Coupures d’électricité : le gouvernement demande des explications aux opérateurs

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Face à la recrudescence des coupures d’électricité observées ces derniers mois en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a saisi les deux opérateurs du secteur, ENERCAL et EEC, afin d’obtenir des explications précises sur l’origine de ces interruptions.

Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge notamment de l’énergie, a adressé un courrier aux directeurs des deux sociétés pour leur demander une analyse détaillée des causes de ces coupures – qu’elles soient d’ordre technique, organisationnel ou structurel – ainsi que les mesures correctives soient mises en œuvre ou envisagées.

Dans ce cadre, une réunion de travail est programmée le mardi 23 décembre à 16h30, au gouvernement, afin de :

  • échanger avec les opérateurs ;
  • évaluer la situation ;
  • identifier les leviers permettant d’améliorer la continuité et la fiabilité de l’alimentation électrique.

Le gouvernement rappelle que la qualité et la sécurité de l’approvisionnement en électricité constituent un enjeu majeur pour les usagers, les entreprises et les services publics, dans un contexte économique et social déjà contraint.

Servir les Calédoniens, préparer l’avenir

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Au terme de sa première année à la tête de l’institution, le président du gouvernement Alcide Ponga a dressé un bilan des actions menées en 2025 et évoqué les perspectives 2026, dans un contexte marqué par les restrictions. Une année d’efforts qui devra se poursuivre pour répondre aux préoccupations quotidiennes des Calédoniens.

En 2025, les Calédoniens ont affronté une année particulièrement difficile : perte d’emplois, inquiétudes pour le pouvoir d’achat, montée du sentiment d’insécurité. Face à ces défis, la priorité du président du gouvernement a été d’utiliser pleinement sa mission pour protéger les familles, sécuriser les services essentiels et préparer l’avenir.

Pour Alcide Ponga, « la situation est complexe, mais il ne faut pas lâcher, il faut continuer le travail amorcé depuis le début de l’année. Les Calédoniens sont capables de se relever ».

Il est revenu sur les grandes actions qui ont marqué cette année, à travers des sujets majeurs de la vie quotidienne des Calédoniens : se déplacer, être protégé, bénéficier d’emplois et de perspectives économiques. 

Se déplacer

Dans une logique de sauvetage du transport aérien domestique et pour assurer la continuité des dessertes, en particulier dans les îles, le transfert des opérations d’Aircal de l’aérodrome de Magenta vers l’aéroport de La Tontouta a officiellement été acté.

Cette réorganisation s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du transport aérien : assainissement financier, recherche d’efficience opérationnelle et développement de nouveaux partenariats régionaux, notamment avec le Vanuatu, pour générer de l’activité et des recettes complémentaires.

Se protéger : renforcer les secours et la gestion des crises

Le président du gouvernement a par ailleurs engagé une réorganisation profonde de la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), structurée autour de deux pôles – opérationnel d’un côté, administratif et logistique de l’autre – afin d’améliorer les délais d’intervention, la coordination et la qualité de la réponse aux crises. La nomination du directeur, puis des directeurs adjoints, marque la volonté de stabiliser la direction qui a connu des tensions internes et de donner aux équipes les moyens de mieux protéger les populations.

Cette transformation se poursuit en 2026, avec un seul objectif : que chaque Calédonien, où qu’il vive, puisse compter sur un service de secours efficace en cas de feux, d’inondations ou d’événements majeurs.

Travailler et préparer l’avenir : nickel, emplois et finances publiques

Le secteur du nickel, au cœur de l’économie du pays, a connu de fortes tensions et des incertitudes, avec un impact direct sur les salariés, leurs familles et les communes minières.

« Le marché du nickel est en grande difficulté, a déclaré Alcide Ponga,  mais on attend des éclaircissements d’ici un an ou deux avec la situation de l’Indonésie. Nous devons donc nous préparer et réfléchir de manière concertée aux stratégies à mettre en place pour être prêts ».

Afin de reconstruire une stratégie minière concertée et d’engager des décisions à court terme, le président du gouvernement a relancé la Conférence des présidents consacrée au nickel, une instance restée jusqu’ici largement inactive. L’objectif est de remettre les emplois, les conditions de vie et l’avenir des jeunes au centre des décisions, en associant à nouveau les provinces et l’ensemble des acteurs institutionnels.

S’ouvrir sur la région : opportunités et partenariats

D’autre part, dans le but d’offrir des perspectives nouvelles au territoire, le président du gouvernement a effectué plusieurs déplacements dans la région afin de conclure différents projets d’investissements et des partenariats dans le transport aérien domestique, la santé, la culture ou la formation. L’ambition est de faire du rayonnement régional un levier en faveur de l’emploi, de l’attractivité et du pouvoir d’achats des Calédoniens.

Pour Alcide Ponga, cette intégration régionale représente une « opportunité de développement et d’apprentissage avec nos voisins océaniens. Il faut s’entraider et s’accompagner, mais aussi être en mesure de développer des relations économiques. C’est aussi une façon de se décentrer », a-t-il ajouté.

Faire des économies pour préserver les services publics

Autre mesure marquante de cette année, la dissolution de l’association Maison de la Nouvelle-Calédonie. Un choix assumé qui s’inscrit dans une logique de responsabilité économique. Cette décision permet de dégager des économies substantielles (300 millions de francs par an), tout en préparant un dispositif modernisé, plus efficace et mieux aligné avec les exigences de l’Union européenne et de la coopération internationale.

Simplifier et moderniser l’administration pour mieux servir les Calédoniens

Enfin, le 18e gouvernement s’est attelé à poursuivre les efforts de simplification et de rationalisation à travers le Plan d’évolution de l’administration (PEA). Le pilotage transversal du PEA, associant agents, directions, établissements publics, secrétariat général, membres du gouvernement et organisations syndicales, a permis en 2025 d’aboutir à un macro-design qui sera validé en séance de gouvernement. Cette étape fixe le cadre de la réforme et ouvre la voie à des mises en œuvre concrètes dès 2026.

Grippe : adoptons les bons réflexes pour protéger les plus fragiles

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

La Nouvelle-Calédonie connaît actuellement une épidémie de grippe, accompagnée de la circulation d’autres virus respiratoires. 

Ci-joint un communiqué du gouvernement destiné à rappeler les bons gestes pour protéger les plus fragiles et préserver notre système de soins. 

Rencontre stratégique sur l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie organise une rencontre à destination des acteurs du territoire, consacrée à une thématique déterminante pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie : l’attractivité du territoire.

 Jeudi 18 décembre 2025
 17 heures
 Station N

Cette thématique sera au cœur des priorités du gouvernement pour l’année 2026. L’objectif de cette rencontre est de partager une vision stratégique commune et de lancer officiellement cette dynamique, afin de permettre l’engagement rapide d’actions concrètes en faveur du territoire.

Cette rencontre sera également l’occasion de découvrir, en avant-première, les premières orientations proposées par le gouvernement pour renforcer l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie dès 2026.

Un plan de relance en faveur d’un tourisme calédonien plus attractif, plus innovant et plus compétitif

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Dans le cadre de la relance de la promotion internationale de la Nouvelle-Calédonie, Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’attractivité, a présenté ce mercredi 17 décembre, aux côtés des partenaires, un vaste plan destiné à soutenir l’activité touristique. Objectif : accueillir à minima 250 000 touristes d’ici 2032.

Après plusieurs années de crise, la Nouvelle-Calédonie dispose aujourd’hui d’une opportunité historique pour se réinventer, fédérer les énergies et bâtir une véritable filière touristique d’avenir, levier de diversification économique. Pour cela, le gouvernement envisage de renforcer considérablement la promotion internationale du territoire, dans une démarche concertée entre les acteurs publics et privés.

Le membre du gouvernement a insisté sur la volonté commune des acteurs du tourisme de relancer la promotion internationale malgré le contexte. « La Nouvelle-Calédonie doit aujourd’hui avancer malgré les difficultés. Le fait d’avancer ensemble, avec les acteurs publics et privés, montre que notre plan est à la fois ambitieux et réaliste pour permettre de recréer de la richesse en Nouvelle-Calédonie et on en a besoin en ce moment ».

L’objectif est clair et ambitieux : accueillir 250 000 touristes d’ici 2032 (année des Jeux Olympiques à Brisbane).

Le tourisme doit redevenir un moteur de croissance durable, de création d’emplois et de rayonnement international pour l’ensemble du pays, tout en transformant son ADN en profondeur : montée en gamme, diversification des offres et positionnement sur des marchés à forte valeur ajoutée.

Cette ambition nécessite une volonté partagée entre les collectivités, les compagnies aériennes, les hôteliers, les prestataires, les banques, les chambres consulaires et les acteurs de la formation autour d’une même vision : faire valoir les atouts de la Nouvelle-Calédonie à l’international.

Cette stratégie de relance volontariste et ambitieuse se matérialisera à travers :

  • un plan d’actions concret sur les 100 premiers jours, pour enclencher immédiatement la dynamique de reconquête ;
  • une structuration stratégique jusqu’en 2032, afin de bâtir un modèle pérenne, lisible et capable d’atteindre durablement le seuil des 250 000 visiteurs.
  • une identité forte et fédératrice pour incarner cette nouvelle dynamique.

Pour Christopher Gygès, « le secteur touristique représente une véritable filière d’avenir » pour laquelle le gouvernement souhaite renforcer son soutien. « Le gouvernement va proposer de passer le budget de la promotion internationale de 250 à 400 millions de francs minimum. Ce budget sera renforcé par les recettes d’une partie de la taxe croisière et d’une taxe Airbnb, qui sera prochainement mise en place. Le but est d’arriver, fin 2026, à quasiment 700 millions de francs de budget et d’augmenter progressivement jusqu’à un milliard de francs de budget ».

Restaurer la confiance et faire rayonner la destination Nouvelle-Calédonie

La première étape de la relance consiste à restaurer la confiance et à améliorer la visibilité internationale de la Nouvelle-Calédonie, en lui redonnant toute sa place sur la carte du Pacifique.

Le gouvernement, en lien avec les provinces, Nouvelle-Calédonie Tourisme et les acteurs privés, engagera une stratégie de communication et de promotion unifiée :

  • Renforcement significatif du budget de promotion internationale, ciblant l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon ;
  • Campagnes conjointes entre institutions, compagnies aériennes, hôteliers et voyagistes pour une communication cohérente et impactante ;
  • Offres « vol + hébergement » attractives pour stimuler la demande régionale ;
  • Accueil d’une grande production audiovisuelle (série ou jeu national) dès 2026, pour offrir une vitrine médiatique exceptionnelle au territoire.
  • Création d’un label d’excellence calédonien en lien avec les provinces : un service haut de gamme, une qualité irréprochable, une expérience premium intégrée, un engagement fort en faveur de la nature durable.

Améliorer la connectivité aérienne

Une des clés de la relance réside dans l’accessibilité de la destination Nouvelle-Calédonie. Les partenaires s’engagent ainsi à :

  • mettre en œuvre une politique tarifaire volontariste sur les marchés prioritaires (Australie, Nouvelle-Zélande, Japon) ;
  • favoriser l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes régionales et internationales ;
  • relancer les vols charter vers le Japon dès 2026, avec une fréquence d’au moins un vol par mois ;
  • développer des partenariats « transport + hébergement » à prix compétitifs avec les acteurs du secteur pour rendre les séjours plus accessibles.

 « Il faut s’inspirer de ce qui marche ailleurs, comme en Polynésie ou à Fidji, a expliqué le membre du gouvernement. La Nouvelle-Calédonie doit accueillir de nouvelles compagnies aériennes, tout en préservant Aircalin. Il n’y a pas de fatalité. On va aller chercher Fiji Airways, mais aussi rétablir des destinations comme Melbourne ou le Japon ».

Développement et diversification

La diversification de l’activité touristique passera aussi par le développement de plusieurs dispositifs :

  • Positionnement de la Nouvelle-Calédonie comme une destination « MICE & Event » (Réunion, incitations, conférences et expositions – Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions) ;
  • Renforcement des infrastructures d’accueil des congrès et des événements à Nouméa et dans les provinces ;
  • Développement du tourisme sportif, en valorisant les atouts naturels du territoire pour accueillir des compétitions régionales et internationales (voile, golf, trail, kitesurf, etc.) ;
  • Création d’un calendrier annuel afin de promouvoir les grands rendez-vous économiques, culturels et sportifs du territoire.

Soutenir l’investissement hôtelier et le développement de l’offre touristique

Pour accueillir davantage de visiteurs, la Nouvelle-Calédonie doit renforcer sa capacité d’accueil et diversifier ses offres.

Le gouvernement propose ainsi de mettre en œuvre une stratégie d’investissement touristique reposant sur :

  • la relance de la construction et de la rénovation hôtelière, avec un accompagnement financier et fiscal ciblé ;
  • le soutien à la diversification des hébergements (écolodges, gîtes, hébergements chez l’habitant, tourisme rural) ;
  • la création de zones franches touristiques – en lien avec les provinces – pour attirer les investisseurs grâce à des avantages fiscaux et administratifs spécifiques.

Valoriser la formation, les compétences et l’emploi

Le gouvernement, en lien avec les établissements de formation et les professionnels prévoit également de déployer un plan global de développement des compétences touristiques, afin de promouvoir un service de qualité :

  • Renforcement du budget de formation de nouveaux professionnels dans l’hôtellerie, la restauration, la culture et les activités de loisirs ;
  • Adaptation des cursus aux besoins du secteur et aux attentes des visiteurs internationaux ;
  • Valorisation des savoir-faire et des cultures locales, pour faire du tourisme un vecteur d’identité et de fierté.

Vers une nouvelle marque touristique

Pour incarner cette stratégie de redynamisation du tourisme calédonien à l’international, une nouvelle marque touristique sera créée pour remplacer l’actuel « Pacifique au cœur », adopté en 2010.

Une consultation sera lancée dans les semaines à venir auprès du grand public et des professionnels du tourisme pour définir la nouvelle identité de marque. Ils devront choisir parmi trois propositions de celui qui incarnera le mieux la Nouvelle-Calédonie en termes de promotion internationale.

Levée du dispositif ORSEC 2 – Communes de l’Île des Pins et de Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Compte tenu de l’efficacité des actions menées par l’ensemble des moyens engagés et de l’amélioration des conditions météorologiques, les feux de forêt survenus sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac sont déclarés définitivement maîtrisés et éteints.

En conséquence, le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est levé ce jour à 17 heures sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac.
Bilan des opérations :
● Aucune victime n’est à déplorer ;
● Environ 2 040 hectares de végétation ont été impactés par les incendies, tous secteurs confondus.

Secteur : Île des Pins
Les opérations auront mobilisé pendant 15 jours des moyens humains et matériels exceptionnels, avec notamment :
● plus de 1 500 largages réalisés par les hélicoptères bombardiers d’eau ;
● les sapeurs-pompiers de la sécurité civile locale, ceux de l’aérodrome de l’Île des Pins et les militaires de la BMSC ;
● l’engagement de l’unité drones de la sécurité civile locale ainsi que celle de la Brigade des Militaires de la Sécurité Civile (BMSC) venue en renfort de l’Hexagone ;
● le soutien constant de l’association ABBN de l’Île des Pins.

L’ensemble de ces acteurs ont oeuvré jour et nuit, sans relâche, pour venir à bout du plus important feu de forêt enregistré depuis celui de la Montagne des Sources en décembre 2005.

Communiqué levée du dispositif ORSEC 2 – Communes de l’Île des Pins et de Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Compte tenu de l’efficacité des actions menées par l’ensemble des moyens engagés et de l’amélioration des conditions météorologiques, les feux de forêt survenus sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac sont déclarés définitivement maîtrisés et éteints.

En conséquence, le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est levé ce jour à 17 heures sur les communes de l’Île des Pins et de Koumac.
Bilan des opérations :
● Aucune victime n’est à déplorer ;
● Environ 2 040 hectares de végétation ont été impactés par les incendies, tous secteurs confondus.

Secteur : Île des Pins
Les opérations auront mobilisé pendant 15 jours des moyens humains et matériels exceptionnels, avec notamment :
● plus de 1 500 largages réalisés par les hélicoptères bombardiers d’eau ;
● les sapeurs-pompiers de la sécurité civile locale, ceux de l’aérodrome de l’Île des Pins et les militaires de la BMSC ;
● l’engagement de l’unité drones de la sécurité civile locale ainsi que celle de la Brigade des Militaires de la Sécurité Civile (BMSC) venue en renfort de l’Hexagone ;
● le soutien constant de l’association ABBN de l’Île des Pins.

L’ensemble de ces acteurs ont oeuvré jour et nuit, sans relâche, pour venir à bout du plus important feu de forêt enregistré depuis celui de la Montagne des Sources en décembre 2005.

Attentat terroriste de Bondi Beach, Australie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie exprime sa profonde émotion et sa solidarité à la suite de l’attaque survenue à Bondi Beach, à Sydney, en Australie, au cours de laquelle 16 personnes, dont un enfant, ont été tuées et 38 autres blessées.

Il adresse ses pensées les plus sincères aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, ainsi qu’à l’ensemble du peuple australien durement éprouvé par cet acte de violence. La Nouvelle-Calédonie tient également à saluer le courage et l’engagement des services de secours et des forces de sécurité mobilisés face à cette tragédie.

Liées par une histoire, une géographie et des relations humaines, économiques et institutionnelles étroites, la Nouvelle-Calédonie et l’Australie partagent des valeurs communes de paix, de liberté, de démocratie et de respect de la vie humaine. L’attaque perpétrée sur la célèbre plage de Bondi Beach constitue une atteinte grave à ces valeurs fondamentales.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie condamne avec la plus grande fermeté toute forme de terrorisme et de violence aveugle, qui cherchent à semer la peur, la division et la haine. De tels actes ne sauraient en aucun cas être justifiés.

Dans ce contexte, le gouvernement appelle les Calédoniens résidant en Australie ou y séjournant actuellement à la plus grande vigilance et à suivre strictement les consignes des autorités locales.

Dans ces moments de deuil, la Nouvelle-Calédonie réaffirme son soutien indéfectible à l’Australie et sa détermination à œuvrer, aux côtés de ses partenaires régionaux, pour la paix, la sécurité et le vivre-ensemble dans le Pacifique.

Accès aux soins des personnes en situation de handicap : bilan et perspectives de la Charte Romain Jacob

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

À l’initiative de Naia Wateou, membre du gouvernement chargée notamment du secteur du handicap, avec la participation de Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé, une rencontre consacrée à l’accès aux soins des personnes en situation de handicap a été organisée au Médipôle le 12 décembre, à l’occasion des deux ans de la signature de la Charte Romain Jacob en Nouvelle-Calédonie.

Retour sur un engagement fort : la Charte Romain Jacob

La signature le 8 décembre 2023 de la Charte Romain Jacob en présence de Pascal Jacob,  a marqué un tournant majeur dans l’engagement collectif pour l’inclusion en santé en Nouvelle-Calédonie.

Cette charte, signée dans 21 pays par plus de 7 000 personnes, engagent les signataires à garantir un accès simplifié, adapté et digne à la santé pour toutes les personnes en situation de handicap.

Elle repose sur douze principes fondamentaux :

  • égalité d’accès,
  • accessibilité,
  • personnalisation des parcours,
  • formation des professionnels,
  • information claire,
  • implication des aidants,
  • respect de la dignité,
  • continuité du parcours de vie,
  • adaptation systémique des organisations,
  • coordination interprofessionnelle,
  • qualité de l’accueil,
  • évaluation continue.

Créée en 2014 de la volonté de personnes vivant avec un handicap, la charte Romain Jacob a été rédigée par et pour elles, avec des représentants des administrations sous l’égide de l’association Handidactique.

Elle vise à promouvoir une collaboration entre les professionnels de la santé, les établissements de soins et les autorités sanitaires, mais aussi le tissu associatif, les familles et les aidants ou encore les organismes de formation professionnelle continue, pour un meilleur accès aux soins des personnes en situation de handicap.

 

Naïa Wateou est revenue sur l’origine et les ambitions de cette Charte. « Il y a deux ans, sous l’impulsion du monde associatif, en lien avec le secteur du handicap, le personnel de santé et le monde institutionnel ont été interpellés sur l’importance de pouvoir accompagner les personnes en situation de handicap en milieu hospitalier. C’est tout l’objectif de la Charte Romain Jacob qui tend vers cet accompagnement pour éviter la rupture de soins pour ces personnes en situation de handicap ».

Des cas très concrets d’actions favorisant cet accueil ont été présentés lors de cette restitution, en soulignant la nécessité de personnaliser les parcours en prenant en compte les spécificités des patients et de leur handicap. Les besoins en matériel doivent notamment être anticipés dans le cas de patients en fauteuil roulant. Des « visites blanches » ont également été organisées en amont d’une véritable visite médicale pour rassurer certains patients.

Une démarche collective, ancrée dans le territoire

La rencontre de ce jour est l’occasion de rappeler l’importance de l’accès aux soins comme enjeu de dignité et de droits fondamentaux, en sensibilisant à cette problématique souvent invisible et méconnue des acteurs institutionnels.

 

Pour la membre du gouvernement, « l’humain doit rester au cœur de nos préoccupations et de celles des professionnels de santé ».

Ce temps de partage intervient deux ans après la signature de la charte en Nouvelle-Calédonie. Il a ainsi permis d’effectuer un état des lieux des avancées réalisées sur le terrain. Les acteurs concernés ont également pu partager leurs expériences et leurs pratiques, mais aussi échanger sur les difficultés et réalités rencontrées.

L’objectif de ce rendez-vous était avant tout de favoriser les échanges de pratiques, la compréhension mutuelle des contraintes de chacun en explorant collectivement les leviers possibles et de contribuer ainsi à l’émergence d’une dynamique territoriale.

« Cette charte ne s’appliquera pas de la même manière en province Sud où sont situés le Médipôle et les centres hospitaliers, qu’en province Nord ou dans les îles, a précisé Naïa Wateou. D’où l’importance d’avoir cette coordination entre partenaires institutionnels pour qu’il n’y ait pas de rupture dans l’offre de soins et le suivi des parcours individuels ».

La volonté de cette démarche multipartenariale est de poser les bases d’une vision partagée, en cohérence avec les travaux territoriaux (Maison calédonienne de l’autonomie, initiatives associatives et provinciales).

Partage d’expérience : actions engagées au CHT

Le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston-Bourret a présenté un retour d’expériences construit avec les patients, les familles, les représentants des usagers et les professionnels, autour de quatre volets :

1. Handisoins : personnalisation des parcours

Handisoins est un dispositif dédié à la coordination de parcours spécifiques. Il a pour missions d’analyser les besoins spécifiques liés au handicap, de mutualiser les rendez-vous pour limiter les déplacements des malades, d’anticiper les moyens matériels et humains et enfin d’offrir à chaque patient un accueil et un accompagnement personnalisé.

Plus d’une centaine de parcours a été coordonnée depuis la mise en place de ce dispositif, dont beaucoup de situations complexes, notamment pédiatriques et de polyhandicap.

2. Consultations délocalisées – « Aller Vers »

Pour les patients dans l’incapacité de se déplacer vers les structures hospitalières, plusieurs consultations spécialisées ont été organisées dans les lieux de vie, principalement sur Nouméa – en période test et de déploiement : au foyer Paul Reznick, à la Maison Gabriel Poedi et au centre d’accompagnement spécialisé évolutif (CASE) à Nouville.

Les actions menées comprennent :

  • des consultations dentaires dans les foyers,
  • des consultations de neurologie délocalisées,
  • des interventions auprès de patients vulnérables dans leurs établissements de résidence.

Ces interventions réduisent l’anxiété, évitent les déplacements éprouvants et permettent une prise en charge plus adaptée au cadre de vie réel du patient.

3. Comité Hospitalier Handisoins (C2H)

Ce comité, créé en 2024, constitue la gouvernance interne dédiée à l’accessibilité aux soins. Le C2H réunit toutes les parties prenantes au sein de l’hôpital (les directions concernées, des médecins, des soignants, les représentants des usagers, l’équipe Handisoins).

Il a pour missions d’analyser les situations signalées, de proposer des actions d’amélioration, de coordonner les acteurs internes et de relayer la dynamique de la Charte Romain Jacob au sein de l’établissement.

4. Travaux sur l’accessibilité physique et organisationnelle

Plusieurs actions ont d’ores et déjà été engagées, afin de réduire les obstacles physiques et organisationnels à l’accès aux soins des personnes en situation de handicap au CHT Gaston-Bourret :

  • création de nouvelles places PMR au niveau du faré du Médipôle ;
  • renforcement de la signalétique ;
  • réflexion sur les flux internes dans l’établissement ;
  • travail sur la fluidité des accueils et des accès.

L’ensemble des partenaires présents a salué les initiatives déjà engagées et les résultats positifs concrets qu’ils ont pu observer tant du côté des patients que des soignants. Le dispositif devrait désormais être étendu au sein de l’hôpital (urgences, bloc opératoire, hospitalisation) et aux patients en situation de handicap hors structures.