud de cette mission sera enrichie des échanges avec l’ensemble des parties prenantes », a déclaré le membre du gouvernement.

Devant les acteurs impliqués dans ce projet, Aurélien Gaucherand a ainsi présenté les premiers constats issus de leurs échanges. On observe notamment une forte volonté de  collaboration entre les acteurs du territoire ou encore des initiatives locales pertinentes mais parfois peu connectées entre elles.

 

D’autre part, des freins à la coopération liés à des enjeux de gouvernance, de lisibilité des dispositifs et de coordination ont pu être identifiés, à l’instar du besoin de structurer un cadre commun pour favoriser les synergies et renforcer l’impact des actions existantes.

Des échanges constructifs entre les parties prenantes ont ensuite suivi la présentation.

Ces éléments permettront d’élaborer une feuille de route spécifique, en cohérence avec les ambitions d’un village calédonien. Un rapport de mission détaillé sera également remis avant fin décembre 2025, afin de formaliser les constats, les enseignements et les recommandations.

 

Les villages des solutions

Les villages des solutions sont des concepts de développement territorial innovants, développés par l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) depuis 2020. Ils  regroupent en un même lieu un ensemble de services destinés à simplifier les parcours des publics en transition professionnelle (acteurs du champ de l’insertion, de la formation et de l’emploi, entreprises, collectivités, associations, …).

Chaque centre offre des solutions adaptées aux besoins de son territoire et de ses publics, bien qu’un socle soit commun à tous les villages des solutions :

  • l’inclusion numérique
  • la mobilité
  • la parentalité
  • la santé
  • le logement

Ces écosystèmes, ancrés dans leur territoire, proposent ainsi des solutions concrètes pour lever les principaux freins à l’insertion ou à la reconversion professionnelle.

Séminaire de la maîtrise d’ouvrage : un événement clé pour la reconstruction de la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Sous l’impulsion de Petelo Sao, membre du gouvernement chargé de la construction, de l’habitat, de l’urbanisme et de l’innovation technologique, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, via sa direction des Achats, du patrimoine et des moyens (DAPM), réunit la maîtrise d’ouvrage du territoire pour une journée de travail stratégique dédiée à la relance et à la reconstruction. Ce séminaire se tiendra mercredi 19 novembre au centre culturel Tjibaou.

Co-construire la relance

À la suite de la situation exceptionnelle qu’a connue le territoire en 2024, le secteur de la construction et de la commande publique fait face à des défis inédits. La nécessité d’une reconstruction rapide doit ainsi s’allier à une transformation profonde des méthodes de travail.

Ce séminaire n’est pas une simple conférence, mais une journée de travail collaboratif. « Nous misons pour ce séminaire sur l’interactivité. Les participants auront la possibilité, grâce à des QR codes de poser leurs questions en direct, de participer aux débats. Il est important pour eux que nous recueillons leurs ressentis, leur envies et trouver les solutions pour les concrétiser », a précisé Petelo Sao

L’objectif est double : informer les acteurs sur les nouveaux cadres (réglementaires, techniques, financiers) et co-construire les feuilles de route pour les années à venir (2026-2028). « Nous voulons, au travers de cette feuille de route, faire de la commande publique un véritable outil de relance de l’économie calédonienne », a indiqué le membre du gouvernement.

L’enjeu est de transformer les contraintes actuelles en un levier de modernisation pour bâtir un avenir plus agile, plus durable et plus résilient.

Les grands enjeux du séminaire

La journée s’articulera autour de quatre piliers stratégiques, portés par des experts :

  1. AGILITÉ (commande publique) : analyse des mesures provisoires de la délibération 424 sur la réglementation des marchés publics pour collaborer collectivement à la définition de la commande publique de demain. Cette délibération, adoptée en 2020, visaient à rendre plus efficace, à simplifier et à faciliter l’accès à la commande publique, en particulier aux petites et moyennes entreprises. La délibération 424 a été modifiée temporairement en raison du récent contexte, afin d’adapter les règles de passation et d’exécution des contrats et marchés publics. L’objectif est de faciliter la reconstruction des ouvrages publics impactés et de faire de la commande publique un levier pour la relance économique. «  Les échanges permettront de voir si ces mesures ont porté leurs fruits et si l’on doit continuer à simplifier les procédures administratives », a ajouté Petelo Sao.

 

  1. QUALITÉ (normes et innovation) : renforcement de la qualité des constructions via les normes, les agréments de matériaux et les dispositifs d’appui à l’innovation, et notamment le fonds pour l’amélioration et le développement de la qualité de la construction en Nouvelle-Calédonie (fonds AQC). Créé en janvier 2024, ce fonds a pour vocation de co-financer des actions ou des projets qui répondent aux enjeux d’innovation et de construction durable.

 

  1. PILOTAGE (plan de reconstruction) : alignement des stratégies de reconstruction, renforcement de la coordination territoriale et définition de la nécessité d’un plan pluriannuel d’investissement (PPI) inter-collectivités.

 

  1. MODERNISATION (modélisation des informations du bâtiment – BIM – et jumeau numérique): promotion d’une stratégie gouvernementale avec des outils d’aide à la décision innovants :

 

  • BIM (building information modeling) : méthode de travail collaborative qui repose sur une maquette numérique 3D enrichie de données techniques. Elle permet aux différents acteurs d’un projet (architectes, ingénieurs, entreprises, maîtres d’ouvrage…) de concevoir, de construire et de gérer un bâtiment de manière plus efficace, en partageant une même source d’informations fiable et actualisée.
  • Jumeau numérique : reproduction virtuelle fidèle d’un bâtiment, d’un équipement ou d’un territoire. Il permet de visualiser, de simuler et d’analyser en temps réel le fonctionnement d’un ouvrage à partir des données recueillies sur le terrain. Cet outil facilite la gestion, la maintenance et la prise de décision tout au long du cycle de vie du projet.

Séminaire maitrise d’ouvrage

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À la suite de la présentation ce matin par Petelo Sao, membre du gouvernement chargé de la construction, de l’habitat, de l’urbanisme et de l’innovation technologique, ci-joint le dossier de presse.

Le séminaire se déroulera le mercredi 19 novembre au centre culturel Tjibaou