Communiqué n°4- activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Sur les trois feux de forêt qui se sont déclarés lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac, seuls les chantiers du lieu-dit « La Crinière » et du lieu-dit « Chagrin » nécessitent une sécurisation des lisières.
 

Le chantier de « La Crinière » est fixé et seulement un point chaud situé dans le brûlé est actif, ce qui ne constitue pas de risque de reprise.
La surface brûlée reste inchangée (100 ha). 

Concernant le chantier du lieu-dit « Chagrin », des fumerolles sont encore visibles et une reprise de feu s’est déclarée vers 13h. Un véhicule de la sécurité civile a été engagé pour sécuriser les points chauds. La surface brûlée a légèrement augmenté par rapport à hier soir soit 18 ha (+ 3 ha).

Un nouveau feu de forêt s’est déclaré en milieu de journée vers 13h au lieu-dit « Bwadouvalan ». Un moyen du RSMA a été sollicité en appui des moyens du SIVM nord et le chantier est fixé. Toutefois de nombreux points chauds nécessitent d’être sécurisés pour éviter tout risque de reprise.
Un groupe feux de forêt en renfort, composé de 16 sapeurs–sauveteurs de la brigade des militaires de la sécurité civile (BMSC), est en transit vers le RSMA de Koumac pour soutenir l’action opérationnelle en place. Ils seront engagés dès leur arrivée sur les chantiers « Chagrin » et « Bwadouvalan ».

Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est toujours en vigueur. L’évolution de la situation est stabilisée mais en raison des conditions météorologiques dégradées sur zone, le traitement de toutes les fumerolles est une priorité pour éviter tout risque de reprise.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°7 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.
Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée consolidée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1 916 hectares de végétation détruits par les flammes. Cette superficie n’est pas encore consolidée à ce jour.

Suite à la reconnaissance aérienne de ce matin, des points chauds persistent en limite de lisière de feu sur le secteur arrière droit.

Un commando de 10 sapeurs-pompiers de la sécurité civile et du SSLIA ont été projetés par hélicoptère sur une zone de poser à l’intérieur du brûlé pour intervenir au plus proche des fumerolles sensibles, appuyé par un hélicoptère bombardier d’eau. 37 bénévoles de l’association ABBN de l’Ile des Pins sont engagés sur des fumerolles accessibles depuis la RM3, à proximité de la tribu de Youati au lieu-dit Nâ Më.

La situation évolue favorablement et bien que nous soyons maîtres du feu, nous devons rester vigilants et intervenir sur toutes les fumerolles qui prennent de l’ampleur ; un travail éprouvant, long mais nécessaire. L’absence de précipitations et la présence d’un fort vent sur zone nécessite une surveillance accrue.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°6 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.

Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1900 hectares de végétation détruits par les flammes. Cette superficie n’est pas encore consolidée à ce jour.

Les actions de terrain de la veille ont permis de sécuriser les lisières encore actives au lieu-dit “du Château d’eau”, à proximité du cimetière des portés et à l’arrière du secteur droit à proximité de la RM3.

Suite à la reconnaissance de ce matin, deux points chauds (en lisière de feu sur le secteur arrière droit du chantier et au niveau du cimetière des déportés) et une reprise de feu (près de la tribu de Tourte) ont été identifiés.
Une soixantaine de sauveteurs en projection pionniers composés essentiellement de bénévoles de l’association ABBN de l’île des pins appuyés par des équipes de la sécurité civile et du SSLIA sont engagés sur le terrain appuyés par un hélicoptère bombardier d’eau.

La situation évolue favorablement, le feu est maîtrisé depuis hier soir. L’absence de précipitations et la présence d’un fort vent sur zone nécessite une surveillance accrue du chantier afin de traiter au plus vite les fumerolles naissantes en limites de lisière.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°3- activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Trois feux de forêt se sont déclarés lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac entre 03h du matin et 14h aux alentours du lieu-dit « La Crinière », du lieu-dit « Chagrin » et à proximité du RSMA.

Compte tenu d’un contexte dégradé en moyens de secours sur la commune de Koumac et à la demande du maire, le président du gouvernement a décidé d’activer le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 et a pris la direction des opérations de secours le même jour à 17 heures.

Les actions de la veille ont permis de fixer le feu sur le secteur dit de la “Crinière”. La surface brûlée reste inchangée (100 ha) et la reconnaissance aérienne de ce matin a permis d’identifier un seul point chaud sensible à l’arrière droit du chantier.

Ce dernier est en cours de neutralisation par une équipe au sol de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers de Koumac.

Concernant le secteur dit “Chagrin”, la reconnaissance aérienne de ce matin a permis d’identifier quatre points chauds sensibles à l’origine du départ de feu.

Une unité de la sécurité civile a été déposée par hélicoptère à proximité des points chauds pour les traiter, appuyée par l’hélicoptère bombardier d’eau. Le feu est fixé et la surface brûlée reste inchangée par rapport à hier soir (15 ha).

L’évolution de la situation est favorable mais en raison des conditions astrométéorologiques dégradées sur zone, le traitement de toutes les fumerolles est une priorité pour éviter tout risque de reprise.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

L’ADECAL devient le GIP la Technopole de Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Samuel Hnepeune, membre du gouvernement chargé de la recherche, a présidé ce 9 décembre, la première assemblée générale du groupement d’intérêt public (GIP) Technopole, qui succède à l’association Agence de développement de la Nouvelle-Calédonie (ADECAL). Ce changement de statut intervient afin de mieux répondre à l’évolution des missions, des orientations stratégiques et du mode de gouvernance de la structure, créée en 1995 dans le but de promouvoir le potentiel économique de la Nouvelle-Calédonie à l’international.

Afin de répondre à une volonté partagée des pouvoirs publics, des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et du monde de l’entreprise, l’Adecal créée il y a 30 ans est devenue en 2011, l’Adecal Technopole avec pour ambitions de faire de l’innovation un levier de développement et de diversification de l’économie calédonienne. Elle avait notamment pour objectifs de favoriser l’émergence de filières et de projets innovants, notamment par la valorisation des ressources biologiques marines et terrestres, dont le potentiel reste encore largement sous-exploité.

Aujourd’hui, la Technopole compte 35 salariés répartis sur huit sites de développement expérimental et d’accompagnement dans les trois provinces. Elle comprend le pôle maritime et le pôle terrestre, chacun divisé en quatre grands secteurs de recherche destiné à apporter expertise, conseils, accompagnement, résultats d’essais et de tests.

Le centre des tubercules tropicaux partage le site de Port-Laguerre avec la direction du Développement durable des territoires (DDDT) de la province Sud et l’institut agronomique néo-calédonien (IAC). Ces différents acteurs mutualisent ainsi leurs moyens et leurs compétences dans le but d’assurer leurs missions de préservation du patrimoine végétal pour la conservation et la biosécurité des espèces endémiques.

Une évolution dans la continuité

14 ans après sa création, la Technopole de Nouvelle-Calédonie est actuellement constituée de deux parties thématiques et opérationnelles sur les « écosystèmes marins » et les « écosystèmes terrestres », réparties sur huit sites sur l’ensemble du territoire.

Les statuts ont dû être adaptés aux missions, aux activités, aux objectifs, à la stratégie et au mode de fonctionnement qui ont évolué depuis 2021, en adéquation avec les recommandations de la Chambre territoriale des comptes (CTC), du cabinet de conseil Atlas Management  et de la Stratégie territoriale de l’innovation (STI 2.0) avec la sortie de la partie innovation et le recentrage des activités sur les parties « terre » et « mer ».

Afin de s’adapter au mieux à ces évolutions, la structure associative devient un groupement d’intérêt public (GIP), qui implique davantage les principaux financeurs que sont l’État, la Nouvelle-Calédonie et les trois provinces, à travers une programmation triennale, des contributions financières fixées annuellement et une transparence accrue entre les instances de gouvernance et l’organe de gestion.

Le membre du gouvernement a souligné que « le changement de statut a déjà été validé depuis 2024. Le passage de statut associatif à celui de GIP a été entériné lors de l’Assemblée constitutive de ce jour ».

Des partenariats à consolider

Parmi les priorités et afin que ses actions soient plus adaptées aux besoins du monde économique, la Technopole envisage de redéfinir ses modalités d’intervention, dans une logique « clients » et avec un objectif de résultats (mode « projets », accompagnement des professionnels et des institutions, mise en place d’évaluation et d’indicateurs).

« Une des missions principales de la Technopole est notamment de mieux travailler avec les acteurs privés et de la recherche », a assuré la directrice de la structure Sylvia Cornu-Mercky.

Dans cette démarche, plusieurs pistes ont été validées :

  • développer la coopération public / privé s’agissant des projets et des financements associés ;
  • renforcer les liens avec les acteurs économiques et ceux de la recherche et œuvrer en étroite collaboration avec eux  dans l’objectif de développer et de renforcer le continuum « recherche / développement expérimental / actions de transfert au profit des acteurs » ;
  • mutualiser les sites et les équipes : concentration des centres « mer » à Foué, utilisation plus efficiente des ressources sur les sites de Port-Laguerre, de Nessadiou et du centre d’appui au développement rural (CADRL) à Maré.

La Technopole collabore déjà avec bon nombre de partenaires locaux : les directions et/ou services de l’État, de la Nouvelle-Calédonie et des 3 provinces, l’Agence Rurale, l’office de commercialisation et d’entreposage frigorifique (OCEF), le Sénat Coutumier, les trois chambres consulaires, les organismes professionnels (BioCalédonia, REPAIR, etc.), les acteurs économiques, les start-ups, les organismes de formation, les organismes de recherche comme l’institut agronomique calédonien (IAC), l’IFREMER, l’institut de recherche et de développement (IRD), ou plus globalement avec le CRESICA.

Pour illustrer ce travail en synergie Sylvia Cornu-Mercky a pris l’exemple de la collaboration avec l’OCEF : « Ça fait une bonne dizaine d’années qu’on travaille avec l’OCEF sur des essais de variétés de pommes de terre. On fait un point sur les rendements, on effectue des tests organoleptiques, afin de permettre d’avoir une diversité dans l’assiette ».

La Technopole travaille également en étroite collaboration avec des start-ups (Aura Pacifica, Neofly, etc.), des clusters et des entreprises privées. Elle a également développé des liens dans la zone Pacifique.

Des missions recentrées

Sa mission demeure de promouvoir la diversification des économies « bleue » et « verte » en Nouvelle-Calédonie à travers l’émergence de projets et de filières nouvelles, voire innovantes en faveur du développement durable. Elle a également pour vocation de contribuer à la préservation et à la valorisation des ressources naturelles marines et terrestres.

« Dans le fond, les missions de la Technopole restent les mêmes, c’est-à-dire faire le lien entre la recherche scientifique et le monde économique à travers des expérimentations ou des transferts de technologie et l’accompagnement des acteurs pour permettre cette passerelle », a expliqué Samuel Hnepeune.

Néanmoins, avec un budget et des moyens réduits, « la Technopole doit définir des priorités en fonction des attentes du secteur privé. et des commandes des collectivités sur les différents secteurs. On continue à apporter notre appui aux filières qui existent déjà », a précisé le membre du gouvernement.

Pour 2026-2028, le GIP a ainsi recentré son champ d’intervention, dans une démarche durable, avec, en toile de fond, la lutte contre le changement climatique et la contribution à l’autonomie alimentaire, autour des thématiques suivantes :

  • l’amélioration des pratiques culturales et aquacoles, notamment, en valorisant l’utilisation de produits locaux et/ou de méthodes alternatives ;
  • la fourniture de matériel biologique sain et sélectionné aux professionnels ;
  • la conservation, l’évaluation et la valorisation des ressources marines et terrestres ;
  • la création d’outils d’aide à la décision (données technico-économiques, pêche) ;
  • l’accompagnement des privés dans leurs demandes, dans leurs besoins, ou dans la preuve du concept (start-ups).

Ce changement de statut permettra de consolider une feuille de route triennale co-construite et partagée avec les acteurs. Cette feuille de route aura pour objectif d’intensifier les liens entre la recherche et l’économie calédonienne afin de transformer la science en solutions concrètes au service des filières bleues et vertes, en restant à l’écoute et au service des acteurs du terrain.

 

La Technopole en chiffres

La Technopole, c’est aujourd’hui :

35 salariés sur 8 sites de développement expérimental et d’accompagnement

8 filières concernées : 4 « terre » et 4 « mer » sur lesquelles la Technopole apporte expertise, conseils, accompagnement, résultats d’essais et de tests.

Chiffres clés 2024

  • « Pôle terrestre »

58 personnes formées en apiculture

82 visites sanitaires chez les apiculteurs

Fourniture de 180 reines fécondées aux apiculteurs (vente et plan de sélection génétique) pour améliorer les performances de leur cheptel apicole

2 047 ouvertures de ruches dans le cadre de l’accompagnement des apiculteurs sur les province Nord et Iles Loyauté

Evaluation de 10 variétés de pomme de terre dont 8 nouvelles

Afin de diversifier l’offre aux consommateurs : évaluation en conduite biologique (selon la norme océanienne : AB) de 10 variétés de choux, 6 de choux-fleurs, 4 de brocolis et 7 de tomates

Conservation de 410 variétés de tubercules (igname, taro, patate douce et manioc)

Fourniture de 21 variétés au Conservatoire de l’Igname

4 317 kg de semences d’igname vendues aux acteurs

  • « Pôle marin »

19 visites de veille sanitaire chez les crevetticulteurs

Production de 18 000 alevins de picots rayés (démarche de co-culture crevettes / picots rayés)

Observation de 28 campagnes de pêche (216 jours de pêche) pour élaborer des outils d’aide à la décision (durabilité de la pêche hauturière)

Communiqué n°5 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.
Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

La surface brûlée mesurée par le réseau de satellite du programme Européen Copernicus fait état de 1900 hectares de végétation détruits par les flammes.
Les actions de terrain de la veille ont permis de sécuriser les lisières encore actives sur le périmètre du feu.
Suite à la reconnaissance aérienne de ce matin, deux secteurs ont été identifiés avec des points chauds sensibles au lieu-dit “du Château d’eau” et aux alentours du dépotoir.

73 sauveteurs de la sécurité civile, de l’aérodrome (SSLIA) de l’association ABBN de l’île des pins et de la mairie appuyés par 1 hélicoptère bombardiers d’eau se sont déployés sur ces deux secteurs pour traiter les fumerolles. Une grande partie de la population est également mobilisée pour assurer un soutien logistique aux équipes engagées sur le terrain.

La situation évolue favorablement et le commandant des opérations de secours devrait passer feu maîtrisé d’ici la fin de journée.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°2 – activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Trois feux de forêt se sont déclarés ce lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac entre 03h du matin et 14h aux alentours du lieu-dit « La Crinière », du lieu-dit « Chagrin » et à proximité du RSMA.

Compte tenu d’un contexte dégradé en moyens de secours sur la commune de Koumac et à la demande du maire, le président du gouvernement a décidé d’activer le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 et a pris la direction des opérations de secours ce lundi 8 décembre 2025 à 17 heures.
Le premier renfort de la sécurité civile a pris contact avec le commandant des opérations de secours (COS) hier soir à 19h46 et a été engagé sur le secteur dit de la Crinière pour traiter un foyer actif menaçant la société Label explo qui stocke des explosifs pour les mines.

Depuis 4h ce matin, la seconde vague de renfort de la sécurité civile et des moyens réquisitionnés du SIVM sud et de la commune de Bourail ont été engagés. Le dispositif final composé de 9 véhicules, d’1 hélicoptère bombardier d’eau et de 19 sapeurs-pompiers ont été répartis par le COS entre 7h et 10h00 pour sécuriser le secteur de “la Crinière”. Environ 100 ha de végétation ont été détruits par l’incendie sur ce secteur qui est considéré comme fixé.

Le secteur du RSMA est sécurisé par les moyens internes au RSMA et 7 ha de végétation ont été détruits par le feu. Ce secteur est considéré comme maîtrisé.
Enfin, le secteur du lieu dit “Chagrin” est toujours en évolution libre et ne menace pas d’habitation. La surface brûlée parcourue par l’incendie est estimée à 11 ha.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Communiqué n°1 – activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur Koumac

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Trois feux de forêt se sont déclarés ce lundi 8 décembre 2025 sur la commune de Koumac entre 03h du matin et 14h aux alentours du lieu-dit « La Crinière », du lieu-dit « Chagrin » et à proximité du RSMA.

Afin de soutenir les moyens engagés par le service d’incendie et de secours du SIVM Nord et des sapeurs-sauveteurs du RSMA, un premier moyen terrestre de la sécurité civile est en cours d’acheminement.

Malgré cette mobilisation, les conditions météorologiques particulièrement défavorables, marquées par des vents soutenus et changeants, compliquent fortement les opérations de lutte contre l’incendie.

Compte tenu d’un contexte dégradé en moyens de secours sur la commune de Koumac et à la demande du maire, le président du gouvernement a décidé d’activer le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 et a pris la direction des opérations de secours ce lundi 8 décembre 2025 à 17 heures.
Un hélicoptère bombardier d’eau appuyé par des moyens terrestres de la sécurité civile seront engagés demain matin dès 6h.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.

Lancement des chantiers de reconstruction des directions et des établissements de la Nouvelle-Calédonie

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie Jacques Billant, le président du gouvernement Alcide Ponga et  le membre du gouvernement chargé notamment de la construction et du suivi du patrimoine immobilier et des moyens de la Nouvelle-Calédonie Petelo Sao, ont annoncé officiellement ce vendredi 5 décembre le lancement de l’opération de démolition et de reconstruction du site de Doniambo. Une opération qui s’inscrit dans un vaste programme de chantiers engagé conjointement par la Nouvelle-Calédonie et l’État.

En mai 2024, les événements qui ont marqué le territoire, ont provoqué de lourdes dégradations (incendies, destructions partielles, dégradations, etc…) touchant directement plusieurs directions et établissements publics de la Nouvelle-Calédonie. Au-delà des conséquences matérielles immédiates, ces dommages ont rendu indispensable une réflexion approfondie sur la sécurité, la fonctionnalité et la pérennité des infrastructures publiques.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’ambitieux programme de démolition-reconstruction engagé conjointement par la Nouvelle-Calédonie et l’État. Ce partenariat vise non seulement à restaurer les bâtiments touchés, mais également à moderniser et adapter les équipements publics afin de répondre aux exigences actuelles et futures du service public.

Gouvernance et organisation

Afin de piloter et cadrer au mieux les besoins exprimés par la Nouvelle-Calédonie, un pilotage stratégique et opérationnel a été mis en place entre l’État et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, mobilisant des instances de coordination dédiées, des référents techniques et un calendrier d’arbitrages réguliers permettant d’assurer une vision partagée, une réactivité accrue et une mise en œuvre cohérente des opérations engagées.

« C’est le résultat d’un travail collaboratif entre les équipes du gouvernement et de l’État, qui accompagne financièrement la reconstruction dans son ensemble », a rappelé Alcide Ponga.

À l’heure actuelle, 80 dossiers ont été instruits par les services du haut-commissariat, ce qui représente un montant de 12,3 milliards de francs de subventions aux collectivités. L’État prend en charge le coût des chantiers de reconstruction ou de réhabilitation des bâtiments publics à hauteur de 80 % et de 100 % pour les établissements scolaires.

Côté gouvernement, 19 opérations de reconstruction sont prises en charge par l’État pour un montant total de six milliards de francs. 1,7 milliard de francs a déjà été engagé pour débuter les premiers chantiers, parmi lesquels le site de Doniambo ou encore le centre d’accueil de Nouville.

 

Une dynamique de relance de l’économie calédonienne

Pour Alcide Ponga, « le fait que les chantiers démarrent, c’est une très bonne nouvelle pour les entreprises mais aussi pour le gouvernement. Cela va permettre de relancer l’économie calédonienne dans sa globalité ».

La totalité des chantiers de reconstruction devrait être achevée en 2029. Le Haut-commissaire assure que l’État met tout en œuvre pour « allouer les subventions le plus rapidement aux collectivités afin que les chantiers puissent être lancés, ce qui permet aux entreprises calédoniennes du bâtiment et des travaux publics de travailler. On sait qu’elles font preuve de beaucoup de résilience pour conserver tous leurs employés. C’est donc un bon signe pour l’économie calédonienne ».

Focus sur l’opération du site Doniambo

Le site de Doniambo, qui accueillait plusieurs services de la direction des Achats, du Patrimoine et des Moyens (DAPM), a subi de lourdes dégradations lors des événements de mai 2024, rendant ses locaux inexploitables. Afin de garantir la continuité des missions essentielles et d’assurer des conditions de travail sécurisées pour les agents, une solution transitoire a été déployée.

 

Dans l’attente de la reconstruction du site, les équipes ont été relocalisées au sein de différents bâtiments administratifs du gouvernement, notamment dans l’enceinte de l’ex-CHT Gaston-Bourret. Cette réorganisation temporaire a permis de maintenir le fonctionnement des services tout en préparant, en parallèle, la future réhabilitation du site de Doniambo. La fin du chantier est prévue pour 2027.

 

État des lieux des opérations

Projet

Coût total

(en francs)

Part assureur (estimatif)

Part GNC

Part État

Maison des syndicats

32 000 000

 

16 640 000 (52%)

15 360 000 (48%)

Sénat coutumier

130 000 000

 

26 000 000 (20%)

104 000 000 (80%)

Centre de contrôle technique de Rivière-Salée (bâtiment)

418 000 000

 

150 480 000 (36%)

267 520 000 (64%)

Centre de contrôle technique de Rivière-Salée (matériel)

33 000 000

 

6 600 000 (20%)

26 400 000 (80%)

Doniambo

630 000 000

 

327 600 000 (52%)

302 400 000 (48%)

Centre d’accueil de Nouville

439 000 000

 

87 800 000 (20%)

351 200 000 (80%)

Direction du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

(DTEFP – Ex-Plexus)

1 380 000 000

 

276 000 000 (20%)

1 104 000 000 (80%)

Institut de formation des professions sanitaires et sociales (IFPSS)

900 000 000

560 000 000

(62%)

212 000 000

(24%)

128 000 000 (14%)

Direction des infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT)

800 000 000

 

160 000 000

(20%)

640 000 000

(80%)

Direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ)

556 000 000

 

407 200 000 (73%)

148 800 000

(27%)

Pétro-Attiti

695 000 000

 

 

695 000 000 (100%)

Pétro-Attiti

(Toiture & façade)

360 000 000

 

 

360 000 000 (100%)

Pétro-Attiti (équipements)

104 000 000

 

 

104 000 000

(100%)

Pétro-Attiti

 (Eau Chaude Solaire)

58 106 455

 

42 937 990

(74%)

15 168 465

(26%)

Centre de formation des apprentis (CFA)

3 326 000 000

1 300 000 000

(39%)

405 200 000

(12%)

1 620 800 000

(49%)

Sécurisation site Vallée-du-Tir (Vidéo)

 

5 565 000

 

1 163 000

(19%)

4 532 000

(81%)

Sécurisation site Vallée-du-Tir (Clôture)

34 435 00

 

6 887 000

(20%)

27 548 000

(80%)

Sécurisation site foyer de l’action éducative de Nouville – DPJEJ (Vidéo)

5 716 500

 

1 143 300

(20%)

4 573 200

(80%)

Sécurisation site foyer de l’action éducative de Nouville – DPJEJ (Clôture)

24 283 500

 

4 856 700

(20%)

19 426 800

(80%)

 

TOTAL

 

9 931 106 455

 

1 860 000 000

(19%)

 

2 132 507 990

             (21%)

 

5 938 728 465

(60%)

 

Communiqué n°4 -activation ORSEC 2 – Feux de forêt sur l’île des Pins

Source: Gouvernement de la Nouvelle-Caledonie

Un important feu de forêt s’est déclaré le 1er décembre 2025 aux alentours de 15h00 sur la commune de l’Île des Pins, à proximité de la tribu de Kéré.
Le dispositif ORSEC Feux de Forêt (FDF) de niveau 2 est activé depuis le mardi 2 décembre 2025 à 16h00.

Depuis 1 semaine que le feu se propage en évolution libre dans un axe nord/sud en direction de l’aérodrome et de Vao en bordure de RM3, la surface brûlée provisoire fait état de 2700 hectares environ de végétation détruits par les flammes. 

Les actions de terrain de la veille ont permis de sécuriser plus d’une quinzaine d’habitations situées à proximité de la RM3 (lisière droite du foyer principal entre les tribus de Touete et de Youaty). Suite à la reconnaissance aérienne de ce matin, la progression de l’avant du feu est fixée entre les routes RM2 et RM3. L’arrière du foyer principal sur le secteur droit n’évolue plus pour le moment et de nombreux points chauds persistent.

Le périmètre du feu est limité, pour le moment, entre trois routes municipales (RM1, RM2 et RM3). À l’intérieur de ce périmètre de nombreux points chauds sont actifs et doivent être traités pour éviter toute saute de feu vers les massifs de forêts limitrophes préservés.

La priorité de ce jour sera donc de traiter l’ensemble des fumerolles visibles sur l’avant et la droite du feu. 70 sauveteurs de la sécurité civile, de l’aérodrome (SSLIA) de l’association ABBN de l’île des pins et de la mairie appuyés par deux hélicoptères bombardiers d’eau luttent pour réduire l’impact sur les personnes, les biens et l’environnement. Une grande partie de la population est également mobilisée pour assurer un soutien logistique aux équipes engagées sur le terrain.

Des informations complémentaires seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation.