Galliéni de la santé : une réponse concertée à la crise du système de santé calédonien

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Les membres du gouvernement Claude Gambey, Christopher Gygès et Naïa Wateou, respectivement chargés de la santé, de l’économie, du budget et de la fonction publique, ont annoncé ce mercredi 20 mai, la tenue de la conférence Galliéni de la santé du 27 au 29 mai prochains. Cet événement réunira l’ensemble des acteurs du système de santé calédonien autour d’un objectif commun : bâtir ensemble les fondations d’un système de santé durable, attractif et équitable pour tous les Calédoniens

La Nouvelle-Calédonie traverse une crise profonde de son système de santé, aggravée par plusieurs années de tensions politiques, économiques et sociales.

Les problématiques concernent notamment :

  • la désertification médicale : les zones rurales de Grande Terre et les îles souffrent d’une pénurie criante de médecins généralistes, spécialistes et paramédicaux ; 
  • les difficultés de recrutement et de fidélisation : les conditions d’exercice en Nouvelle-Calédonie, malgré leur caractère exceptionnel sur le plan humain, peinent à compenser l’attractivité des postes métropolitains ;
  • la pression sur les établissements hospitaliers : le CHT Gaston Bourret et les structures hospitalières des provinces font face à des tensions en matière de ressources humaines et de financement ;
  • la fragilité financière des organismes de protection sociale : la CAFAT et le RUAMM connaissent des déficits structurels qui fragilisent la prise en charge des soins à long terme ;
  • les inégalités d’accès aux soins : les populations des îles Loyauté, de la côte Est et des zones enclavées restent insuffisamment couvertes par l’offre de soins de premier recours.

Face à ces défis, le gouvernement a fait le choix d’une méthode concertée afin de construire avec le terrain. La Conférence Galliéni de la Santé s’inscrit dans cette démarche de co-construction, en s’inspirant du modèle métropolitain du Ségur de la Santé, tout en l’adaptant aux réalités et spécificités calédoniennes.

Une méthode participative souhaitée par le gouvernement comme le précise Christopher Gygès : « le gouvernement travaille depuis trois mois à la préparation de la conférence avec les différents professionnels de santé, notamment sur l’ordre du jour et les axes prioritaires. On a vraiment un agenda partagé, a-t-il affirmé. La conférence permettra de mettre en place un véritable plan santé ».

Trois axes structurants pour trois jours de travaux

 « Les thématiques ont été travaillées en amont avec des acteurs du secteur. Il s’agit de sujets majeurs tels que l’attractivité, les travaux avec les employeurs, l’offre de soins avec la refonte de la carte sanitaire et enfin le sujet de la soutenabilité », a indiqué pour sa part Claude Gambey.

Les travaux de la conférence sont organisés autour de trois piliers thématiques, chacun faisant l’objet de sessions plénières et d’ateliers participatifs :

Axe 1 — Attractivité et conditions d’exercice

Améliorer concrètement le cadre de vie et de travail des professionnels de santé, pour rendre la Nouvelle-Calédonie plus attractive et fidéliser ceux qui y exercent déjà.

  • Développement de dispositifs fiscaux incitatifs ciblés sur les zones médicalement sous-dotées
  • Création d’un comité technique de qualification des métiers en pénurie (CTQMP)
  • Amélioration des conditions de logement et d’accompagnement à l’installation
  • Renforcement des parcours de formation initiale et continue en Calédonie
  • Valorisation des carrières et des conditions statutaires des agents hospitaliers

 

Axe 2 — Gestion des besoins de soins

Adapter l’offre de soins aux besoins réels de l’ensemble de la population calédonienne, en renforçant la prévention, les soins de proximité et la coordination des parcours de santé.

  • Renforcement de la médecine de premier recours dans les zones isolées et insulaires
  • Développement de la télémédecine et des consultations avancées dans les îles
  • Structuration des parcours de soins coordonnés entre ville et hôpital
  • Renforcement de la prévention et de l’éducation à la santé
  • Meilleure prise en charge des maladies chroniques et du vieillissement de la population

 

Axe 3 — Soutenabilité et financement du système

Assurer la viabilité financière de long terme du système de santé calédonien et de ses organismes de protection sociale, dans un contexte budgétaire contraint.

  • Redressement financier du RUAMM et de la CAFAT
  • Réforme de la gouvernance des organismes de protection sociale
  • Diversification et sécurisation des sources de financement de la santé
  • Optimisation de la dépense hospitalière sans sacrifier la qualité des soins
  • Articulation avec le plan pluriannuel de réduction des déficits publics

 

Un format délibératif et participatif

La conférence Galliéni de la santé se distingue par son approche participative et inclusive. Des sessions plénières, des ateliers thématiques et des groupes de travail sont prévus durant ces trois jours.

Les professionnels, les institutions, les partenaires sociaux et les représentants de la société civile sont associés aux échanges. Sont notamment conviés à participer : les médecins libéraux et hospitaliers, les professions paramédicales, les pharmaciens, les représentants des provinces et des communes, les organisations syndicales du secteur de la santé, les associations de patients et d’usagers, ainsi que les partenaires sociaux et institutionnels.

Le gouvernement s’engage à ce que ses travaux donnent lieu à des engagements concrets et tracés :

  • Un plan d’action gouvernemental pour la santé, présentant les mesures retenues issue des ateliers, avec calendrier et responsables désignés
  • Un suivi public des engagements, avec tableau de bord partagé avec les acteurs participants

Une commission de suivi mixte, associant professionnels de santé et institutions, chargée de veiller à la mise en œuvre des décisions.

Une démarche confirmée par le membre du gouvernement chargé de la santé : « au sortir du Galliéni, on va pouvoir confirmer certaines orientations structurantes déjà engagées comme la santé numérique avec le dossier médical et pharmaceutique partagés ou la feuille de soins électroniques ».

Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance 2025-2028 : point de situation sur les orientations

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre de la présentation du point d’étape du PTSPD 2025-2028, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée de la protection de l’enfance et des sujets liés à la famille, a dévoilé aux côtés de Jacques Billant, haut-commissaire de la République le contexte et les enjeux de la sécurité en Nouvelle-Calédonie à travers des chiffres clés.

La délinquance en Nouvelle-Calédonie reste principalement urbaine, localisée et non structurée, fortement liée à la consommation d’alcool et de cannabis. Elle s’apparente majoritairement à une délinquance d’opportunité, spontanée, dont l’anticipation et le traitement demeurent complexes pour les forces de sécurité.

Chiffres clés du bilan de la délinquance 2025

2 840

victimes de violences intrafamiliales constatées

-15,82 %

de violences conjugales vs 2023

+23,20 %

de violences sexuelles enregistrées vs 2024

 

+46,67 %

de hausse des cambriolages de logements vs 2023

212 kg

de cannabis saisis en 2025

−76 %

d’incendies volontaires vs 2024

−48 %

destructions et dégradations de biens vs 2024

−11,56 %

cambriolages locaux professionnels vs 2023

 

 

 

Le Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance

Le PTSPD permet de fixer un cadre stratégique de prévention à l’échelle pays, avec l’objectif  d’inverser la courbe de la délinquance et de changer le comportement des Calédoniens face aux conduites à risques.

 

Co-piloté par l’État (haut-commissariat) et le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, il mobilise un écosystème partenarial large :

  • l’État : haut-commissariat, Parquet, douanes, police nationale, gendarmerie,  service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), centre pénitentiaire ;
  • la Nouvelle-Calédonie : gouvernement (plusieurs directions mobilisées), le Congrès, le CESE ;
  • des établissements publics : le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston-Bourret, l’agence sanitaire et sociale (ASS-NC) ;
  • les provinces ;
  • les associations de maires ;
  • le Sénat coutumier

Le PTSPD 2025-2028 : des actions concrètes et mesurables

Une méthode pragmatique et resserrée a été arrêtée lors du comité de pilotage du 27 mai 2025, avec un portefeuille limité de 7 à 10 actions concrètes, sélectionnées pour leur impact mesurable, avec un suivi trimestriel et une validation progressive.

La lutte contre les addictions — particulièrement l’alcool — a été identifiée comme la priorité absolue du plan territorial. Toutes les actions du PTSPD s’inscrivent dans cette approche transversale.

Isabelle Champmoreau explique l’approche employée pour le PTSPD 2025-2028 : « Il y avait déjà un PTSPD qui comportait environ 130 actions. Il était donc difficile à mettre en œuvre et les effets étaient difficilement mesurables. Nous avons décidé, avec les partenaires, de réduire la feuille de route à dix actions, avec un axe prioritaire et transversal : la lutte contre les addictions, en ciblant particulièrement les publics jeunes. On constate que l’alcool et les stupéfiants sont en effet impliqués dans de nombreux faits de violence ».

Un nouvel appareil toxicologique : une avancée en matière d’investigation judiciaire

Plusieurs actions ont déjà été menées dans le cadre de la feuille de route du PTSPD. La convention de financement pour l’acquisition d’un appareil d’analyse toxicologique destiné au laboratoire de toxicologie du CHT Gaston-Bourret signée ce jour en fait partie. Elle représente une avancée majeure pour la justice calédonienne.

Actuellement, le laboratoire de toxicologie du CHT est équipé d’appareils anciens et partiellement obsolètes, dont certains datent de 2004. Ces équipements ne permettent plus de répondre aux exigences techniques, réglementaires et judiciaires en vigueur.

Pour la membre du gouvernement chargée de la protection de l’enfance et des sujets liés à la famille, « cet appareil va permettre d’aller plus loin dans l’analyse au niveau des stupéfiants, avec auparavant des analyses qui partaient en métropole. Donc ça, c’est très important pour avoir des informations en matière judiciaire, mais aussi pour lutter contre l’insécurité routière ».

La solution : un LC-MS/MS, technologie de référence

L’acquisition d’une chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS) permettra de :

  • Réaliser localement plus de 90 % des analyses médico-légales, en conformité avec les textes réglementaires (article R.235-5 du Code de la route, arrêté du 13 décembre 2016).
  • Analyser simultanément plusieurs centaines de substances en une seule analyse — stupéfiants, médicaments, nouveaux produits de synthèse (NPS), substances de soumission chimique.
  • Permettre l’analyse des prélèvements salivaires directement issus des contrôles routiers, sans systématiquement présenter le conducteur à un personnel médical pour réaliser un prélèvement sanguin.
  • Réduire drastiquement les délais de transmission des résultats aux autorités judiciaires.
  • Identifier les causes toxicologiques de décès en contexte médico-légal post-mortem.

L’appareil sera livré et installé au laboratoire du CHT fin 2026. Le coût total de cet équipement s’élève à 60 millions de francs financés par l’État (25 %), la Nouvelle-Calédonie (25 %), le CHT (30 %) et la province Sud (20 %).

Point d’étape de la feuille de route du PTSPD 

  • Structure d’accueil Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique

La création d’une structure d’accueil des jeunes à besoins thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques en Nouvelle-Calédonie répond à un besoin identifié depuis 2019 par les acteurs de terrain et confirmé par la justice. Cette structure médico-sociale accueillerait des enfants et adolescents présentant des troubles importants du comportement — sans déficience intellectuelle ni troubles psychotiques — qui perturbent gravement leur socialisation et leur accès aux apprentissages. Actuellement, aucune offre médico-sociale n’existe pour ces jeunes sur le territoire.

Une étude approfondie des besoins est actuellement menée pour définir précisément la nature et le dimensionnement de l’établissement à créer.

  • Encadrement de la vente d’alambics et de méthanol

Face à la production illicite d’alcool artisanal et aux intoxications graves au méthanol (alcool à brûler) constatées sur le territoire — notamment parmi les populations les plus vulnérables — le PTSPD a engagé deux textes réglementaires complémentaires.

Un avant-projet de loi du pays (DDOFD) a été rédigé et est désormais déposé au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. De plus, un arrêté du gouvernement portant restriction de vente d’alcool à brûler (méthanol) a été présenté au gouvernement le 13 mai 2026. Il prévoit notamment l’interdiction de vente aux mineurs ainsi que la possibilité de contrôle d’identité par les commerçants.

  • Campagne de prévention des consommations pendant la grossesse

Le Baromètre Santé 2022 révèle des niveaux de consommation de substances psychoactives pendant la grossesse particulièrement préoccupants en Nouvelle-Calédonie. Les conséquences peuvent être dramatiques : prématurité, fausses couches, retard de croissance, mort subite, malformations, déficit intellectuel, troubles du comportement et addictions futures chez l’enfant.

 

Pour y répondre, le PTSPD, lance une campagne de communication pilotée par le cabinet d’Isabelle Champmoreau, à destination des futures mères et de leur entourage.

  • Entretiens individuels en lycée — prévention des addictions

Un dispositif innovant d’entretiens individuels sera déployé dans 5 lycées publics de Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’un projet pilote, pour détecter précocement les comportements à risque liés aux addictions. Il cible les élèves de seconde (générale et professionnelle) et de première année de CAP.

« C’est une nouveauté. Ce dispositif permettra de discuter avec nos jeunes lycéens de manière individuelle de la question de la prévention des addictions et de la santé sexuelle, a indiqué Isabelle Champmoreau. Pour nous, ça fait un lien en prévention avec la consommation, mais aussi tout ce qui est comportement au sein de la cellule familiale, du couple et donc la prévention par exemple sur les violences intrafamiliales ».

Ce projet pilote est déployé cette année en lien avec l’ASSNC, dans le cadre du plan de santé mentale. Il sera reconduit chaque année.

  • Lutte contre la récidive

Avec un fort taux de récidive (évalué à plus de 50 %), la population carcérale calédonienne cumule des problématiques complexes : addictions, déficit de formation professionnelle, pathologies somatiques et psychiatriques non ou mal prises en charge. Briser ce cycle est un impératif pour réduire durablement la délinquance.

Un groupe de travail pluripartite a été constitué, associant la Justice, la direction de la Protection judiciaire et de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ), la direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS), le CHT, l’ASSNC, les provinces, le Vice-rectorat ainsi que le monde économique et associatif. Les travaux sont déjà engagés, notamment sur la validation des acquis de l’expérience (VAE), outil concret de réinsertion professionnelle par la reconnaissance de compétences acquises en détention.

  • ANTAI et modernisation du traitement des infractions routières

Le haut-commissariat, en lien avec les services de la Nouvelle-Calédonie, la direction du Numérique et de la modernisation (DINUM), les forces de sécurité de l’Intérieur et l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), conduit depuis février 2026 une étude de faisabilité portant sur la modernisation du traitement des infractions et le développement de solutions numériques de paiement dématérialisé des amendes.

Le projet vise à simplifier les démarches des usagers grâce au paiement numérique des amendes, améliorer l’efficacité du traitement des infractions, renforcer les capacités de recouvrement, moderniser les outils des forces de sécurité, et préparer le développement de procès-verbaux électroniques et d’amendes forfaitaires délictuelles (AFD) — particulièrement utiles dans la lutte contre la consommation de stupéfiants.

 

La réussite du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance repose sur la mobilisation durable de l’ensemble des acteurs institutionnels et leur capacité à travailler de manière coordonnée et efficace. La méthode pragmatique adoptée — centrée sur un nombre limité d’actions concrètes, mesurables et financées — a démontré sa pertinence et sera maintenue pour les prochains COPIL.

Visite d’une délégation du ministère de la Justice au pôle industrie du GIEP à Bourail

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Ci-joint une invitation presse dans le cadre d’une visite demain, mercredi 20 mai à 10 heures du pôle industrie du GIEP à Bourail par une délégation du ministère de la Justice aux côtés de Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la formation professionnelle. 

Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges avec la magistrature, afin d’offrir une vision plus concrète des moyens mobilisables et des solutions envisageables en vue d’intégrer la formation professionnelle comme levier de réinsertion pour le public sous main de justice.

Corail 600 : lancement de la première course au large du parc naturel de la mer de Corail

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Cercle Nautique Calédonien (CNC) annoncent le lancement de la Corail 600, première course hauturière organisée au sein du parc naturel de la mer de Corail.

Cette épreuve inédite de 600 milles nautiques se tiendra du 13 au 19 juin 2026, avec un départ donné le samedi 13 juin, à 16 h, depuis la baie des Citrons, à Nouméa.

La French Tech Nouvelle-Calédonie accède au statut de Capitale French Tech

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Une annonce officielle au plus haut niveau

Ce mardi 12 mai à la Station N, l’accès de la French Tech Nouvelle-Calédonie au statut de Capitale French Tech pour la période 2026-2028 a été annoncé officiellement.

Cette reconnaissance nationale majeure fait de la Nouvelle-Calédonie le deuxième territoire ultramarin à obtenir cette distinction et vient consacrer une dynamique collective engagée depuis plusieurs années.

Au-delà du symbole, cette annonce envoie un signal fort : la Nouvelle-Calédonie s’impose désormais comme un territoire d’entrepreneurs crédible, structuré et tourné vers l’international.

« Il s’agit d’une vraie reconnaissance pour la Nouvelle-Calédonie et ce statut apporte une meilleure visibilité au niveau national et à l’international. Le secteur calédonien de la Tech a démarré en 2019. Aujourd’hui nous sommes présents sur des salons internationaux et nous sommes les représentants de la France dans le Pacifique. La Nouvelle-Calédonie avance, elle est en capacité d’innover et ses entrepreneurs sont bien présents », a indiqué le membre du gouvernement.

Un levier stratégique pour l’attractivité du territoire

L’accession à ce statut constitue un signal fort envoyé aux investisseurs, aux entrepreneurs et aux talents. Elle positionne la Nouvelle-Calédonie comme :

  • un territoire organisé et fiable ;
  • une destination attractive pour les projets innovants ;
  • un environnement propice au développement économique.

Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à faire de la Tech, de l’innovation et du numérique, des filières de diversification prioritaires.

Six années de construction collective (2020-2026)

Cette reconnaissance est l’aboutissement de six années de mobilisation collective engagée depuis 2020, date à laquelle la communauté Tech et innovation de Nouvelle-Calédonie a été labellisée Communauté French Tech.

Dès l’origine, une ambition forte a été posée : faire de la Nouvelle-Calédonie un territoire de référence de la Tech diversifié, innovant et capable de rayonner à l’échelle régionale et internationale, en s’appuyant sur ses spécificités et ses atouts (positionnement géographique, biodiversité, tissu entrepreneurial).

  • 2020 – Structuration initiale

La labellisation en Communauté French Tech marque une dynamique collective et ambitieuse pour le territoire.

Portée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, aux côtés des partenaires historiques : l’OPT-NC, la CCI-NC, la Technopole et plusieurs startups calédoniennes. L’objectif est clair : structurer un écosystème capable d’accompagner durablement la Tech, le numérique et l’innovation sur le territoire.

  • 2021 – Lancement de programmes structurants

En lien étroit avec le gouvernement, la French Tech Nouvelle-Calédonie impulse le développement du programme Tech for Good, visant à soutenir des projets à impact dans des domaines stratégiques tels que la GreenTech, la BlueTech, la SocialTech ou encore la DeepTech. Ce programme contribue à révéler et à accompagner les talents locaux.

  • 2022-2023 – Montée en puissance et rayonnement

L’écosystème gagne en maturité et en visibilité. La Nouvelle-Calédonie multiplie les participations à des événements nationaux et régionaux (Outre-mer French Tech Days, French Tech Awards en Nouvelle-Zélande, événements thématiques locaux), tout en structurant ses propres rendez-vous, comme le Tech for Good Summit. Cette période marque également un renforcement des liens avec les écosystèmes régionaux et internationaux.

  • Depuis 2023 – Accélération de l’ouverture internationale

La participation au salon VivaTech devient un levier majeur de projection à l’international. Portées par le gouvernement et ses partenaires, les délégations calédoniennes permettent aux start-up locales d’accéder à des réseaux d’investisseurs, de partenaires et de marchés. Cette dynamique contribue à positionner la Nouvelle-Calédonie comme un acteur crédible sur la scène Tech.

  • Octobre 2024 – So Tech, So Good

Deuxième édition des Outre-mer French Tech Days, organisée pour la première fois en Nouvelle-Calédonie. L’événement a réuni environ 400 participants, 40 experts et six communautés French Tech ultramarines et du Pacifique autour de l’innovation, du financement et de la coopération régionale. La clôture a été honorée par le ministre des Outre-mer François-Noël Buffet.

  • 2025 – Structuration régionale et ambition indopacifique

La French Tech Nouvelle-Calédonie franchit une nouvelle étape avec la préfiguration du Hub Pacific Tech, visant à fédérer les écosystèmes tech et innovation du Pacifique Sud. Ce projet stratégique traduit une volonté claire : dépasser l’échelle locale pour structurer un réseau régional, mutualiser les moyens et renforcer la capacité des start-up à se développer à l’international.

  • 2026 – L’aboutissement d’une trajectoire

L’accession au statut de Capitale French Tech vient consacrer cette trajectoire. Elle reconnaît la cohérence et la continuité des actions menées depuis six ans, ainsi que la capacité des acteurs de l’écosystème à anticiper, à structurer et à porter une ambition collective dans la durée.

Contrairement à une communauté, elle a plus de moyens et voit sa légitimité institutionnelle renforcée, lui permettant de participer à des arbitrages nationaux aux côtés des autres capitales.

La Tech, le numérique et l’innovation : un écosystème déjà structuré, performant et opérationnel

Cette évolution a été rendue possible grâce à la structuration d’un écosystème public et privé dans lequel La French Tech est un acteur engagé.

Le gouvernement a été moteur dans cette structuration grâce à la mise en place d’outils concrets, pensés pour accompagner le développement de la filière Tech, numérique et innovation.

Parmi eux, la Station N s’impose comme un lieu emblématique et fédérateur. Véritable vitrine de l’entrepreneuriat, de la Tech et de l’attractivité en Nouvelle-Calédonie, cet espace rassemble les acteurs de l’écosystème (entrepreneurs, institutions, partenaires) et favorise les échanges, la collaboration et l’émergence de projets.

Le territoire s’est également doté de leviers réglementaires adaptés, avec notamment l’adoption du statut de Jeune entreprise innovante (JEI) en 2020, permettant de soutenir les entreprises innovantes dans leurs phases de développement et de renforcer leur attractivité.

Par ailleurs, le développement du financement participatif, à travers des outils comme Invest In Pacific, a permis d’impliquer les acteurs locaux dans le financement de l’innovation, tout en facilitant l’accès aux ressources financières pour les porteurs de projets.

Le gouvernement de  la Nouvelle-Calédonie travaille en synergie avec différentes structures dans le but de soutenir la croissance, la structuration et la dynamisation de l’écosystème de la Tech, du numérique et de l’innovation en Nouvelle-Calédonie.

Focus sur la French Tech de Nouvelle-Calédonie

La French Tech Nouvelle-Calédonie s’appuie aujourd’hui sur une organisation solide, fondée sur une équipe dédiée et une capacité opérationnelle éprouvée. Cette structuration, engagée en amont de la labellisation, a permis d’inscrire l’action dans la durée et de garantir la cohérence des initiatives menées.

Plusieurs programmes nationaux sont d’ores et déjà déployés sur le territoire, parmi lesquels « French Tech tremplin », « Je Choisis la French Tech », ainsi que des actions d’accompagnement déclinées à l’échelle de l’ensemble du territoire, y compris au plus près des bassins de vie.

Une visibilité nationale et internationale renforcée

Grâce à une présence régulière sur des événements majeurs comme VivaTech, la Nouvelle-Calédonie entourée de ses partenaires, a su projeter ses start-ups au-delà de ses frontières et affirmer progressivement sa place sur la scène internationale.

Cette stratégie s’inscrit dans une démarche structurée de rayonnement et d’ouverture. Elle permet de valoriser les entreprises locales, de nouer des partenariats stratégiques et de favoriser l’accès à de nouveaux marchés et sources de financement.

Elle contribue ainsi à renforcer la visibilité du territoire, tout en consolidant sa crédibilité auprès des acteurs économiques et institutionnels à l’échelle internationale.

Vivatech

La Nouvelle-Calédonie confirme sa montée en puissance au salon VivaTech depuis trois années. En 2025, 8 startups et 11 partenaires ont généré plus de 1 700 visiteurs, près de 1 000 leads et plus de 80 millions de francs de retombées économiques. L’écosystème s’est illustré par plusieurs distinctions, dont le « Prix innovation RH » pour Optimal RH en 2024 et le « Tech for Change Award » pour FireTracking en 2025, sans oublier les sélections en Tech Trails et les interventions en pitch sur les scènes officielles.

Pour l’édition 2026, la Nouvelle-Calédonie renforcera encore sa présence avec un pavillon de 70 m² accueillant huit startups et 16 partenaires, incluant un nouvel espace dédié à la promotion de l’attractivité du territoire.

Une ambition affirmée pour les années à venir

L’accession au statut de Capitale French Tech marque l’entrée dans une nouvelle phase d’accélération, caractérisée par un déploiement renforcé des programmes nationaux, une structuration durable de la filière Tech, numérique et innovation à l’échelle locale et régionale, ainsi que la montée en puissance du hub régional.

En effet, la Nouvelle-Calédonie affirme son ambition de devenir un hub numérique dans le Pacifique Sud.

Le développement du projet Hub Pacific Tech porté par la French Tech, constitue l’une des briques  de cette ambition. Il vise à :

  • fédérer les écosystèmes régionaux ;
  • créer des synergies entre territoires ;
  • positionner Nouméa comme un carrefour stratégique de la Tech régionale.

À travers cette dynamique, la Nouvelle-Calédonie affirme son ambition de s’imposer comme un acteur incontournable de la Tech, du numérique et de l’innovation dans le Pacifique, au service de la diversification de son économie et de son développement.

La gouvernance, les financeurs et les partenaires

La Capitale French Tech Nouvelle-Calédonie est gouvernée par des membres élus pour deux ans, constituant l’organe exécutif de l’association. Composé à 75 % de start-ups membres et de contributeurs publics et privés (gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, CCI-NC et OPT-NC), il incarne la French Tech au niveau local et définit la stratégie, la feuille de route et le portefeuille de projets de la communauté.

Elle dispose également d’une direction et d’une équipe dédiée.

La Capitale French Tech NC est rendue possible grâce à un engagement institutionnel fort de l’État au travers de la Mission French Tech (ministère de l’Économie et de finances), du ministère des Outre-mer et localement, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la province Sud. De plus, BNP Paribas Nouvelle-Calédonie, Groupama Gan Pacifique, et l’OPT-NC soutiennent durablement cette initiative.

La French Tech Nouvelle-Calédonie est aussi soutenue par un ensemble d’acteurs privés, institutionnels et académiques (CCI-NC, CIPAC, Canal+, etc.).

De nombreux partenariats sont également noués avec des acteurs économiques et scientifiques comme le mouvement des entreprises de Nouvelle-Calédonie (MEDEF-NC), la fédération des entreprises et des industries de Nouvelle-Calédonie (FEINC), le centre national de recherche technologique, environnement et compétitivité (CNRTEC), l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), etc.

Ouverture des services et directions du gouvernement

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre de l’organisation du calendrier administratif pour l’année 2026, le gouvernement informe le public que le calendrier de la fonction publique ne prévoit pas de week-ends prolongés, contrairement aux usages observés certaines années. 

En conséquence, l’ensemble des services et directions du gouvernement seront ouverts aux dates indiquées dans l’information presse.

Une mission d’étude stratégique portant sur la structuration de l’économie sociale et solidaire en Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Naïa Wateou, membre du gouvernement chargée de la structuration de l’économie sociale et solidaire, a présenté aux côtés de l’Agence française de développement (AFD), la convention destinée au financement d’une mission d’étude stratégique portant sur la structuration de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Nouvelle-Calédonie.

L’ESS un levier essentiel pour la Nouvelle-Calédonie

L’économie sociale et solidaire est un mode d’entreprendre qui cherche à concilier activité économique et utilité sociale. Les structures qui optent pour ce modèle économique (associations, sociétés commerciales, mutuelles, coopératives, fondations…) se préoccupent en premier lieu de leur utilité sociale et/ou environnementale et placent l’humain avant le profit au cœur de leur fonctionnement. L’ESS peut se déployer dans de nombreux secteurs d’activité (santé, habitat, petite enfance, commerce équitable, transport…).

Dans un contexte marqué par les conséquences économiques et sociales des événements de mai 2024, l’ESS constitue un levier reconnu de résilience, de cohésion sociale et de développement pour la Nouvelle-Calédonie. Plusieurs travaux récents ont confirmé la nécessité de dépasser la phase de diagnostic pour engager une structuration progressive et opérationnelle du secteur.

Une convention pour structurer l’ESS

En Nouvelle-Calédonie, l’ESS est encadrée par la loi du pays n° 2025-13 du 18 août 2025, qui rappelle notamment que ce mode d’entreprendre repose sur la primauté de l’utilité sociale sur la recherche de profit, une gouvernance démocratique et une gestion encadrée des bénéfices.

Pour aller plus loin, le gouvernement et l’AFD ont signé une convention pour le financement d’une mission d’étude stratégique portant sur la structuration de l’ESS en Nouvelle-Calédonie.

Dans le cadre de ses interventions en Nouvelle-Calédonie, l’AFD a été sollicitée afin de soutenir cette mission d’étude. Cette intervention s’inscrit dans une logique d’appui à l’ingénierie publique, permettant de renforcer la capacité du gouvernement à définir une politique ESS cohérente et adaptée aux spécificités du territoire.

« Sans cadre réglementaire, nous n’avons aucun moyen de reconnaitre les acteurs de l’économie sociale et solidaire. La mise en œuvre de ce texte permettra de définir et d’accompagner cette économie avec des données à jour. Cette mission nous donnera les outils nécessaires pour adapter et ajuster nos dispositifs d’accompagnement et de soutien de ce mode d’entreprendre », a précisé Naïa Wateou.

Cette mission, financée par l’AFD pour un montant de près de 7,5 millions de francs, présente plusieurs intérêts majeurs pour la Nouvelle-Calédonie, à savoir :

  • réaliser un état des lieux et une cartographie de l’ESS en Nouvelle-Calédonie ;
  • identifier les leviers de structuration du secteur et les besoins d’accompagnement des acteurs  (clarification des périmètres, sécurisation et optimisation des modèles économiques, amélioration de l’ingénierie de projet, animation et gouvernance, etc.)  ;
  • analyser les conditions d’accès aux financements (publics, nationaux et internationaux) ;
  • définir une stratégie territoriale de développement et de financement de l’ESS, assortie de recommandations opérationnelles.

« Pour l’AFD, il était naturel d’accompagner le gouvernement et ses partenaires dans la réalisation de cette étude qui est une nouvelle étape pour apporter des réponses concrètes sur ces différents enjeux aux acteurs calédoniens de l’ESS », a indiqué Julie Doiteau, directrice adjointe de l’AFD en Nouvelle-Calédonie.

La signature de cette convention constitue une opportunité stratégique pour structurer durablement le développement de l’ESS en Nouvelle-Calédonie, en s’appuyant sur un financement extérieur et une expertise reconnue.

Précisions relatives à la mission économique « V.O.I.C.E 2030 : Vanuatu Opportunities for Investment and Caledonian Enterprises » au Vanuatu

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Du 4 au 7 mai 2026, à l’initiative du ministère du Commerce du Vanuatu, l’événement intitulé « V.O.I.C.E 2030 : Vanuatu Opportunities for Investment and Caledonian Enterprises » se tient à Port-Vila, avec pour objectif de promouvoir et de renforcer la coopération économique entre les deux archipels.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie rappelle que, conformément à la loi organique, le président est la seule autorité compétente pour représenter la Nouvelle-Calédonie à l’extérieur. À cet égard, il constate qu’aucune invitation officielle n’a été adressée ni au président ni au membre du gouvernement chargé de l’économie et du commerce extérieur.

Le président Alcide Ponga demeure profondément attaché au développement de la coopération régionale, en particulier aux échanges économiques avec les pays voisins. Toutefois, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie estime qu’une préparation conjointe de cet événement, dans le respect des usages et des cadres de coopération régionales et économiques, aurait permis d’en garantir une meilleure cohérence et efficacité.

En conséquence, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie précise que la délégation actuellement présente à Port-Vila ne saurait être considéré comme une délégation officielle du gouvernement. Les personnalités qui y participent, y compris celles exerçant par ailleurs des fonctions au sein du gouvernement calédonien, n’y interviennent pas en qualité officielle.

Décès de Rolland Moisson

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a appris avec une profonde tristesse le décès tragique et accidentel de Rolland Moisson, figure reconnue du monde du rodéo et vice-président de l’association des Cavaliers de Stock de Nouvelle-Calédonie.

Homme passionné et engagé, Rolland Moisson a consacré une grande partie de sa vie au rodéo, contribuant activement à son développement et à son rayonnement sur l’ensemble du territoire. Pick-up man, rodéoman, juge, stockman et cavalier accompli, il incarnait les valeurs de courage, de transmission et d’attachement aux traditions rurales calédoniennes.

À travers son engagement et sa présence, il était bien plus qu’un pratiquant : un homme de coeur, reconnu pour sa générosité, son énergie et son attachement profond à sa communauté. Stockman hors pair, il a su, au fil des événements, des rencontres et des moments partagés, transmettre des valeurs de solidarité, de respect et de fraternité qui font la richesse du monde équestre et rural.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie tient à saluer sa mémoire et à rendre hommage à son parcours, qui a marqué durablement la communauté du rodéo et, plus largement, la vie associative calédonienne.

Il adresse ses plus sincères condoléances à son épouse, ses enfants, sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté du rodéo durement touchée par cette disparition.